Joseph-Louis Giret, né le à Florensac (Languedoc) et mort le à Nîmes (Gard), est un prêtre catholique français qui devient homme politique et magistrat sous la Terreur pendant la Révolution française.
Biographie
Famille Joseph-Louis Giret naît le à Florensac (Languedoc).
Il est le fils de Louis Giret (1734-1786), avocat en parlement, et de Marie Barral de Labaye (1736-1783). Par ailleurs, il est le neveu de Pierre-Joseph Giret (d) (1746-1826), garde du corps des rois Louis XV et Louis XVI.Service historique de la Défense - dossier Joseph Pierre Giret : 2Yf 140 030 et 2 Ye.
La famille Giret est une famille d'ancienne bourgeoisie du Languedoc.
Études religieuses et sacerdoce Entreprenant des études religieuses, il entre comme novice à l'abbaye Saint-Quentin à Beauvais le .
Il devient étudiant à Notre-Dame de Châtrices en .
Nommé sous-diacre à Noël 1786, il poursuit ses études à l'abbaye Saint-Denis de Reims à compter d'.
Il est ensuite ordonné diacre à Pâques 1788 et prêtre le .
Il est nommé vicaire de la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier puis il enseigne comme professeur à l'abbaye Toussaint d'Angers de au .
Durant la Révolution française, il prête serment à la constitution civile du clergé et devient curé constitutionnel élu de Saint-Quentin (Gard) le .
Juge révolutionnaire sous la Terreur Acquis aux idées révolutionnaires, Joseph-Louis Giret est député de la Société populaire de Nîmes et membre du club des Jacobins.
Par ailleurs, il prend des responsabilités politiques en étant membre du directoire du département du Gard et président de la commission d’Orange.
Résignant ses fonctions de curé constitutionnel, il s'engage à l'armée d'Italie, d'où il est délégué comme agent militaire pour le canton d'Uzès au printemps 1793.
Il devient magistrat en étant nommé juge au tribunal du district de Nîmes le .
Il prononce et imprime des discours jacobins à Marseille en 1793 et à Paris début 1794.
Il se rend à Paris le 24 Nivôse an II (soit le ), où il réside rue des Petits-Champs, comme indiqué sur sa "carte de sûreté".
Nommé juge au tribunal criminel révolutionnaire du département du Gard à Nîmes le par arrêté de Jean Borie, représentant du peuple, il est l'un des principaux meneurs de la Terreur dans le département du Gard.
Les autres meneurs nîmois sont le maire Jean-Antoine Courbis surnommé , Jean-Marie Pallejay, président du tribunal criminel révolutionnaire, Baumet, juge, Boudon, juge, Louis Pelissier, juge suppléant, Colomb, agent national, Augustin Bertrand, accusateur public, Jean Allien, gardien de prison.
Ainsi composé et assisté, le tribunal criminel révolutionnaire du Gard, du germinal au 14 thermidor an II, tient 30 séances et condamne à mort.
Arrestation et mort A la suite de la chute de Robespierre le 9 Thermidor qui met fin à la Terreur, le juge Giret est arrêté, comme les autres membres du tribunal criminel révolutionnaire, le 19 Thermidor an II (soit le ) alors qu'il est au club des Jacobins de Nîmes.
Incarcéré à la prison de Nîmes (citadelle), il se donne la mort par pendaison dans son cachot le , soit trois semaines après son arrestation.
Vie familiale Peu avant son arrestation, il épouse Marie-Thérèse Barbier (née en 1774) le 28 messidor an II (soit le ) à Nîmes. Cette dernière est la fille de Joseph Barbier, marchand à Nîmes, et de Marie-Élisabeth Vincent, et la nièce du peintre Jacques-Luc Barbier-Walbonne.
Le couple n'a pas d'enfant connu.
Publications
Bibliographie
Références
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