Cet article présente une liste d'accidents ferroviaires en Belgique au .

Années 1900

1903 : Schaerbeek (Ligne 25), à 11 h 45 du matin, sous le pont Teichmann, à Schaerbeek, le train express 238 mis en service chaque mercredi pour les voyageurs anversois désireux de se rendre à la Bourse de Bruxelles est pris en écharpe par un train de marchandises. Le train de voyageurs est littéralement coupé en deux. La plupart des occupants des trois dernières voitures sont blessés. Deux d'entre eux doivent subir une amputation des deux jambes.( - L'Indépendance Belge va jusqu'à citer le nombre d'une soixantaine de blessés)Le Courrier de l'Escaut, 2 et 3 juillet 1903Le Patriote Illustré, 12 juillet 1903L'Indépendance Belge, 2, 3 et 4 juillet 1903. vignette|Les voitures GCI (en bois) impliquées dans l'accident de Schaerbeek de 1904.

1904 : Schaerbeek (Ligne 25), à 8 h 20 du matin, non loin du passage à niveau de la rue Rogier, une rupture d'attelage se produit entre les voitures de luxe (première classe) et celles de la suite du train venant d'Anvers. Deux voitures (l'une de seconde, l'autre de troisième classe) restent immobilisées sur la voie et sont violemment percutées par le train 3016 venant d'Ostende. La voiture de seconde classe s'encastre dans celle de troisième. On dénombre deux morts (deux écoliers de 12 et 13 ans originaires de Vilvorde) et , dont 7 gravesLe Courrier de l'Escaut, 16 février 1904Le Patriote Illustré, 21 février 1904L'Indépendance Belge, 16 février 1904.

1906 : Solre-sur-Sambre (Ligne 130), un attentat criminel est commis par des "anarchistes Russes" sur le train rapide 127 Paris - Berlin - Moscou. Un rail aurait été retiré sur un passage en talus. La locomotive et le premier fourgon ont dévalé ce dernier, le chauffeur, Henry Gigot, est décédé. Le machiniste est grièvement blessé. Trois voitures ont déraillé mais sont restées dans l'axe de la voie, in Le Petit Parisien.. La tombe du chauffeur est toujours visible (2025) au cimetière de la Diguette à Angleur (Liège).

1908 : Kontich (gare des casernes – Ligne 25), des travaux de signalisation débutent afin d'augmenter la vitesse maximale admise dans cette gare de bifurcation. À l'heure de pointe du matin, les agents de la cabine d'aiguillages et de signalisation ont fort à faire car la gare voit passer quelque six trains en un quart d'heure. Après l'arrivée d'un premier train, retardé, le signaleur rouvre le signal d'entrée en ayant omis de basculer l'aiguille vers une autre voie. À cause des travaux, les sécurités qui empêchent habituellement cette manœuvre sont inactives. Le second train entre donc en gare à environ et emboutit les quatre dernières voitures du train précédent qui stationne à quai. Le conducteur avait eu le temps de freiner, mais pas de couper la vapeur. On dénombre et plus de . Le jugement fera notamment état d'un problème de communication entre le signaleur (néerlandophone) et le chef de chantier (francophone)..

Années 1920

1929 : Hal (Ligne 96), un « train postal » Paris – Bruxelles est littéralement coupé en deux après avoir percuté un convoi de marchandises Bruxelles – Enghien qui cisaillait les voies de la ligne vers Paris. Le conducteur du direct, fort retardé par les conditions météo, n'aurait pas vu le signal d'entrée qui imposait l'arrêt. Le train prit rapidement feu, et le travail des secours fut rendu difficile par la locomotive qui termina sa course sur la rue qui mène à la gare. On dénombre et . Il s'agit en majorité de postiers qui triaient le courrier dans le fourgon postal placé derrière la locomotive. Le conducteur fautif, qui avait été éjecté de sa locomotive et était seulement blessé, fut rapidement transféré vers l'aile médicale de la prison de Forest.. : Grammont (Viane-Moerbeke – ligne 123), vers du matin, un train Gand – Enghien – Erquelinnes entre en collision avec une locomotive qui venait de dérailler sur l'autre voie. Le train est rempli de mineurs qui rejoignent le bassin minier carolo. C'est parmi les voitures de troisième classe, placées juste derrière la locomotive, que l'on dénombre le plus de victimes : et une vingtaine de blessés graves. : Namur (Ligne 161), le semi direct Schaerbeek – Arlon déraille à l'entrée de la gare et emboutit un autre convoi à . La machiniste n'avait pas pu ralentir suffisamment, probablement parce qu'il avait freiné trop progressivement et provoqué un épuisement des réservoirs auxiliaires des freins. et une septantaine de blessés...

Années 1930

1931 : Wavre-Sainte-Catherine (Ligne 25), collision entre deux trains rapides (Anvers – Lille et Bruxelles – Anvers). Trois morts et graves.

1938 : Braine-l'Alleud (Ligne 124) Vers 23h30, une locomotive s'encastre dans la maisonnette du garde barrière après avoir été aiguillée vers la voie en tiroir qui s'y termine

1939 : Liège (Ligne 43), la foudre s'abat sur le pont-rails du Val-Benoît qui a été miné en vue de sa destruction dans le cas d'une invasion allemande. Les charges explosives sautent et le pont s'effondre dans la Meuse. Quelques instants plus tard, un train Liège – Luxembourg (ville) arrive à pleine vitesse et est précipité dans le fleuve. On dénombre (dont la moitié seront repêchées en aval) et plus de quatre-vingts blessés.

Années 1940

1940 : Namur (Ligne 162), on dénombre plusieurs accidents durant la Seconde Guerre mondiale, liés indirectement au conflit. pour celui-ci. Un de ces accidents est la perte de wagons par un convoi de l'armée américaine à hauteur de Dave-Saint-Martin (Namur), le convoi suivant n'a pu l'éviter. : Diegem (Ligne 36), un train en provenance de Tirlemont emboutit un autre convoi arrêté à quai. et ..

1941 : Villers-la-Tour (Ligne 156), vers , un train de voyageurs venant de Chimay tamponna, à la suite d'une erreur d'aiguillage, un convoi à l'arrêt en gare de Villers-la-Tour et chargé de de pièces de fer destinées à la construction d'un pont à Revin. L'accident fit huit victimes dont le chef-garde de Chimay, graves et . Le sauvetage dut se faire dans le noir à cause du couvre-feu en vigueur et sous une température glaciale..

1942

1943

: Lisp (Lier – lignes 15/16), le train 2002 Herentals – Schaerbeek, qui transporte notamment des ouvriers de la visserie de Haren-Buda emboutit le train 4293 Aarschot – Anvers arrêté à un signal. En raison des règles de séparations édictées par l'occupant, les premières voitures du train (la ) étaient remplies de jeunes filles alors que la dernière voiture du train tamponné était plein d'abonnés masculins. Il y eut et et bien qu'il n'y ait pas eu d'explication officielle, une erreur humaine liée à la signalisation serait à l'origine du drame.

1947 : collision de Meix-devant-Virton. En amont, un train de marchandises Latour - Merelbeke se trouve juste avant la gare de Saint-Vincent-Bellefontaine, au sommet d'une très forte rampe (16 pour mille) qui part de Virton. Ce train doit manœuvrer sur une voie de garage de la gare afin de céder le passage à un omnibus assuré par un autorail Brossel, mais est immobilisé à cause de problèmes d'aiguillages. Durant cet intervalle, la pression de la conduite d'air chute dangereusement et une rupture d'attelage se produisit lorsque lors d'un léger recul au moment du démarrage. Le fourgon de queue et 20 wagons chargés de fer et de poutrelles ont dévalé la pente en direction de Meix-devant-Virton (où se trouvait le train de voyageurs) alors que le serre-freins du fourgon de queue essayait sans succès de freiner la rame à la dérive (la pression de la conduite était insuffisante). En voyant passer la rame de wagons, à près de 100 km/h, le signaleur en poste dans la petite halte de Lahage avertit immédiatement son collègue de la gare de Meix-devant-Virton, alors que l'autorail s’apprêtait à démarrer. Celui-ci tenta, en vain de rattraper l'autorail qui percuta la rame de wagons quelques centaines de mètres plus loin. Sous le choc, l'autorail de 22 tonnes fut poussé par la rame de wagons et revint percuter le bâtiment de la gare tandis que les wagons de marchandises s'empilèrent tout autour. L'accident fit 5 victimes, dont le conducteur, parmi les occupants de l'autorail. Ceux du fourgon et de la gare eurent la vie sauve.. Le conducteur de l'autorail, Fernand Lassence, fut décoré à titre posthume pour être resté à son poste tout en immobilisant l'autorail, ce qui a permis à deux de ses occupants de sauter avant l'impact.

Années 1950

1953 : Jemeppe-sur-Sambre (Ligne 130), un train omnibus Namur – Charleroi, composé de voitures GCI en bois et fréquenté par des ouvriers et écoliers, est victime d'une rupture d'attelage. Le personnel se décide de faire manœuvrer la locomotive afin de garer la voiture avariée, laissant le reste de la rame à quai. Le train suivant, un semi-direct reliant Liège à Tournai vint emboutir cette rame, détruisant la dernière voiture. On établit qu'un problème de communication induisit l'agent de signalisation en erreur, le train tamponneur se présenta donc face à un feu vert, et l'épais brouillard ne permit pas à son conducteur d'anticiper un freinage d'urgence. Le chef de gare (qui ne s'assura pas que tout était mis en œuvre pour sécuriser la manœuvre) et le signaleur (qui, en raison du brouillard, ne pouvait voir la situation mais ne fit rien pour s'assurer de sa sécurisation) furent condamnés avec des circonstances atténuantes. La SNCB avait conclu des transactions avec la plupart des victimes avant le procès. Le bilan s'élève à et ..

1954 : Wilsele (Louvain – Ligne 36), un train charter tiré par la loco vapeur 1.001 et ramenant des supporters de football allemands du match Angleterre-Allemagne au stade de wembley déraille en franchissant à une bretelle d'aiguillages limitée à . L'accident fait et une quarantaine de blessésStoomlocomotieven type 1, , monographie de l'association VEBOV..

1957 : Saint-Lambert (Walcourt – Ligne 136), collision à entre deux autorails sur la ligne à voie unique 136. Il en résulta une trentaine de blessés dont onze gravement et parmi ceux-ci, un devait décéder quelques jours plus tard. La collision est la conséquence directe d'un précédent accident bénin qui eut lieu vers au passage à niveau de Saint-Aubin entre un autorail en provenance de Florennes et une automobile. Pour permettre le transport des voyageurs occupant l’autorail accidenté et donc immobilisé le temps du constat et du dégagement de la voie, le chef de gare de Walcourt envoya un autorail de secours. Entretemps, l’autorail accidenté put repartir. Les chauffeurs s'aperçurent l'un l'autre trop tard et malgré les freinages d'urgence, la collision eu lieu le virage au lieu-dit Crève-cœur. Le chef de Gare de Saint-Lambert fut arrêté pour ne pas avoir respecté les consignes de sécurité en ce qui concerne la circulation des trains sur voie unique. Il semblerait qu’il ait reçu l’ordre de la gare de Walcourt d’arrêter, soit l’autorail de secours, soit celui accidenté, ce qu'il ne fit pas..

1959 : Ensival (Verviers – Ligne 37), collision frontale vers entre un autorail qui venait de quitter Verviers en direction de Liège et un convoi vapeur reliant Spa à Verviers. Malgré la vitesse réduite des convois, les trois agents de conduite sont décédés dans l'accident et quelques passagers furent blessés. La cause du tamponnement est le franchissement d'un feu rouge. Les trains étaient assez peu fréquentés en raison des vacances scolaires..

Années 1960

1967