La liste d'accidents ferroviaires en France en 1918e, est une liste non exhaustive, chronologique.
Janvier
- Sur la ligne Lille-Abbeville par Saint-Pol-sur Ternoise, après une rupture d'attelage dans la forte rampe allant de la gare de Pernes-Camblain à Brias, une rame de wagons de marchandises et sa locomotive de renfort partent en dérive, percutant le train de mineurs qui suit, dont le mécanicien n'a pu faire machine arrière assez vite. Le convoi tamponné sera lui-même projeté sur un troisième, gravissant la pente chargé de charbon. La double collision fait deux morts et onze blessésLe Petit Parisien du 22 janvier 1918, ..
Mars - Sur la ligne de Gretz-Armainvilliers à Sézanne, vers 5 heures, un train de voyageurs pour Coulommiers percute un train de marchandises stationnant en gare de La Ferté-Gaucher, broyant son fourgon de queue, dans lequel un garde-frein sera tué. Un seul voyageur de train tamponneur est blesséLe Petit Parisien du 3 mars 1918, . - Sur la ligne Chambéry-Modane, en gare de Saint-Jean-de-Maurienne, par suite d'une erreur d'aiguillage, un train de voyageurs en percute un autre. On compte trois morts et trois blessésLe Figaro du 14 mars 1918, ..
Juin - À la bifurcation des lignes Paris-Le Havre et d'Épône à Plaisir-Grignon, en gare d'Épône - Mézières, vers 23 heures 30, un train de marchandises venant de Paris prend en écharpe un train venant de Plaisir-Grignon transportant des soldats anglais venant du front de Salonique et rentrant par Le Havre en permission dans leurs foyers, dont deux sont tués et cinq blessésLe Temps du 22 juin 1918, .. - Sur la ligne de Murat à Aurillac entre Thiézac et Le Lioran, sous le pont-route du chemin de Lafont - onze mois jour pour jour après la collision du , nouvelle collision frontale entre deux convois de marchandises. Nombreuses victimes probables, mais aucune relation de cet accident n'a pour le moment été retrouvée.
Juillet - Sur la ligne Orléans-Vierzon, le soir, entre Theillay et Salbris (Loir-et-Cher), quatre voitures du train-poste le-Mont-Dore-Paris déraillent. L'accident fait quinze morts et une trentaine de blessés, mais n'est mentionné que brièvement dans la presse, qui titre essentiellement sur le déroulement de la guerreLa Presse du 17 juillet 1918,.
Septembre - Dans la banlieue de Paris-Saint-Lazare, vers 18 heures, sur le pont franchissant la Seine entre Clichy et Asnières, le rapide Paris-Dieppe percute un train venant d'Argenteuil. Trois wagons sont projetés hors des rails. On en tirera un mort et dix-sept blessésLe Figaro du 9 septembre 1918, ..
Août - À 3 heures 30, en Seine-et-Marne, sur la ligne de Paris-Bastille à Verneuil-L'Étang, un train de troupes se dirigeant vers Verneuil est arrêté pour rupture d'attelage sur le viaduc sur l'Yerres situé entre Solers et le hameau de Barneau. Malgré les pétards placés pour le couvrir, il est percuté par un autre train de troupes le suivant à quelques minutes d'intervalle. Lors du choc, deux voitures sont projetées sur la voie adjacente où elles sont percutées par un troisième train de troupes arrivant en sens inverse, qui déraille et dont une partie franchit le parapet et s'écrase dans la rivière en contrebas. L'accident fera vingt-neuf morts et une soixantaine de blessésLe Matin du 11 août 1918, .. Dans le train venant de Verneuil, quatre-vingts chevaux sont tués. Les victimes seront inhumées à Solers et à MelunLe Petit Parisien du 18 aoüt 1918, .. Près de cent ans plus tard, le , une plaque commémorative sera inaugurée sur le viaduc désaffectéVoir : La République de Seine-et-Marne.
vignette|Plaque commémorative de la catastrophe ferroviaire de Ségrie du 18 septembre 1918.
Septembre - Dans la Sarthe, sur la ligne de Sillé-le-Guillaume à La Hutte-Coulombiers, vers 4 heures, un train de permissionnaires bretons retournant au front, arrêté à cause d'une avarie en gare de Ségrie-Vernie et non couvert, est percuté par le train de marchandises parti derrière lui un quart d'heure plus tard. La collision fait seize morts et quarante blessés dont plusieurs succomberont par la suiteVoir l'intervention de M. Henri Fougère à la Chambre des députés le 4 avril 1919, JO Débats Chambre, et L'Ouest Éclair du 19 septembre 1918, .. - À 4 heures 30 sur la ligne Lyon-Paris, entre les gares de Lézinnes et d'Ancy-le-Franc, dans le tunnel de Pacy, un express Marseille-Paris arrêté par suite de la rupture d'une canalisation de frein est tamponné à pleine vitesse par le train qui le dédoublait et le suivait à cinq minutes d'intervalle. Des voitures disloquées on tirera vingt-huit morts et trente-deux blessésLe Figaro du 20 septembre 1918, et Le Petit Parisien du 20 septembre 1918,.. - Sur la ligne Chalons-sur-Marne-Troyes, près de la gare de Mailly, un train de marchandises tamponne un train de voyageurs. On dénombrera un mort et vingt-deux blessésLe Figaro du 25 septembre 1918, .. - Sur la ligne Bordeaux-Auch, peu après Agen, en gare de Bon-Encontre, un train de voyageurs pour Auch est percuté par une machine haut-le-pied. L'accident fait quatre morts et trente-huit blessésLe Matin du 23 septembre 1918, ..
Octobre - Vers 20 heures, sur la Ligne de Toulouse à Bayonne, en gare de Sames-Guiche, la collision entre un train de réfugiés et un convoi régulier fait huit morts et de nombreux blessésLe Figaro du 2 octobre 1918, ..
Décembre - Dans la rampe de Marmagne (Saône-et-Loire), sur la ligne de Nevers à Chagny, un train de marchandises à destination de Nevers déraille : trente wagons s'amoncellent, ensevelissant le conducteurÀ ne pas confondre avec le mécanicien : il s'agit d'un agent de sécurité imposé par l'article 17 de l'ordonnance du 15 novembre 1846 modifiée par décret du mars 1901 portant règlement d'administration publique sur la police, la sûreté et l'exploitation des chemins de fer, selon lequel « chaque train de voyageurs, de marchandises ou mixte devra être accompagné : - 1° d'un mécanicien et d'un chauffeur par machine (...)- 2° du nombre de conducteurs et de garde-freins qui sera déterminé, suivant le nombre des véhicules, suivant les pentes, et suivant les appareils d'arrêt ou de ralentissement, par le ministre des Travaux publics, sur la proposition de la Compagnie…» et le chef de train, qui seront tués dans l'accidentLe Temps du 3 décembre 1918, .. - Sur la ligne Paris-Tours, dans la soirée, un train de matériel américain stationnant en gare de Meung-sur-Loire est percuté par un express venant d'Orléans, dont quatre voitures sont détruites. L'accident fera vingt morts et une trentaine de blessésLe Temps du 8 décembre 1918, . . Sur la ligne Paris-Toulouse, vers 3 heures, deux trains de permissionnaires partis de Limoges à quelques minutes d'intervalle se télescopent dans le brouillard en gare de Lothiers (Indre). On dénombrera soixante-quatorze morts, consulté le 4 janvier 2019.. - De nuit, dans le brouillard, en gare de Belleville, sur la ligne Nancy-Metz, un train de permissionnaires à l'arrêt est percuté par un train de voyageurs venant de Metz. Trois voitures sont totalement détruites. On en tirera neuf morts et cinquante blessésLe Petit Parisien du 17 décembre 1918, ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Accident ferroviaire Liste des principaux accidents ferroviaires Liste d'accidents ferroviaires Accidents de TGV Gaston Laplace
Liens externes
Les accidents de trains en cartes postales anciennes, en France depuis 1842.
1918 Accidents ferroviaires France