L’attaque d'Israël par l'Iran d'avril 2024, appelée par l'Iran ., a lieu dans la nuit du 13 au .

Elle est présentée par l'Iran comme une réponse au bombardement de son consulat à Damas par Israël le , qui avait causé la mort du général de brigade Mohammad Reza Zahedi. Celui-ci était un organisateur de l'attaque du Hamas contre Israël en ..

Le au soir, aux alentours de , de nombreux drones , ainsi que, plus tard dans la nuit, des missiles balistiques et de croisière emportant des charges conventionnelles (soit environ ) sont tirés depuis le territoire iranien. et par les Houthis du Yémen., en direction d'Israël. La quasi-totalité sont interceptés en vol par les défenses antiaériennes américaines, britanniques, françaises, israéliennes (notamment grâce au dispositif Dôme de fer) et jordaniennes.

Le lendemain matin, l'Iran déclare ne pas souhaiter poursuivre plus avant ses représailles contre Israël et affirme que sa riposte est terminée.

Contexte L'opération est un des événements de la crise commencée le , lorsque le Hamas, soutenu politiquement et financièrement par l'Iran.., lance contre Israël l'opération Déluge d'Al-Aqsa, tuant près de , en majorité des civils. et prenant environ .. Le lendemain, le Hezbollah, puissante milice pro-iranienne basée au Liban, engage une série de frappes aériennes contre le nord d'Israël qui entraînent l'évacuation de près de ..

Cette attaque surprise déclenche immédiatement la guerre entre Israël et le Hamas. Israël engage une offensive terrestre ainsi que des bombardements intenses dans la bande de Gaza, contre le Hamas. et attaque également le Hezbollah et les milices pro-iraniennes en Syrie... et au Liban.. Au printemps 2024, cette offensive n'est pas terminée.

Au cours du conflit, Israël vise également de nombreux Iraniens, politiques et militaires, dont certains dirigeants du Corps des gardiens de la révolution islamique.. C'est dans ce contexte que Razi Mousavi, coordinateur entre l'Iran et le Hezbollah, est tué le ., dans le but de perturber les liaisons financières, politiques et matérielles entre l'Iran, pays financeur et les groupes paramilitaires solidaires du Hamas installés entre le Liban et la Syrie.

Le , Israël bombarde le consulat iranien à Damas, tuant quatorze personnes. dont Mohammad Reza Zahedi, commandant de la Force Al-Qods pour la Syrie et le Liban.. L'Iran menace immédiatement Israël de représailles.. Lors de l'enterrement de Mohammad Reza Zahedi, le conseil de la coalition des forces de la révolution islamique révèle que celui-ci a joué un dans la préparation et la mise en œuvre de l'attaque du Hamas d'..

Dans un premier temps, Téhéran envisage d'attaquer depuis la Syrie le plateau du Golan, sous contrôle israélien, mais Bachar el-Assad, le chef d’État syrien, s'y oppose. Il redoute en effet les conséquences d'une riposte israélienne alors que son régime est affaibli par douze ans de guerre civile..

Le , les services de renseignement américains font savoir que l'Iran se prépare à mettre ses menaces à exécution en bombardant le territoire israélien.. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, affirme avoir averti les États-Unis de la contre-attaque trois jours avant qu'elle n'ait lieu, ce que les Américains contestent..

Déroulement Le au soir, vers , les Iraniens déclenchent l'opération en envoyant plus d'une centaine de drones depuis de multiples positions, en partenariat avec plusieurs groupes pro-iraniens et alliés de Téhéran dans la région (Hezbollah libanais, milice Nujaba en Irak). Les premières vidéos de ces lancements apparaissent sur les réseaux sociaux dans la foulée. Israël met immédiatement en ordre de défense son système anti-aérien Dôme de fer. La plupart de ces engins, lents (les drones Shahed volent à seulement), mettent plusieurs heures à atteindre leur cible. Dans leur quasi-totalité, ils sont interceptés en vol par les défenses antiaériennes américaines, britanniques, françaises, israéliennes (notamment par sa composante Dôme de fer) et jordaniennes.

Forces mobilisées

Du côté iranien Les engins mobilisés ont été lancés depuis l'Iran mais aussi depuis la Syrie, le Yémen et l'Irak., soit par l'armée régulière iranienne, soit par des groupes paramilitaires financés et soutenus par l'Iran (Houthis, par exemple).

185 drones dits munitions rôdeuses, notamment des ; 110 missiles sol-sol (missiles balistiques) ; 36 missiles de croisière.

Du côté d'Israël et de ses alliés

Israël et alliés historiques Les engins lancés par l'Iran sont interceptés en vol par les différents systèmes anti-aériens israéliens ou des alliés d'Israël présents dans la région, notamment les forces américaines. Celles-ci comprennent une composante aérienne, les destroyers et l’ positionnés en Méditerranée orientale ainsi que des bases au sol et utilisent notamment des missiles antimissiles .. Sont également intervenues les forces armées britanniques (éléments de la depuis la base d'Akrotiri à Chypre.), françaises (système antiaérien des bases françaises au Moyen-Orient, ainsi que la composante aérienne équipée de Rafales stationné sur la base aérienne d'Azraq en Jordanie)... Les Israéliens ont mobilisé leurs propres forces (Dôme de fer, Fronde de David, missiles et ainsi que leur aviation avec notamment des F-16I, F-15 et F-35I)...

Au moins ont été interceptés par les armées alliées au-dessus de l'Irak et de la Syrie..

Les forces américaines au Moyen-Orient (CENTCOM) affirment avoir éliminé et six missiles balistiques dont un avec son lanceur, ainsi que sept drones détruits au sol au Yémen.. Plus de 70 ont été abattus par plusieurs des douze (six du et six du basé à Azraq en Jordanie et des F-16https://theaviationist.com/2024/05/11/final-six-f-15e-nose-arts/.) alors stationnés en Jordanie et par des F-16https://www.airandspaceforces.com/f-15s-back-from-middle-east-nose-art-kill-markings/..

Alliés de circonstances La Jordanie, anciennement en guerre avec Israël jusqu'à l'accord de paix de 1994, a déclaré avoir défendu son espace aérien et avoir abattu des drones iraniens. Le journal Haaretz a rapporté que la Royal Jordanian Air Force avait abattu 20% des drones lancés depuis l'Iran..Il y a également eu des critiques envers l'intervention de la Jordanie, la caractérisant comme ayant protégé Israël.

Une source anonyme de la Famille Royale Saoudienne a déclaré que l'Arabie Saoudite avait automatiquement intercepté "toute entité suspecte" violant son espace aérien.. Selon le Wall Street Journal, des États du Golfe tels que l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont partagé des renseignements, notamment des informations de suivi radar, avec les États-Unis et Israël avant l'attaque de drones iranienne.

Conséquences et réactions internationales vignette|Le président Joe Biden rencontre les membres du Conseil national de sécurité au sujet de attaques iranienne contre Israël, samedi 13 avril 2024, dans la salle de crise de la Maison Blanche. (Photo officielle de la Maison Blanche prise par Adam Schultz). Le au matin, Israël affirme que l'offensive a été très largement déjouée. L'Iran affirme dans le même temps que l'opération est terminée. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, déclare que cette opération, de faible envergure, ne menaçait pas durablement la paix et la sécurité régionale mais n'était que la réponse proportionnée à l'intervention israélienne en Syrie du .

Une enfant du sud d'Israël, membre d'une communauté bédouine du Néguev, a été grièvement blessée par un éclat d'un obus du barrage antimissile israélien.. Le en milieu de journée, le Magen David Adom (l'Étoile rouge de David, l’équivalent de la Croix-Rouge en Israël), déclare que auraient été blessées légèrement. Quelques « dommages mineurs » selon Libération ont été causés par les neuf missiles iraniens qui ont franchi les défenses antiaériennes et ont touché deux bases militaires israéliennes..

En représailles, Israël frappe cependant, le même jour, au Liban.

L'attaque est condamnée par de nombreux acteurs internationaux (pays membres du G7, OTAN) et Israël demande le une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le , au terme d'une réunion du cabinet de guerre du gouvernement Netanyahou, Israël annonce son intention de mener une opération de riposte significative contre l'Iran. Toutefois son gouvernement déclare souhaiter ne pas faire de victimes mais s'en prendre à des infrastructures ou procéder à une cyberattaque contre les systèmes d'information et les réseaux iraniens..

Israël mène des opérations militaires en Iran, en Irak et en Syrie le .

Dans son allocution du , le porte-parole des brigades Al-Qassam, Abou Obeida, déclare : ...

Selon Ali Nouri Zadeh, chercheur iranien et directeur du Centre d'études arabo-iraniennes basé à Londres, l'offensive n'a pas permis à l'Iran de marquer des points. Selon lui, elle a plutôt révélé la faiblesse du régime iranien, car elle n'a touché aucune cible en Israël.

L' fait suite à la déclaration d'intention du Corps des gardiens de la révolution, force paramilitaire au service du pouvoir iranien, de mener au plus vite une contre-attaque d'envergure contre Israël.

Notes et références

Articles connexes Conflit par procuration Iran-Israël Conflit Iran-Israël de 2024 Frappes iraniennes du 8 janvier 2020 à al-Asad et Erbil

Catégorie:Avril 2024 Catégorie:2024 en Israël Catégorie:Bataille de 2024 Catégorie:Corps des gardiens de la révolution islamique Catégorie:Relations entre l'Iran et Israël Catégorie:Opération militaire iranienne