Mamouka Mdinaradze (en ), né le à Tbilissi, est un homme politique et juriste géorgien. Ministre d'État et vice-Premier ministre d'avril à août 2026, il est auparavant à la tête du Service de sécurité d'État de Géorgie de à avril 2026. Il est membre du Parlement de Géorgie de 2016 à 2025. Il annonce se retirer de la vie politique en août 2026.
Biographie
Jeunesse et études Mamouka Mdinaradze naît le à Tbilissi, alors capitale de la RSS de Géorgie.
Il est diplômé de la Faculté de droit de l'université d'État de Tbilissi en 2000. En 2005, il devient membre du barreau géorgien et avocat de la défense spécialisé en droit pénal. Il travaille dans plusieurs cabinets d'avocats avant de créer le sien en 2015. Au cours de cette année, il reçoit le titre académique de docteur en droit.
Carrière politique En 2016, Mdinaradze entre en politique en rejoignant le parti au pouvoir, Rêve géorgien. Il est le candidat de la majorité au pouvoir dans la circonscription de Didi Digomi lors des élections législatives de 2016, parvenant à remporter la victoire avec 51,7 % des voix. Depuis lors, Mdinaradze est membre du Parlement géorgien. En 2020, il est réélu au Parlement, au sein de la coalition : Rêve géorgien – Géorgie démocratique. Il devient whip et leader du groupe Rêve géorgien en 2016, fonction qu'il occupe jusqu'en 2019, puis de 2020 à 2024. Il est aussi leader de la majorité de 2019 à 2020, ainsi que de 2024 à 2025.
En , il présente devant le Parlement un projet de loi destiné à lutter contre la , très critiqué et considéré comme homophobe.
Le , lors d'une séance parlementaire consacrée à l'examen de la loi dite des , contestée par l'opposition car jugée favorable à la Russie, il est frappé au visage par Aleko Elissachvili, leader d'un groupe parlementaire d'opposition, avant que la situation dégénère en bagarre dans l'enceinte du Parlement. Il accuse par la suite Elissachvili d'avoir mis en œuvre .
Durant les manifestations d'opposition de 2024-2025, Mamouka Mdinaradze s'en prend à l'opposition et accuse les pays occidentaux de après les critiques européennes et américaines contre les atteintes à la démocratie dans le pays. Il propose notamment un texte de loi visant à interdire les partis d'opposition hostiles au Rêve géorgien, qu'il associe uniformément au Mouvement national uni (UNM). Il est l'une des figures de la dérive autoritaire du gouvernement mené par le parti Rêve géorgien.
Service de sécurité d'État Le , Mamouka Mdinaradze est nommé à la tête du Service de sécurité d'État, un service de renseignement au pouvoir grandissant, impliqué dans la répression du mouvement d'opposition et qualifié d'. Il remplace Anri Okhanachvili, limogé après seulement en poste en raison de son .
Mamouka Mdinaradze est considéré comme très proche de l'oligarque et ancien Premier ministre Bidzina Ivanichvili et acquis à ses idées, faisant partie du . Il est également en lien avec les milieux criminels sous le contrôle du gouvernement, ainsi que d'Alt-Info, un réseau d'extrême droite conservateur lié au FSB russe.
Alors que la Géorgie était historiquement un partenaire privilégié des États-Unis dans le Caucase, l'une des premières prises de positions de Mamouka Mdinaradze dans ses nouvelles fonctions cible Washington, qu'il accuse de . En , il effectue sa première visite aux États-Unis, alors que les relations continuent de se dégrader entre les deux pays. Washington reproche notamment à la Géorgie d'aider la Russie à contourner les sanctions visant sa production pétrolière via sa raffinerie « fantôme » de Koulevi, de fermer les yeux sur l'implantation de dans le pays et sur l'influence iranienne grandissante sur la sphère politique géorgienne.
Immédiatement après sa nomination, il est promu lieutenant de la sécurité d'État, par la suite les promotions s'enchaînent à un rythme élevé. Il devient lieutenant-colonel le , capitaine le , commandant dès le , lieutenant le , colonel le et enfin major-général de la sécurité d'État, le plus haut grade existant, seulement plus tard, le .
Le , Irakli Kobakhidze annonce le remplacement à venir de Mamouka Mdinaradze par Guela Gueladze, ancien ministre de l'Intérieur, à la tête du Service de sécurité d'État. Un vote au Parlement confirme ce changement le .
Retour en politique puis fin de carrière Mamouka Mdinaradze est nommé ministre d'État à la Coordination des agences d'application de la loi, une fonction politique créée spécifiquement pour l'occasion et ne disposant pas d'un budget ni de locaux dédiés. Il est également vice-Premier ministre. Le Premier ministre évoque à son sujet un . Durant son passage dans ce ministère, plusieurs agents de services de renseignement étrangers sont arrêtés, dont l'ancien proche de Bidzina Ivanichvili Guiorgui Oudzilaouri ainsi que le journaliste Irakli Chikhladze, qui travaillaient pour la DGSE française. Trois mois plus tard, en juillet 2026, ce ministère ad hoc est dissous. Pour justifier cette décision, le Premier ministre Irakli Kobakhidze explique que .
Le , Mamouka Mdinaradze devient ministre d'État pour la Politique régionale, un poste qui doit remplacer le ministère du Développement régional, dont la suppression est annoncée. Il reste vice-Premier ministre. La décision nécessitant un vote du Parlement, qui ne se réunit pas avant septembre 2026, il conserve son poste dans l'intervalle.
En août 2026, il est accusé par Irakli Garibachvili, ancien Premier ministre victime des rivalités internes du Rêve géorgien et désormais emprisonné pour corruption, d'avoir tenté de faire pression sur lui pour qu'il se tienne en-dehors de la politique et assume seul les conséquences de l'affaire qu'il l'a envoyé en prison. Le , avant même son investiture formelle au ministère d'État pour la Politique régionale, portefeuille pas encore créé, Mamouka Mdinaradze annonce par surprise sa démission de toutes ses fonctions. Il décide également de quitter la vie politique.
Références
Liens externes
Sur le site officiel du Parlement de Géorgie Sur le site officiel de la Bibliothèque parlementaire nationale de Géorgie
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