Un régime alimentaire d'exclusion dans la schizophrénie consiste, pour une personne souffrant d'un trouble du spectre de la schizophrénie, à exclure un plus ou moins grand nombre d'aliments de son régime alimentaire ou à jeûner en vue d'un bénéfice en matière de santé physique ou mentale.
Si les régimes alimentaires permettant une perte de poids corporel ont montré leur efficacité, il n'existe pas de preuves d'efficacité des régimes d'exclusion ni des jeûnes sur les symptômes de la psychose, sur la cognition et sur la qualité de vie.
Contextualisation La schizophrénie est une maladie chronique, qui a des retentissements importants sur la personne qui en souffre (soit environ 1 % de la population), et sur son entourage..
En 2013, Salvatore Dipasquale (psychiatre au King's College de Londres) et son équipe effectuent une recension systématique de la littérature scientifique consacrée à l'alimentation des patients souffrant de schizophrénie : à partir de 783 articles, ils déterminent que ..
Efficacité des régimes alimentaires d'exclusion et des jeûnes En 1974, le Allan Cott a, sur la base des expériences du Youri Sergueïevitch Nikolaïev qui a fait jeûner plus de patients et de ses propres expériences, conclu que cela leur permettrait d'arrêter de prendre des médicaments... Cependant, ces hypothèses concernant des bénéfices du jeûne n'ont pas été confirmées par les études scientifiques plus récentes.
En 2015, Mounir H. Fawzi (psychiatre à l'université de Zagazig) et ses collègues suivent 100 hommes Musulmans souffrant de schizophrénie pendant le jeûne du Ramadan ; ils en concluent qu , que , et que ; ces chercheurs en concluent à une nécessité de ..
En raison de l'hétérogénéïté des causes de la schizophrénie, Megan Anne Arroll et son équipe estiment peu probable qu'une intervention nutritionnelle soit découverte un jour comme bénéfique à la totalité des patients.
D'après une recension de la littérature scientifique effectuée par Monique Aucoin (université de Toronto) et son équipe en 2020, il existe des preuves d'efficacité pour les interventions nutritionnelles visant une perte de poids corporel chez un patient souffrant de schizophrénie, mais le niveau de preuve est insuffisant en ce qui concerne les symptômes de la psychose, la cognition et la qualité de vie. L’hétérogénéité des études, la trop faible taille des échantillons et le mélange entre modification de régime alimentaire et modification du mode de vie ne permettent donc pas de conclure à l'efficacité de ces modifications alimentaires.
Notes et références
Annexes Article connexe Régime alimentaire d'exclusion dans l'autisme
Bibliographie
Catégorie:Schizophrénie Catégorie:Régime alimentaire diététique Catégorie:Jeûne