Belinda Balluku, née le à Tirana, est une femme politique albanaise. Membre du Parti socialiste d'Albanie, elle est vice-Première ministre de l'Albanie de 2022 à 2026. Elle est aussi ministre des Infrastructures et de l'Énergie au sein du gouvernement du Premier ministre Edi Rama de 2019 à 2026. Elle est poussée à démissionner en suite à des accusations de corruption.
Carrière politique En 2004, Belinda Balluku rejoint la municipalité de Tirana, d'abord en tant que conseillère en relations publiques, puis en tant que directrice du cabinet du maire. Durant cette période, elle dirige l'élaboration de stratégies de communication auprès du public et des médias.
En 2019, elle est nommée ministre des Infrastructures et de l'Énergie dans le gouvernement Rama II, poste qu'elle conserve dans le gouvernement suivant, puis dans le gouvernement Rama IV. En 2022, elle devient également vice-Première ministre.
Suite à sa suspension pour des accusations de corruption en , elle est remplacée au poste de vice-Première ministre par Albana Koçiu et à celui de ministre des Infrastructures par Enea Karakaçi. Elle est officiellement démise de toutes ses fonctions ministérielles par l'Assemblée d'Albanie le .
Un vote a lieu au Parlement le pour la levée de son immunité parlementaire. Avec contre et , le Parlement s'y oppose. Trois députés du Parti social-démocrate d'Albanie rejoignent la majorité Parti socialiste (amputée de quatre députés absents, dont Balluku et Elisa Spiropali), tandis que le Parti démocrate, dans l'opposition, vote contre.
Accusations de corruption Le , elle est accusée par la (SPAK), entité judiciaire anticorruption indépendante, d'avoir violé les procédures d'attribution des marchés publics pour la construction d'un tunnel routier à , en sélectionnant par avance le vainqueur d'un appel d'offres. D'autres accusations s'ajoutent par la suite.
L'opposition appelle à sa démission ainsi que celle du Premier ministre Edi Rama. La SPAK appelle à ce qu'elle soit suspendue de ses fonctions et interdite de quitter le pays, ce qui est confirmé par un tribunal anticorruption du pays. Cependant, Edi Rama refuse de la suspendre, qualifiant la décision d', et porte l'affaire devant la Cour constitutionnelle.
Celle-ci confirme sa suspension, suite à quoi le Parti socialiste d'Albanie propose une modification de la loi visant à empêcher la suspension par la justice des occupants de plusieurs fonctions de haut rang. Le , sous la pression, Edi Rama se décide à démettre Belinda Balluku de ses fonctions.
Notes et références
Catégorie:Naissance en octobre 1973 Catégorie:Naissance à Tirana Catégorie:Ministre albanaise Catégorie:Ministre albanais de l'Énergie Catégorie:Vice-Premier ministre de l'Albanie