Esther Senot, née Dzik le à Kozienice en Pologne, est une survivante de la Shoah et une témoin. Elle est déportée de Drancy vers Auschwitz, par le convoi , en date du .

Biographie

Enfance et famille Estera Mechla Dzik est née le à Kozienice, en PologneLe témoignage d’Esther SENOT. Après la rafle du Vél’ d’Hiv’, l’errance d’Esther à la recherche d’un abri, l’arrestation puis la déportation. amejd12.wordpress.com. LES TÉMOINS. SENOT ESTHER. memoiresdesdeportations.org. de l'union de Nuchim et de Gela Fridman. Son père Nachim Dzik est né le à Kałuszyn, en PologneVoir, Klarsfeld, 2012.. Gela Dzik (née Fridman) est née le à Kozienice, en Pologne. Nachim Dzik est un cordonnier, de santé fragileEsther Dzik (épouse Senot). cprd-landes.org..

La famille arrive en France en 1928 ou en 1929. Ils sont des Juifs non-pratiquants et communistes. Ils habitent le quartier de Belleville, impasse de Gênes, puis au 10 passage Ronce, dans le .

Esther Dzik est la sixième d'une fratrie de sept enfants composée de :

Israël, né en 1911, Maurice, né en 1913Dossier n°12595 - Juste(s). yadvashem-france.org., Samuel (Szmul), né le , en Pologne, ouvrier tailleur, « concentré » le (rafle du billet vert) et libéré le Les Dzik, une famille juive dans la guerre., Marcel (Maylich), né le à Kozienice, apprenti tailleur, interné à Pithiviers (rafle du billet vert), déporté de Pithiviers vers Auschwitz, le , par le convoi , y meurt du typhus le , Fanny (Feiga), née le à Kozienice, déportée par le convoi le , de Drancy à Auschwitz, où elle est morte le , Esther Achille, né le , dans le , déporté par le convoi le14 , de Drancy vers Auschwitz.

En 1934, la demande de naturalisation de la famille est refusée. La même année, le frère aîné, Israël, part vivre en BelgiqueEsther Sénot, une biographie. Pour le Cercle d’étude. cercleshoah.org. mercredi 27 janvier 2016. et rejoint en 1936 les Brigades internationales en Espagne, puis est ramené en 1939 avec les unités soviétiques en URSS et envoyé au Birobidjan. Il s'installe en Ukraine à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le frère cadet, Maurice, fait son service militaire en 1937. Il se retrouve avec son régiment en 1940 à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Marié et père de famille avant-guerre, il ne vit plus chez ses parents.

Seconde Guerre mondiale Son frère Samuel est arrêté à Paris, envoyé à Drancy. Il est libéré pour raison de santé. Arrêté une deuxième fois avenue Parmentier, il est tabassé au poste de police du quartier. Hospitalisé à l'hôpital Tenon lors de la rafle du Vel' d'Hiv en . Il est exfiltré par un réseau vers la zone libre. Il survit à la guerre.

Le , ses parents Nachim et Gela ainsi que son frère Achille, âgé de 11 ans, sont pris dans la rafle du Vélodrome d'Hiver. Ils sont internés à Drancy et déportés à Auschwitz par le convoi , en date du . Ils sont assassinés à leur arrivée.

Esther Dzik échappe à la rafle car elle passe la nuit chez sa belle-sœur, l'épouse de Maurice. Cette dernière est exfiltrée par un réseau communiste. Esther Dzik se retrouve seule. Durant deux semaines, elle trouve un refuge chez la concierge de son immeuble. Elle l'aide à passer la ligne de démarcation pour retrouver son frère Maurice à Pau. Elle reste avec Maurice jusqu'en . Quand son frère décide de rejoindre l'Afrique, Esther retourne à Paris.

Elle est arrêtée en au métro Saint-Paul lors d'un contrôle d'identité puis déportée à 14 ans par le convoi , en date du , de Drancy à Birkenau où sont déjà internées sa sœur Fanny et sa tante. Affectée d'abord au Aussenkomando, Fanny parvient à la faire entrer à la Weberei. Après l'évacuation du camp en , Esther participe à la marche de la mort et reste ensuite à Bergen-Belsen avant de passer par Flossenbürg et Mathausen. Elle est libérée le .

Après la guerre Le retour en France est difficile, elle fait une tentative de suicide avant de se marier avec Jacques Senot. À partir de 1985 Virginie Dedola. Esther Sénot, rescapée d’Auschwitz : « Je crois en la nouvelle génération ». Survivante de la Shoah, Esther Sénot, 95 ans, fait partie des dernières personnes à pouvoir témoigner de l’horreur des camps de concentration nazis. Jeudi 14 septembre, elle a une nouvelle fois raconté son histoire, au lycée Fabert de Metz. Elle a foi en la jeunesse pour la perpétuer. republicain-lorrain.fr. 15 septembre 2023., Esther Senot témoigne sur la Shoah comme elle l'avait promis à sa sœur lors de leur internement. Elle raconte son histoire dans La Petite Fille du passage Ronce publié aux éditions Grasset en 2021. Elle est faite chevalier de la Légion d'honneur le puis officier en . Elle fut également nommée officier de l'ordre national du Mérite en en tant qu'intervenante en milieu scolaire au titre du devoir de mémoire.

Décorations

(2025) (2021)

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012. Articles connexes Rafle du Vélodrome d'Hiver Rafle du billet vert

Liens externes Les Dzik, une famille juive dans la guerre.

Catégorie:Naissance en janvier 1928 Catégorie:Naissance à Kozienice Catégorie:Naissance en Pologne Catégorie:Culture yiddish Catégorie:Survivant de la Shoah en France Catégorie:Mémoire de la Shoah Catégorie:Survivant d'Auschwitz Catégorie:Survivant des Marches de la mort Catégorie:Survivant de Bergen-Belsen Catégorie:Survivant du camp de concentration de Mauthausen