Jacques Abinun est un plasticien français qui vit et travaille dans un atelier d’artiste de la ville de Paris, au bord du Canal de l’Ourcq, depuis 1986.
Biographie Peintre, graveur, sculpteur, à l’occasion scénographe et vidéaste, il mêle différentes techniques sur des supports variés dans des œuvres où reflets, reliefs, fragments, ouvertures et passages s’entrecroisent, multipliant et floutant les perspectives. À travers les grands mythes et l'observation du quotidien, il interroge les symboles et les images-signes : « L’art a-t-il un langage ? Y a-t-il une syntaxe des formes ? Peut-on lire un tableau comme on lit un livre ? ».
Enfance, formation et débuts vignette|Gravure pointe sèche (40x30) Abinun naît à Lyon en , second d’une fratrie de trois : l’aînée est Clarisse Nicoïdski et le benjamin Daniel Abinun. Il passe son enfance à Lyon où il découvre sa vocation au musée des Beaux-Arts. Dès ses treize ans, son but est de partir à Paris pour y devenir peintre, mais il termine ses études secondaires au lycée Lyautey à Casablanca au Maroc où il vit avec ses parents depuis 1953. En 1957, à 17 ans, il part à Paris et s’inscrit à l’Académie Charpentier. Parallèlement, dès 1959/1960, il fréquente l’atelier de gravure Jean-Eugène Bersier à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts; il y rencontre Robert Nicoïdski, qui deviendra le mari de sa sœur, l’écrivaine Clarisse Nicoïdski.
Parcours En 1965, il expose au centre culturel de la Celle-Saint-Cloud, sa toile est achetée par la ville.
À partir de 1966, il présente régulièrement ses toiles dans plusieurs expositions collectives ou personnelles.
Travail sur les textes Ses premières oeuvres picturales sont issues de recherches personnelles sur les grands textes sacrés : la Bible, les Vedas, le Livre des Morts des Anciens Egyptiens, le Livre des Morts Tibétain, le Yi King.
Il ne recherche pas à illustrer ces textes, mais en propose une autre lecture à partir des formes-symboles.
Dans les années 1974-1977, lors des expositions de ses toiles à la galerie Vendôme, il fera une rencontre importante avec l' écrivain Claude Aveline, qui lui proposera d’illustrer son poème L’oiseau qui n’existe pas.
Tout au long de sa carrière, il travaille sur différents textes :
1977 : La Divine Comédie de Dante Alighieri, série de 21 toiles et de 21 eaux-fortes, éditées comme un livre sous un boîtier de cuir, enregistrées à la BNF, section des imprimés. 1985 : L’Apocalypse de Jean, 15 lithographies couleurs, format raisin, déposées à la BNF, section des imprimés et à la Bibliothèque municipale d’Angers, section patrimoine. 2001 : Sonnets de Shakespeare (pointe sèche), déposés à la BNF, réserve des livres rares et à la bibliothèque Kandinsky. 2004 : Les Métamorphoses d’Ovide (dessins). 2013 : Dérives rabelaisiennes (dessins).
2021 : L’Âne d’or d’Apulée (gravures sur bois).
Et sur des textes contemporains :
2005 et 2014 : Conversation à domicile et Double je géographique, deux recueils avec le poète Michel Jean René Crouzet. 2023 : Sous la peau de l’eau, film d’animation sur un poème d’Isabel Voisin.
Évolution Sa peinture symbolique des débuts évolue. À partir des années 1980, ses recherches et son travail portent sur le désir de constituer un alphabet des formes qui permettrait de lire les œuvres d’art d’une autre manière. C’est dans cette quête de l’alphabet des formes que ses œuvres sont créées, interrogeant :
La mémoire individuelle et ses fractures ; Les découvertes scientifiques et les nouvelles représentations de notre environnement qui en découlent ; La représentation des individus dans un quotidien banal et mouvant, leur anonymat, leur transparence au sein de la ville.
Ce travail l’amène à métisser techniques, matériaux et supports au sein d’une même œuvre : le plan devient volume ; les séquences de peintures sont morcelées, rendues autonomes par le vide ; vignette|Huile sur plastique, bois, fil de fer (80x60)le plastique est utilisé en association avec la peinture et la toile pour sa transparence, sa luminosité, sa souplesse, ses possibilités de modelage…
Expositions Depuis 1966, il expose régulièrement dans des galeries, chez des particuliers / mécènes, dans son atelier, en France ou à l’étranger.
Années 1970
1970 : Il est sélectionné pour participer à l’exposition de groupe Autour de Chagall, les peintres juifs d’expression française à la galerie Vendôme à Paris.
1974-1975 : Il entre pour trois ans à la galerie Vendôme : il y présente chaque année une exposition personnelle. Il participe également à l’inauguration de la ville nouvelle Évry II où il réalise une performance à l’Agora d’Évry : « Peindre 1 toile par jour pendant 7 jours » du 20 mars au . Exposition à la Fine Art Gallery, Toronto, Canada (). Exposition à la Eaton’s Art Gallery, Toronto, Canada ().
1977 : Salon privé de Lee Smith (directeur IBM-France) et d’Alain-R. Dagonat – mécènes –, avenue Pierre de Serbie : tableaux et gravures à la pointe sèche de La Divine Comédie de Dante Alighieri. Les gravures sont exposées à la Chambre de Commerce Italienne de Paris, les gravures et plaques sont exposées et entrent dans la collection de Trinity Collège Library dans le Connecticut, USA. 1978 : Eaton’s galerie à Toronto, Canada.
Années 1980 1979-1980 : Céramique L’arbre de vie (mur pignon, lors de la rénovation du centre ville de Villeneuve-La-Garenne, commande de la ville). 1983 : Exposition Fragments de mémoire, à la galerie Colette Dubois, catalogue préfacé par le critique André Parinaud. 1985 : L’Apocalypse de Jean, 15 lithographies couleur, format raisin, présentées par les éditions Aubépine: FIEST (Foire Internationale de l’Estampe) au Musée Jacquemart-André, Paris 75008. Espace de l’Union des Banques de Paris, boulevard Haussmann, Paris 75008.
1986 : Exposition dans le stand French quarter de la New York Art Fair à New York, puis chez différents galeristes rencontrés lors de cette exposition : Morin Miller Gallery, à New York, Pat Reilling Gallery à Louisville, Parc Lomont Gallery à Toronto, Canada.
1987 : Librairie-galerie L’Autre Rive à Paris 75006. 1987- 1989 : Galerie "aa", à Paris 75018.
Années 1990 1990 – 1994 : Il expose dans le cadre du "mécénat d’entreprise" (sociétés d’informatique) chez Caolin et Arcane Info, Paris 75011. 1995 : Galerie 7, Paris 75004. 1997 : Galerie Saint-Charles, Paris.
Années 2000 2000 : Galerie Delta, Paris 75009.
À partir de 2001, Il ouvre son atelier pour des expositions :
2001/ 2002 : Sonnets de Shakespeare 2003 : Les choix de Louise 2004 : Les métamorphoses d’Ovide 2005 : Conversations à domicile, travail sur le recueil de poésie de Michel Jean René Crouzet 2006 : Sur l’écran de mes murs blancs. 2007 : Les vanités et présentation du film d’animation Vois, voie, voix 2008 : Rencontres gravures en collaboration avec Pierre Colin vignette|Sculpture bois polychrome, 75 cmFilatures du réel
Années 2010 Pause et pose Si vous passez par là
2011: Images latentes 2012 : Bois Gravés 2013 : Dérives rabelaisiennes Chambres noires
2014 : Double je géographique, sur les poèmes de Michel Jean René Crouzet et présentation du film d’animation Silence ! Faits divers
2015 : Natures mortes et présentation du film Chute libre 2016 : De l’actualité 2017 : Singuliers et anonymes 2018 : Le sentiment d’être là… Peintures et dessins Regards sur PBLV (Plus belle la vie) Abinun se met au vert
2019 : Abinun ouvre son atelier
Années 2020 2020 : Le temps du confinement 2021 : L’Âne d’or d’Apulée 2021 : L’instant du regard et film d’animation Photos souvenirs 2022 : Noir et blanc 2023 : Peintures et sculptures Peintures et film d’animation Sous la peau de l’eau sur un poème d’Isabel voisin
Autres expositions Il expose parallèlement chez des collectionneurs privés et participe à des expositions collectives : 2014 : Double je géographique, poèmes de Michel Jean René Crouzet , peintures et dessins d’Abinun, et film d’animation Silence ! chez Elisabeth Frantz et Federico Ossola, Paris. 2015 : Projection de trois films d’animation Vois, voie, voix - Chute libre - Silence ! chez Elisabeth Frantz et Federico Ossola, Paris. 2018 : Le sentiment d’être là… chez Elisabeth Frantz et Federico Ossola, Paris.
2019 : « La SAIF fête ses 20 ans en 900 images » à l’espace Niemeyer, 2, place du Colonel Fabien, Paris 75019.
2022 : Paysages : digestion, digression avec le Shakirail au chapitre Joinville, 4, impasse Joinville, 75019.
Bibliophilie / livres d’art
1984 : Apocalypse de Jean, texte de la Bible de Jérusalem, 15 Lithographies couleur. 2005 : Conversation à domicile, poèmes de Michel Jean René Crouzet, gravures et dessins d’Abinun. 2008 : Rencontres, gravures d’Abinun et de Pierre Colin, exemplaires d’ateliers. 2014 : Double je géographique, poèmes de Michel Jean René Crouzet, gravures et dessins d’Abinun.
Films et théâtre
Films d’animation
2003 : Slouf et les Parques, production JC Maës 2007 : Vois- voie- voix 2010 : Chute libre 2015 : Silence ! 2020 : Photos souvenirs 2023 : Sous la peau de l’eau en collaboration avec la poétesse Isabel Voisin.
Vois-voie-voix, Chute libre, Silence ! ont fait l’objet de projections et / ou de débats publics à l’Espace Jean Dame (75002), à la société des auteurs et compositeurs dramatiques SACD, aux laboratoires d’Aubervilliers, au café de Paris Ménilmontant par le collectif PROD, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts UP6 (rue de Flandre).vignette|Spectacle Sauvé des os, mise en scène Jean Louis Jacopin, Douai
Collaborations théâtrales 1978 : Décors pour Chant profond juif d’Ève Griliquez programmé par France Culture et joué au Festival d’Avignon. 1985 : Réalisation de sculptures marionnettes pour Les portes du regard par la compagnie François Lazaro, Semaine de la Marionnette, Espace Kiron. 2000 : Décor pour une soirée cabaret Théâtre et huîtres proposée par Jean-Louis Jacopin en novembre à l’atelier du Plateau, Paris 75019. 2003 : Décors et affiche pour Azaline se tait de Lise Martin, mise en scène Jean-Louis Jacopin, Compagnie Singularis au Théâtre de la Villette, Parquet de Bal. 2004 : Décors et scénographie pour Sauvé des os d’après l’œuvre d’Erik Satie par la compagnie « la clef des chants » mise en scène Jean-Louis Jacopin, tournée en Province. 2006 : Affiche pour Même pas mal de Lise Martin, mise en scène Jean-Louis Jacopin au Théâtre du Lucernaire. 2008 : Décors d’après Roland Topor pour Signé Topor texte de Roland Topor mise en scène Jean-Louis Jacopin au Théâtre du Rond-Point. 2009 : Décors pour Boris Vian, juste le temps de vivre, mise en scène Jean-Louis Jacopin théâtre de Ménilmontant, ensuite au Lucernaire. 2009 : Affiche pour L’Enfant et les Sortilèges de Ravel par la compagnie la Volute. 2017 : Scénographie et création de marionnettes pour Une flûte enchantée de Mozart par la compagnie La Volute à Dammartin en Goële.
Autres activités artistiques
Création en milieu urbain vignette|L'arbre de vie Villeneuve La Garenne Céramique agrégat de marbre 12 mètres de haut 1979 - 1981 : Réalisation de L’arbre de vie, œuvre de 12 m de haut en carreaux de céramique sur un mur pignon, fontaine et jardin lors de l’aménagement du centre urbain de Villeneuve-la-Garenne, commande de la ville en collaboration avec le groupe d’architecte bureau d’études Jean-Gérard Prévot (Cf bulletin municipal « l’Avenir de Villeneuve-la-Garenne » du .) 1986 : Sculpture pour le siège social des filatures DMC. 1988 : Sculptures flottantes Les bouchons sur le bassin de la Villette, canal de l’Ourcq (vidéo reportage réalisé par Charles Dubois et des stagiaires de FR3).
Travail graphique