Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre, né le et mort guillotiné le à Paris, comte puis deuxième duc de Clermont-Tonnerre, marquis de Cruzy, de Vauvillers, comte d'Épinac, pair de France, est un militaire français du . Lieutenant-général des armées du roi et commandant en chef de la province du Dauphiné, il a dû gérer la journée des Tuiles le à Grenoble.

Biographie Jules de Clermont-Tonnerre est issu de la famille de Clermont-Tonnerre. Il est le fils de Gaspard de Clermont-Tonnerre, premier duc de Clermont-Tonnerre, maréchal de France, et d'Antoinette Potier de Villers.

Il sert au camp du pays de Messin et obtient une compagnie dans le même régiment, par commission du . Il se trouve, la même année, au siège de Philippsburg, et combat à Clausen, en 1735.

Mestre de camp d'un régiment de cavalerie à son nom (régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie), par commission du , Jules de Clermont-Tonnerre commande à la prise de Prague, en 1741, au bivouac de Piseck, à l'affaire de Sahai, au ravitaillement de Frawemberg, à la défense de Prague et à la sortie faite de cette ville, en 1742. Il rentre en France avec l'armée, au mois de , se trouve, cette même année, à la bataille de Dettingen et fait la campagne en Haute-Alsace, sous le maréchal de Coigny. Il sert, en 1744, à l'armée de Flandre commandée par le maréchal de Saxe, qui couvre les sièges de Menin, d'Ypres et de Furnes, et occupe le camp de Courtrai pendant le reste de la campagne, malgré la grande supériorité des ennemis.

En 1745, Jules de Clermont Tonnerre commande son régiment à la bataille de Fontenoy, au siège de la ville et citadelle de Tournai, à ceux de Termonde, d'Audenarde et d'Ath, au siège de la citadelle d'Anvers et à la bataille de Rocourt, en 1746. Créé brigadier des armées du roi, par brevet du , il commande la brigade du régiment du Roi-Cavalerie à la bataille de Lauffeld, le . Il se rend au siège de Berg-op-Zoom, le et y sert jusqu'à la prise de celte place. Il se trouve au siège de Maastricht, en 1748 et au camp d'Aimeries, en 1754. Employé à l'armée d'Allemagne, par lettres du , il combat à la bataille d'Hastembeck et concourt à la prise de plusieurs places de l'électorat de Hanovre.

Promu au grade de maréchal de camp, le , il est employé en cette qualité en Normandie, par lettres du suivant et y sert jusqu'à la paix sous les ordres du duc d'HarcourtChronologie militaire, , , mémoires du temps, Gazette de France….

Jules-Charles-Henri, comte de Clermont-Tonnerre est créé lieutenant-général des armées du roi, par pouvoir du et nommé commandant en Dauphiné en survivance de son père le maréchal de Clermont-TonnerreLa Lyrique française au Moyen Âge contribution à une typologie des genres…, , de Pierre Bec, André Blanc, 1977.

vignette|alt=Tableau représentant la journée des Tuiles de 1788.|La Journée des Tuiles du par Alexandre Debelle, (musée de la Révolution française). Il hérite du titre de duc et de pair de France en 1781, à l'âge de . Il vit le plus souvent à Paris, où il possède un hôtel particulier quai de Tournelle. Le , dans la chapelle du château de Versailles, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, dans la treizième promotion du règne de . En 1788, au cours de la tentative de réforme du Garde des sceaux Lamoignon et du Premier ministre Loménie de Brienne, il doit affronter une émeute à Grenoble où il est gravement menacé par la foule durant la journée des Tuiles. Son refus de réunion des notables de la ville n'empêche pas la tenue de la Réunion des états généraux du Dauphiné quelques semaines plus tard, prémices de la Révolution française.

Son fils aîné, Charles Gaspard, natif de Paris, domicilié à Lyon, est condamné à mort à l'âge de le , par la commission révolutionnaire séante à Lyon. Puis, après au couvent des Oiseaux, le , après avoir été jugé par Fouquier-Tinville, Jules de Clermont-Tonnerre, est à son tour exécuté, place du Trône, comme ex-duc et conspirateurBiographie universelle classique, Charles Théodore Beauvais de Préau, première partie, 1829. Il est enterré au cimetière de Picpus.

Mariage et descendance Le , il épouse, à Paris, Anne Le Tonnelier de Breteuil (1716-1793), fille de François-Victor, ministre de la Guerre de et d'Angélique Charpentier d'Ennery. Ils ont quatre enfants : Charles Gaspard, marquis de Clermont-Tonnerre, comte d'Epinac (1747-1794). C'est son fils Aynard qui hérite du titre à la mort de son grand-père ; Anne Antoine Jules, duc de Clermont-Tonnerre (1748-1830), évêque de Châlons-sur-Marne, puis cardinal et archevêque de Toulouse ; Gaspard Paulin de Clermont-Tonnerre, duc de Clermont-Tonnerre (1750-1842). Claudine Marie de Clermont-Tonnerre, décédée à l'âge d'environ à Épinac (1751-1753).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Histoire et généalogie de la Maison de Clermont-Tonnerre, Georges Martin, 2004 Le Grand Dictionnaire historique, Louis Moréri, , 1759

Liens externes

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