Le comte Jacques de Guigné, né le , à Soengiei-Silcambing sur l'île de Sumatra (Indonésie), et mort pour la France le , à Hohrod (Haut-Rhin), est un militaire et militant de l'Action française, mouvement politique français antisémite, nationaliste et royaliste, de confession catholique. Il est le père de la vénérable Anne de Guigné.
Biographie Jacques de Guigné est le fils de Paul de Guigné (1844-1924), zouave pontifical, fait comte romain par le pape Léon XIII. Sa mère est Julie Lagourgue (1850-1909), fille du défunt maire et conseiller colonial Bernard Lagourgue (1790-1863) et de Françoise Adam de Villiers (1813-1892).
Il fait son éducation au collège Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux d'où il sort avec le Prix d'honneur.
Il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1902 et intègre la promotion du Sud-Oranais (1902-1904). Par la suite, il est incorporé dans les chasseurs alpins à Chambéry avant de donner sa démission en restant officier de réserve l'année de son mariage célébré le à Aubigny avec Antoinette de Charette de la Contrie (1886-1978). De cette union, il a quatre enfants dont Anne de Guigné (1911-1922) qui naît dans la demeure familiale, au château de La Cour, et déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II. En tant que catholique dévot, toute la famille assiste à la messe chaque dimanche dans la chapelle du château familial. Il a une grande influence sur l'éducation religieuse de ses enfants.
Après sa démission de l'armée, Jacques de Guigné s'engage au sein de l'Action française et devient président des groupes de la Haute-Savoie et de la section d'Annecy.
En parallèle de son engagement politique, il obtient une licence de droit à la faculté de droit de Grenoble en 1913.
Lors de la Grande Guerre, il reprend du service et se voit promu capitaine au bataillon de chasseurs alpins le . Pour sa bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le . Il fait ses adieux à sa famille le . Pendant le conflit, il est blessé une première fois à Saulcy-en-Lorraine le pour une fracture du pied. Il est blessé une seconde fois à la tête de sa compagnie puis une troisième fois grièvement le . Il est finalement tué au champ d'honneur le sur la Crête du Linge.
Postérité Son petit-fils, le général Yves de Guigné et sa famille lui rendent hommage un siècle plus tard le .
Distinctions
, avec palme (1914)
Références
Voir aussi
Liens externes
Catégorie:Personnalité de l'Action française Catégorie:Naissance en octobre 1883 Catégorie:Décès en juillet 1915 Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1914 Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Élève de Saint-Joseph de Tivoli à Bordeaux Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Décès à 31 ans