Pablo Rodriguez, né le à San Miguel de Tucumán (Argentine), est un conseiller en communications et homme politique canadien d'origine argentine.

Sous la bannière du Parti libéral du Canada, il est député de la circonscription d'Honoré-Mercier à la Chambre des communes du Canada de 2004 à 2011, et de nouveau à partir de 2015.

Il est ministre du Patrimoine canadien de à puis d' à . De 2019 à 2021, il est leader du gouvernement à la Chambre des communes. Il est le lieutenant du Québec du gouvernement Trudeau de au et occupe les fonctions de ministre des Transports du Canada du au .

À partir du , il siège comme député indépendant jusqu'à sa démission le pour se consacrer à sa course à la chefferie du Parti libéral du Québec.

Il est élu chef du Parti libéral du Québec le mais est contraint de remettre sa démission le à la suite de divers scandales éthiques entourant sa campagne lors de la course à la chefferie.

Biographie Né à San Miguel de Tucumán, en Argentine, il déménage au Canada en 1975 après que sa famille ait été persécutée pour son activisme politique pendant la dictature en Argentine. Pablo Rodriguez est diplômé en administration des affaires de l'Université de Sherbrooke.

En 1996, il devient vice-président et associé de la firme Gervais Gagnon, une agence de communication pointée du doigt par le juge John Gomery dans le cadre du scandale des commandites.

À cette époque, Pablo Rodriguez participe activement à la campagne électorale fédérale de 2000 et travaille avec acharnement afin que Paul Martin devienne chef du Parti libéral du Canada. Pablo Rodriguez est par la suite accusé d'avoir milité pour le Parti libéral du Canada pendant ses heures de travail, ce qui contrevient à la loi électorale canadienne.

Carrière politique Pablo Rodriguez est élu député fédéral canadien sous la bannière libérale dans la circonscription québécoise d'Honoré-Mercier en 2004 et réélu en 2006 et en 2008. Il est alors président de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada. Directeur de la campagne de Michael Ignatieff lors de la course à la direction du parti en 2006, celui-ci est défait par Stéphane Dion. Lors des élections de 2011, il perd son mandat parlementaire au profit de la néo-démocrate Paulina Ayala, mais regagne son siège aux élections de 2015 avec plus de 56 % des voix.

Il est d'abord désigné secrétaire parlementaire auprès du ministre de l'Infrastructure et des Collectivités Amarjeet Sohi, puis nommé en whip du gouvernement par le premier ministre Justin Trudeau« Justin Trudeau nomme le député Pablo Rodriguez whip de son gouvernement », L'Actualité, 19 janvier 2017.. En , il entre au cabinet comme ministre du Patrimoine canadien en succession de Mélanie Joly« Pablo Rodriguez, nouveau ministre du Patrimoine canadien, hérite de dossiers chauds », La Presse, 20 juillet 2018.. Après sa réélection en 2019, il est nommé leader du gouvernement à la Chambre des communes et lieutenant du Québec.

Le , Pablo Rodriguez est à nouveau nommé ministre du Patrimoine canadien, succédant à Steven Guilbeault, qui est nommé ministre de l'Environnement et du Changement climatique. À la suite du remaniement ministériel de , il est nommé ministre des Transports.

Le , Pablo Rodriguez démissionne de son poste de ministre des Transports et de lieutenant québécois du gouvernement Trudeau et annonce sa candidature à la chefferie du Parti libéral du Québec. Il quitte le caucus libéral pour siéger comme député indépendant jusqu'au .

Le , il est élu chef du Parti libéral du Québec..

Crise au Parti libéral du Québec

Le , Pablo Rodriguez exclut Marwah Rizqy du caucus libéral, après qu'elle eut renvoyé sa cheffe de cabinet, Geneviève Hinse, et nomme André Fortin comme chef de l'opposition officielle du caucus libéral.

Le , l'Unité permanente anticorruption (UPAC) annonce ouvrir une enquête criminelle sur le Parti libéral du Québec. L’ancienne ministre Lucie Charlebois ainsi que l’ex-député Raymond Bernier demandent la démission de Rodriguez, tout comme l’ex-ministre libérale Margaret F. Delisle, l'ancien ministre Jean D'Amour et le militant et ancien président de l’association libérale d’Outremont Alexandre Tremblay-Michaud. Karl Blackburn, qui fut candidat lors de la course à la chefferie libérale de 2025, et l’ex-ministre Christine St-Pierre demandent quant à eux à Pablo Rodriguez de réfléchir à son avenir.

Une lettre d'appui au chef circulent dans les rangs libéraux. Il s'agirait d'une initiative de proches de Pablo Rodriguez, tels que son organisatrice en chef pour les élections générales de 2026 Marie-Laurence Lapointe. La Commission jeunesse du Parti libéral du Québec refuse de signer la lettre d'appui, souhaitant demeurer neutre pendant l'enquête de l'UPAQ.

Le , divers médias québécois annoncent que Pablo Rodriguez a pris la décision de renoncer à son titre de chef du Parti libéral du Québec. Un caucus libéral, qui devait se tenir le matin à 8h30, a été reporté en après-midi à 14h pendant lequel il annonce aux députés qu'il va remettre sa démission.. Le lendemain, il annonce officiellement sa démission en conférence de presse accompagné de sa femme et de sa fille.

Résultats électoraux

Notes et références

Liens externes

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