Lierre (en néerlandais Lier) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province d'Anvers. La ville est située au confluent de la Grande Nèthe et de la Petite Nèthe.

Elle est née de la fusion des communes de Belgique de 1977 entre celles de Lierre et de Koningshooikt.

Sections de la commune

# Section Superf.(km). Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Lierre 33,23 34 088 1 026 12021A 2 Koningshooikt 16,63 4 429 266 12021B

Héraldique

Démographie Évolution démographique : avant la fusion des communes

Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre..

Évolution démographique : commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Source : DGS - Remarque : 1806 jusqu'à 1981 = recensement ; depuis 1990 = nombre d'habitants chaque https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK.

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,61994100,61995101,01996100,71997101,01998101,31999102,12000102,52001103,22002103,42003104,02004104,52005105,02006106,02007105,92008106,72009107,42010108,12011108,72012109,22013109,92014109,52015110,42016111,22017112,32018113,82019115,42020116,72021117,62022118,82023120,82024121,72025122,72026123,4

Histoire

Origine et Moyen Âge Selon la légende, la ville aurait été fondée par saint Gommaire. S'il faut en croire la Gesta Espiscoporum Cameracensium, Gommaire aurait fondé le chapitre de chanoines de Lierre. Il faudrait plutôt situer cette fondation au . À partir du , ce chapitre est rattaché à l'église principale de la ville, dont le patron est saint Jean-Baptiste. Au , Gommaire remplace Jean le Baptiste.

En 1212, le duc de Brabant Henri accorde une charte urbaine aux Lierrois. La première date de 1244. Le voit également la fondation du béguinage de Lierre hors de la première enceinte et du couvent de Nazareth. L'abbesse Béatrice écrit au la première œuvre en prose en moyen-néerlandais, un ouvrage mystique intitulé « Seven manieren van heiliger minnen ».

Le et une époque de prospérité pour la ville : construction d'une halle aux draps en 1367, d'un beffroi en 1369 et d'un deuxième rempart en 1389. La prospérité de la ville repose sur l'industrie de la draperie et sur l'existence d'un marché au bétail, qui lui avait été concédé par les ducs de Brabant. Lierre fait alors partie du Marquisat d'Anvers. La ville se compose d'un centre urbain et d'une « cuve », appelée « Bijvang », c'est-à-dire une banlieue comprenant les villages de Bevel, Emblem, Kessel et Nijlen.

Parmi les événements les plus marquants de l'histoire de la ville, on peut citer le mariage de Philippe le Beau et de Jeanne de Castille en 1496 : la venue d'une reine espagnole dans les Dix-Sept Provinces pour se marier était un événement sans précédent à l'époque. La cérémonie de mariage a lieu dans l'église Saint-Gommaire de Lierre. La ville est ensuite ravagée par plusieurs incendies notables, notamment en 1485, 1518 et 1527. De 1523 à 1530, le roi Christian II de Danemark y séjourne durant son exil. En 1559, Lierre, qui faisait partie de l'antique diocèse de Cambrai, est intégrée au nouveau diocèse d'Anvers.

Période espagnole autrichienne et française vignette|La ville de Lierre d'après la carte de Ferraris (1775)

Lors de la guerre de Quatre-Vingts Ans, la ville rejoint d'abord l'Union d'Utrecht en 1580 mais, deux ans plus tard, elle est prise par les Espagnols, à la suite de la trahison d'un capitaine écossais. En 1595, Lierre est reprise par Charles de Héraugière pour le compte des Provinces-Unies, mais est secourue par les milices espagnoles venues de Malines et d'Anvers : cet épisode est connu sous le nom de « furie lierroise ». Définitivement acquise aux Habsbourg d'Espagne au sein des Pays-Bas espagnols, la ville passe ensuite, comme toute la région, sous la main des Habsbourg d'Autriche dans ce qui devient les Pays-Bas autrichiens dès 1713. En 1754, l'entreprise de textile est fondée en ville et va progressivement devenir le plus important employeur de la cité.

Lors de la révolution brabançonne, Lierre prend le parti des révolutionnaires sous la houlette de Jean-Baptiste Mens. Après l'éphémère république des États belgiques unis, l'armée révolutionnaire française envahi le territoire des Pays-Bas méridionaux puis l'annexe dès 1794 et le redessine en départements français : les départements réunis. Lierre fait alors partie des Deux-Nèthes durant la période française de l'histoire de la Belgique de 1795 à 1814, puis de la province d'Anvers au sein du Royaume uni des Pays-Bas de 1815 à 1830. C'est à cette occasion que Lierre obtient son titre de ville, décerné en 1825 par le roi Guillaume Ier.

Période belge Lors de la révolution belge, la ville se révèle d'abord assez calme jusqu'aux Journées de Septembre, auxquelles participent un corps franc de volontaires lierrois, qui conduisent à l'indépendance de la Belgique le . Les jeunes forces armées belges décident alors de poursuivre les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas hors de la frontière et la ville se trouve sur l'un des deux axes de la campagne d'Anvers. Les Lierrois se révoltent le , permettant aux troupes belges, menées par Charles Niellon de prendre la ville sans coup férir. Si la garnison néerlandaise du comte François de Lens évacue sans perte, c'est pour mieux revenir avec des renforts deux jours plus tard. La bataille de Lierre fait alors rage pendant plusieurs jours, faisant des dizaines de victimes dont Jenneval, l'auteur de La Brabançonne, avant d'être remportée par les patriotes belges. Pour sa participation, Lierre est l'une des cent communes de Belgique à recevoir l'un des Drapeaux d'Honneur de 1830 des mains du premier roi des belges, Léopold Ier.

Un fait remarquable survien en 1860 lorsqu'un squelette presque complet d'un mammouth est découvert à Lierre, près de la caserne Dungelhoeff. Une réplique en plastique est exposée au musée de la ville depuis 2018 De Mammoet van Lier keert na 150 jaar terug naar huis du site materialise.com du 12 juillet 2018 (lire en ligne). Archivé le 21 janvier 2022..

Lierre n'est pas épargnée par la Première Guerre mondiale. En 1914, le fort de Lierre résiste à l'avancée allemande et la ville est sévèrement bombardée le et plus de habitations sont détruites. En 1930, la Corneliustoren est restaurée afin d'accueillir le mécanisme horloger de Louis Zimmer, qui est inauguré pour les cent ans de la Belgique tandis que l'édifice porte depuis le nom de tour Zimmer.

En 1977, Lierre fusionne fusion des communes de Belgique avec Koningshooikt. En 2023, une route médiévale en bois est découverte à la Berlarij Houten weg uit middeleeuwen gevonden in de Berlarij in Lier: "Nog in opmerkelijk goede staat" de Nora Eurlings du 04 octobre 2023 sur le site vrt.be (lire en ligne).

Patrimoine la Grand-Place l'hôtel de ville l'église Saint-Gommaire de style gothique flamboyant (jubé, vitraux). Dans l'église, fut célébré, en 1496, le mariage de Philippe le Beau avec Jeanne la Folle. Le peintre Jules Victor Génisson a réalisé plusieurs peintures de l'intérieur de cette église et de son magnifique jubé vues à différentes époques. la Tour Zimmer et son horloge. l'Église jésuite, de style baroque tardif (XVIIIe siècle) le Stadsmuseum Lier, qui rassemble depuis 2018 les collections du musée Wuyts-Van Campen & Baron Caroly et celles du musée Timmermans-Opsomer. le Château de Ringen.

Béguinage

Le béguinage de Lierre fait partie des treize béguinages flamands classés en 1998 au Patrimoine mondial. Le béguinage a été fondé au début du mais la plupart des maisons datent toutefois du et du début du .L'inévitable église baroque, un calvaire, un chemin de croix : voici l'un des plus beaux béguinages de Flandre. Une cité miniature qui réunit, derrière un mur d'enceinte, quelque 160 maisonnettes.

Folklore Comme c'est le cas pour beaucoup de villes flamandes, les habitants de Lierre sont affublés d'un sobriquet : « schapenkoppen », c'est-à-dire « têtes de mouton ». Selon la tradition, ce sobriquet fut créé lorsque le duc de Brabant, voulant récompenser les Lierrois et leur ayant donné le choix entre le monopole d'un marché au bétail ou la création d'une université, les habitants préférèrent le marché au bétail. Dans la Schapenkoppenstraat, un monument dû à l'artiste lierrois Bertro rappelle la légende.

Personnalités Joris Frans Xaveer Berckmans (mort en 1694), auteur flamand puis échevin Baron Louis Berckmans (1801-1883), médecin et botaniste belge, né à Lierre. Anton Bergmann (1835-1874), écrivain né à Lierre. Jan Ceulemans (1957-), footballeur. Raymond Ceulemans (1937), champion de billard français, né à Lierre. Jan Baptist David (1801-1866), écrivain flamand, né à Lierre. Raymond de la Haye (1882-1914), peintre, né à Lierre. (1480-1538), régent et dernier archevêque de Norvège. En exil à Lierre en 1537 il y meurt en 1538. Michael Goolaerts (1994-2018), coureur cycliste professionnel, né à Lierre. Wim Henderickx (1968-), compositeur belge, né à Lierre. Louis Nauwelaerts (1823-1875), peintre belge, né et mort à Lierre. Nick Nuyens (1980-), coureur cycliste professionnel, né à Lierre. Isidore Opsomer (1878-1967), portraitiste, né à Lierre. Greet Rome, dentellière belge, spécialiste de la dentelle de Lierre Hugo Thijs (1953), coureur cycliste, né à Lierre. Melchior Tieleman (1784-1864), peintre belge, né et mort à Lierre. Félix Timmermans (1886-1947), peintre et écrivain, né et mort à Lierre. Jan Van Beers (1852-1927), peintre. Els Van den Bogaert-Ceulemans (1930), femme politique, née à Lierre. Peter Van De Velde (1967-), acteur, né à Lierre. Emile Verhaert (1902-1958), coureur cycliste belge, mort à Lierre. Willem Verhoeven (1738-1809), poète, dramaturge et historien flamand, né à Lierre. Constant Verschueren (1917-1996), coureur cycliste belge, mort à Lierre. Yanina Wickmayer (1989), joueuse de tennis, née à Lierre. Frans Wouters (vers 1612-?), peintre baroque, né à Lierre. Louis Zimmer (1888-1970), horloger et astronome belge, né et mort à Lierre.

Voir aussi Lisp, village de la commune de Lierre. Ommegang de Lierre

Bibliographie

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Notes et références

Liens externes

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