Le de chasseurs parachutistes (ou ) est reconnu comme le plus ancien des régiments parachutistes français.. Il est constitué en 1943 au Maroc. Il se distingue lors des campagnes de libération de la France, mais également durant les guerres d'Indochine et d'Algérie. Il est basé à Pamiers (Ariège) depuis 1999.

Ce régiment d'élite appartient actuellement à la parachutiste.

Étant l'un des héritiers d'unités parachutistes de l'Armée de l'air, le RCP est le seul régiment parachutiste de l'Armée de terre à conserver les traces de son origine dans l'Armée de l'air ainsi qu'en témoignent les « charognards », symbolisant des éperviers, placés sur les fourreaux d'épaule des uniformes. De même l'insigne de ce régiment provient directement de celui du GIA, Groupement d'infanterie de l'Air, avec une étoile de couleur bleu.

Depuis son départ du camp de Souge, le Régiment de Chasseurs Parachutistes est basé à Pamiers dans l'Ariège.

Création et différentes dénominations Unités parachutistes de l'Armée de l'air Les et ., création des et Groupes d'Infanterie de l'Air (GIA) basés respectivement à Reims et à Baraki près d'Alger. Le , les deux groupes sont dissous à Maison-Carrée, près d'Alger. Le , la CIA de l'Armée de l'air produit la Compagnie parachutiste, affectée à l'Armée de terre.., qui deviendra pour sa part le RCP. En , la commission d'armistice autorise la formation de la compagnie d'infanterie de l'air 1 à Oued-Smar, base de Maison-Blanche près d'Alger, à partir d'effectifs des deux GIA dissous (à ne pas confondre avec une autre unité portant un nom voisin, créée en Angleterre sur instruction du général de Gaulle en et placée sous les ordres du capitaine Georges Bergé : la compagnie d'infanterie de l'air).

Création du RCP Le , la CIA 1 devient le bataillon de chasseurs parachutistes 1 avec quatre compagnies. Le , le BCP 1 devient le RCP qui comprend bientôt dix compagnies réparties en un état-major et deux bataillons. Le , constitution de son Bataillon à base de FFI volontaires. Le , l'unité déjà en Indochine depuis , disparaît en tant que régiment. Les trois bataillons formant corps interviennent alors individuellement durant toute la guerre d'Indochine. Le , le RCP est reformé à Philippeville (Algérie) à partir de son premier bataillon et d'éléments du RHP (Régiment de hussards parachutistes). Il intègre la DP en 1956 puis est transféré, en 1960, à la DP.

Historique des garnisons, campagnes et batailles Garnisons successives

Groupements d'infanterie de l'air : 1937 : Base aérienne de Reims., dans la garnison de Reims 1939 : Base aérienne Pujaut., à Pujaut, près d'Avignon et Base aérienne de Montélimar-Ancône. 1941 : Oued Smar (Algérie) : Base école 724 Fès à Fez, (Maroc).

Création du RCP : : Oujda (Maroc) : Trapani (Sicile, Italie) : Rome (Italie) : Valence (France) : camp d'Avord (France) (Brevet de tous les parachutistes ayant participé à la campagne de France) : Pau (), Bayonne (), camp d'Idron à proximité de Pau () 1946-1947 : Djidjelli (Algérie) 1947-1954 (Guerre d'Indochine) : le RCP est basé à Hanoï 1956-1960 (Guerre d'Algérie) : Fort de l'Eau près d'Alger 1960-1961 (Guerre d'Algérie) : Camp Pehaut à Philippeville 1961-1962 : Moulins-lès-Metz 1962 : Pau (camp d'Idron). 1962-1970 : (camp de Ger) Centre d'instruction (ex CI RCP) 1981 camp pissard Santarelli(le hameau pau) et camp d'idron 1984 : camp de Souge en Gironde 1999 : dans le cadre de la professionnalisation de l'armée, le RCP s'installe à Pamiers dans l'Ariège à la place du RCP qui est dissous.

Seconde Guerre mondiale vignette|upright=0.6|La Médaille militaire de l'adjudant-chef Mespléde (remise le 14 novembre 1940). vignette|Le régiment en Sicile en 1944 avec les soldats américains. vignette|Le monument au col du Ménil. En 1939, alors que débute le second conflit mondial, le GIA s'installe à la base aérienne de Pujaut (Gard) et le GIA à Montélimar.. Réunis, ils constituent un Groupement d'Infanterie de l'Air qui est placé en réserve générale. En mars 1940, ils forment une compagnie de marche qui effectue des missions de corps franc au profit de la alpine. Le , le groupement est replié à la Maison Blanche, proche d'Alger. Il est dissous le sans avoir effectué de saut opérationnel. La compagnie d'infanterie de l'air 1 est constituée en mars 1941, rassemblant des hommes provenant des et GIA (groupes d'infanterie de l'air) à Oued-Smar près d'Alger. Elle est commandée par le capitaine Sauvagnac. le , l'adjudant Guilhemjouan (brevet ) et le caporal Vullierme (brevet ) accompagnent le peloton de démolition du 2/509th Parachute Infantry Regiment, commandé par le lieutenant De Leo, lors du raid sur El Djem, dans la région de Tebessa. L'opération est un fiasco, mais les deux Français font partie des survivants qui en reviennent après de nombreuses péripéties. Ces deux parachutistes sont donc les premiers soldats du futur RCP à avoir effectué un saut opérationnel, suivis le par les seize autres chasseurs parachutistes qui accompagnent le capitaine Boffy ainsi que onze commandos du Bataillon de Choc, pour servir officiellement d'interprètes aux aéroportés de la First AirBorne Task Force du général Frederick, Force Rugby du Débarquement de Provence. En , peu après le débarquement allié en Afrique du Nord, la compagnie 1 embarque pour Fès au Maroc. Le commandement la transforme en BCP (premier bataillon de chasseurs parachutistes) aux ordres du commandant Sauvagnac. Le , le de chasseurs parachutistes est créé toujours aux ordres du commandant Sauvagnac. Calqué sur le modèle américain, le RCP est rattaché à la Airborne Division. Il stationne sur le terrain d'Oujda aux côtés du 505th Parachute Infantry Regiment de l'Armée américaine. : baptême du feu à Ferdrupt dans les Vosges. Intégré à la DB, il parvient sur les lieux de bataille en camions. : prise du col du Ménil, combats de la cote 1008 (un monument a été élevé au régiment) Du 13 au : combats autour du périmètre de Colmar : défense de Strasbourg Du 25 au : prise de Jebsheim (poche de Colmar) : prise de Colmar

Parmi les tués, douze officiers périssent en servant au RCP entre 1943 et 1945..

Guerre d'Indochine Des éléments du RCP sont envoyés en Indochine : deux compagnies en 1946 aux ordres du capitaine Charvet et du capitaine Ducasse, puis deux bataillons (les et de 1947 à 1949) au sein de la demi-brigade de marche parachutiste (DBMP).

En , le arrive en renfort et reste en Indochine jusqu'en 1950, pour y retourner en 1952. Avec à sa tête le commandant Bréchignac, il est parachuté sur Ðiện Biên Phủ le dans le cadre de l'opération « Castor » pour la prise de la position, puis à nouveau, entre le et le , en renfort de la garnison assiégée. Il combat jusqu'à la chute du camp retranché le , s'illustrant en particulier dans la défense du point d'appui « Eliane 1 », où il est pratiquement anéanti, comme la plupart des autres unités parachutistes engagées dans la bataille..

Au total, les différents bataillons du RCP au sein de la DBMP ont effectué 21 opérations aéroportées entre et .

Combats principaux. : , Hải Phòng ; avril-, opération "Papillon" ; , opération "Léa" ; , opération "Castor" ; avril-, Diện Biên Phu.

Guerre d'Algérie Le RCP participe à la guerre d'Algérie de 1952 à 1961..

Il appartient à la DP du au , puis à la DP du au . En , le régiment joue un rôle important et très actif dans la tentative de putsch des généraux.

Sanctionné, il rentre en Métropole en . D'abord stationné à Moulins-lès-Metz, il s'installe ensuite au camp d'Idron à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Le régiment se fait remarquer lors des événements tragiques de la "nuit des paras", qui se sont déroulés dans la nuit du 23 au à Montigny-lès-Metz puis à Metz.

De 1962 à 2000 vignette|upright=0.9|alt=Mannequin vêtu d'un treillis militaire, d'un casque et de chaussures Rangers présentant l'équipement d'un parachutiste : un parachute EPI EPI, une gaine EL 32 et un fourreau d'arme EL 33.|Mannequin présentant l'équipement d'un parachutiste : un parachute EPI, une gaine EL 32 et un fourreau d'arme EL 33.

À partir de , l'unité participe à la mission Diodon au Liban. Le , 56 parachutistes de la du capitaine Thomas périssent dans l'attentat du Drakkar à Beyrouth (Liban)..

À titre exceptionnel et par décret, le fanion de la , présente à Beyrouth et cible de l'attentat du Drakkar, porte la Médaille militaire.

Le , la fourragère aux couleurs de la Légion d'honneur (rouge) lui a été remise dans la cour d'honneur des invalides par le chef d'état-major de l'Armée de terre, cette fourragère remplaçe la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs. Ceci étant dû au fait que les citations obtenues par les bataillons en Indochine sont regroupées.

Depuis 2010, le régiment a été appelé à servir aussi bien pour son entraînement, en Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne, Belgique, au Sénégal, en Guyane (Mission de surveillance de la frontière avec le Surinam, le long du Maroni, et de contrôle des camps de PPDS), à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, Gabon qu'en vertu d'accords avec des États souverains, Tchad et République centrafricaine ou en mission extérieure en Afghanistan, au Cambodge, Côte d'Ivoire, Haïti, Mali

Le , date du du régiment, un mémorial dédié à tous les chasseurs parachutistes morts en service commandé ou pour la France depuis la création du régiment est inauguré au sein du régiment dans son quartier de Pamiers.

À cette occasion, le RCP a reçu des mains du CEMAT, le général Ract-Madoux, la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de la valeur militaire. Le régiment avait déjà reçu deux citations au titre de l'armée pour ses opérations en Afghanistan en 2007 et 2011. Une troisième palme viendra orner cette décoration après les opérations de Serval 1 au Mali en 2013.

Le , des soldats du régiment présents lors de opération Sentinelle au Musée du Louvre à Paris neutralisent un terroriste qui essayait de les poignarder..

Le , lors d'une cérémonie à Pamiers, une nouvelle citation est décernée au titre de la brigade avec attribution de la croix de la valeur militaire pour récompenser ses actions dans le cadre de l'"opération Barkhane" au Mali en 2015. Cette décoration a été remise par le général Bertrand Houitte de La Chesnais, major général de l'Armée de terre (MGAT) et ancien commandant d'unité de la compagnie.

Dans le cadre de la préparation opérationnelle décentralisée (POD), le 1er RCP dispense désormais des formations commandos à destination de ses soldats, validées par le 1er Régiment de parachutistes de choc. Depuis 2021, les stagiaires réussissant les formations proposées se voient décerner un insigne de brevet « Aguerrissement commando » ou « Initiation commando » spécifique au régiment et homologué par le Service historique de la défense.

Depuis sa création, en 1943, plus de hommes du RCP sont morts ou ont été blessés.

Composition actuelle Le régiment se compose de neuf compagnies depuis le . :

Compagnie de Commandement et de Logistique (CCL) : couleur le jaune, devise Compagnie d'éclairage et d'Appui (CA) : couleur le bleu, devise . Elle comprend la SAD (Section Appui Direct), la SRRI (Section Renseignement Robotique de l'Infanterie), la STELD (Section de Tireurs d’Elite Longue Distance), ainsi qu'une section du GCP (Groupement de Commandos parachutistes) ; surnom Compagnie de Combat : couleur le vert, devise , surnom Compagnie de Combat : couleur le rouge, devise , surnom Compagnie de Combat : couleur le noir, devise , surnom . Compagnie de Combat : couleur le gris, devise (), surnom Compagnie de Combat : couleur le bleu azur, devise , surnom Compagnie de Réserve : couleur le rouge et le bleu, devise () Compagnie de Réserve : couleur le rouge et le jaune, devise

Traditions Devise Devise des régiments parachutistes : Devise du régiment : Refrain du régiment : Devises des compagnies : Compagnie de commandement et de logistique (CCL) :