La réserve de faune et de flore du Haut Bandama, créé le , est une réserve naturelle située en Côte d'Ivoire entre les régions du Hambol, Béré et du Poro, plus précisément dans les départements de Katiola, Niankaramadougou, Korhogo et Mankono. Elle s'étend sur . Le nombre de chimpanzés dans cette réserve est estimé à 300 individus.
Histoire La réserve de faune et de flore du Haut-Bandama est créée par décret le . Elle est située entre les régions du Hambol, Béré et du Poro, se localisant centre-nord de la Côte d'Ivoire. La réserve est née de deux forêts classées, dont celle du Haut-Bandama et du Bandama blanc. La réserve est créée dans le but de préserver la forêt sèche, le fleuve Bandama et la savane soudanaise. Elle permet également d'enrichir la faune et la flore sauvages pour des fins scientifiques, éducatives et de loisirs.
À sa création en 1973, La Réserve de Faune et de Flore du Haut-Bandama fait une superficie de mais en , un décret est adopté pour la modification de ses limites, réduisant sa superficie à .
La gestion de la Réserve est confié à l'Office ivoirien des parcs et réserve.
Description La réserve se compose de forêt dégradée d'îlot et galerie le long des rivières. On y trouve également une savane boisée, une forêt claire savane arborée.
La Réserve de Faune et de Flore du Haut-Bandama se situe dans le secteur sub-soudanais, également connu sous le nom de soudano-guinéen. Elle se caractérise par des savanes et des forêts claires typiques de la région soudanaise, mais elle abrite également des îlots parfois vastes de forêts denses sèches, se localisant au sud de la réserve. La végétation est dominée par les Poaceae et les grandes Andropogoneae, telles qu'Androgon gayanus, schirensis, Schizachyrium sanguineum et Laudetia simplex.
On retrouve des chimpanzés dans cette réserve, estimé à 300 individus.
Activité humaine La réserve subit de fortes pressions anthropiques. L'activité humaine de la réserve de faune et de flore du Haut Bandama se présente sous plusieurs formes d’activités dont on dénombre l’orpaillage, l’élevage, l’agriculture, le braconnage, la pêche et la collecte de produits forestiers non ligneux.
Des groupes entiers d'orpailleurs clandestins, principalement des étrangers, se sont installés dans la Réserve, leurs activités causent des dommages importants à la réserve, en particulier sur la rive ouest du fleuve Bandama qui la traverse. Ils y creusent un réseau tentaculaire de galeries et de puits, visibles sur de vastes étendues de la réserve. La pollution engendrée par leurs activités rend la restauration de la végétation naturelle extrêmement difficile, voire impossible dans certains cas. Utilisant des engins et des équipements tels que motopompes, tricycles, barils, groupes électrogènes et broyeurs, ces orpailleurs opèrent de manière intensive et non durable. Ils prélèvent également l'eau du fleuve Bandama pour laver la boue et la terre extraites.
De plus, l'agriculture menée par les populations locales affecte profondément la réserve. L’élevage traditionnel massif s’est développé aux environs de la réserve. Les animaux sont régulièrement conduits dans la réserve pour paître et s’abreuverRapport d’activités trimestriel, Office Ivoirien des Parcs et Réserves. 21 p.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Station d'Écologie de Lamto Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba Aires protégées de Côte d'Ivoire
Liens externes
Aire protégée en Côte d'Ivoire