Michel Ludovic Gaillard, né le à Sorges et mort le aux Castilloux, à Nanthiat, est un ingénieur français.

On lui doit entre autres la construction du pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg (1897-1901).

Biographie Michel Ludovic Gaillard naît le à Sorges, au lieu-dit Poux, de parents domiciliés aux Castilloux, à NanthiatRegistre des naissances de l'année 1838, Sorges, acte 12, vue 9/18, Archives départementales de la Dordogne, consulté le ..

Descendant d’une famille de papetiers, Ludovic Gaillard fait à partir de 1851 ses études au nouveau lycée de Périgueux, dans la section industrielle. Au terme de ces trois années, il rejoint le Corps des ponts et chaussées de la Dordogne en tant qu’assistant du chef de travaux. Maîtrisant les nouveaux outils on lui confie le percement du tunnel de Thiviers, un des premiers en pente et en courbe.

En 1858, il est chef de travaux pour la traversée des Pyrénées sur la ligne d’Irun à Madrid. La compagnie Ernest Goüin et Cie reprend la direction des travaux en 1862, qui seront inaugurés en . Ludovic Gaillard reste alors à la Compagnie, qui réalise la totalité des opérations pour la société Paris-Orléans et dirige de nombreux ouvrages dans le Sud-Ouest, notamment la finalisation des lignes de Périgueux à Tulle, et de Poitiers à Royan.

Il remet en activité de papeterie sur les deux rives de l'Isle, aux Castilloux, à Nanthiat, et à la Brugère à Nantheuil (distantes d'un kilomètre à vol d'oiseau), et fait construire une cité ouvrière entre les deuxGuy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, , .Michel Duvernois, « Une exposition met en lumière Ludovic Gaillard, bâtisseur périgourdin », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

En 1885, il entre au conseil d’administration de la nouvelle Société des Batignolles qu’a créé Ernest Goüin, et poursuit l’expansion du groupe avec des chantiers emblématiques : lignes d’Hanoï à Pékin, de Beyrouth à Damas, en Turquie, Algérie, Tunisie, Égypte, Afrique… sans négliger la France. Il quitte ce poste en 1905, après avoir passé plus de 42 ans à la Société des Batignolles, tout en gardant la réputation d'un ingénieur conseil prisé.

À Périgueux, on lui doit la construction en 1909-1910 de la salle de spectacle Le Palace.

Il meurt le aux Castilloux, à NanthiatRegistre des décès de l'année 1910, Nanthiat, acte 1, vue 1/4, Archives départementales de la Dordogne, consulté le ., et repose au cimetière de Thiviers, en Dordogne.

Distinctions Chevalier de la Légion d’honneur en 1898. Commandeur dans l’ordre de Saint Grégoire. Ordre de Nichan iftikhar de Tunisie. Ordre de l'Osmaniye, remise par le sultan Abdülaziz.

Réalisations notables Ligne Irun-Madrid Ligne Damas-Beyrouth Pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg

Notes et références

Annexes

Bibliographie Archives nationales : Centre des archives du monde du travail (CAMT), cote 89 AQ. François Baudez, Noëlle Duvernois et Patrick Spinosa, préface d'Isabelle Hyvoz, Ludovic Gaillard, bâtisseur périgourdin du , éditions François Baudez, 2024, . Thierry Boisvert, Photographes en Dordogne, T. Boisvert, Périgueux, 2005, . David Lentisco, Cuando el hierro se hace camino. Historia del Ferrocarril en España, Alianza Editorial, Madrid, 2005, . Alexandre Nicolaï, Histoire des moulins à papier du Sud-Ouest de la France - Périgord, Agenais, Angoumois, Soule, Béarn, G. Delmas, Bordeaux, 1935. Rang-Ri Park-Barjot, La Société de Construction des Batignolles, PUPS, 2005, . Antoine de Roquemaurel, Du moulin de Gobiliou aux Papeteries de Guyenne, Pierre Fanlac, Périgueux, 1972. P. Tolmer, Œuvre d’un siècle (1846-1946), la Société de construction des Batignolles, Paris, 1952, in-4°,

Catégorie:Ingénieur français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand Catégorie:Récipiendaire de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Naissance en mars 1838 Catégorie:Décès en janvier 1910 Catégorie:Décès à 72 ans