La tentative de coup d'État de 2024 en république démocratique du Congo survient le à Kinshasa. Menée par Christian Malanga, elle vise le président Félix Tshisekedi et son ministre de l'Économie Vital Kamerhe, mais est rapidement déjouée par les forces de sécurité.
Contexte La tentative de coup d'État se produit au milieu d'une crise politique qui frappe l'Union sacrée de la nation (USN), la coalition au pouvoir menée par l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du président Félix Tshisekedi. La crise tourne autour des élections à la direction du Parlement, initialement prévues pour le , mais reportées par la suite. L'un des hommes politiques ciblés, le ministre de l'Économie Vital Kamerhe, à la tête de l'Union pour la nation congolaise (membre de l'USN), est un allié de Tshisekedi et candidat à la présidence de l'Assemblée nationale.
Déroulement Des combats sont signalés dans la capitale, Kinshasa, aux premières heures du , vers . Des affrontements entre des hommes en uniforme militaire et les forces de sécurité sont signalés à proximité du palais de la Nation, où les assaillants réussissent à entrer, et de la résidence de Vital Kamerhe, mais sont déjoués par ses agents de sécurité. Plusieurs étrangers et conspirateurs présumés sont arrêtés.
Les assaillants arborent un drapeau du Zaïre, déclarent vouloir et scandent lors de la tentative de renversement.
L'armée congolaise est ensuite déployée, notamment avec des véhicules blindés, à Kinshasa et met en place des barrages routiers près du palais de la nation et dans certaines parties de la capitale.
Victimes et quatre assaillants sont tués lors de la tentative de coup d'État.
Enquête Les premiers rapports indiquent que les assaillants sont des membres de l'armée congolaise avant d'établir qu'ils sont liés à Christian Malanga, le leader auto-exilé du d'opposition. Malanga apparaît le matin même sur une vidéo diffusée en direct entouré d'hommes en uniforme militaire et déclare : . Deux procédures judiciaires sont lancées peu après cette tentative de coup d'état. Le procès de ces évènements débute le dans l’enceinte de la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Le , La peine de mort est requise, contre cinquante personnes, dont trois Américains, poursuivies pour la « tentative de coup d’Etat » du . Le ministère public demande également, au tribunal de procéder à la confiscation de tous les objets ayant servi à la commission des infractions, au profit de l’Etat congolais. Le , lors du verdict, trente-sept personnes sont définitivement condamnées à mort. Les accusés sont également condamnés à verser plus de de dollars en dommages et intérêts à l'État congolais.
Réactions L'armée déclare que la tentative est « déjouée » et « sous contrôle ». L'ambassade des États-Unis émet des avertissements de prudence à la suite des affrontements.
Notes et références
Articles connexes Christian Malanga
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