Palicourea alba est une espèce herbacée d'Amérique du sud, appartenant à la famille des Rubiaceae.

Elle est connue en Guyane sous les noms de radié grage, radié serpent, feuille grage (Créole), yawa nami (Wayãpi), zaza patu (Saramaka), et au Suriname sous les noms de Kibri wiwiri ("plante qui cache" en Sranan tongo), Azau zapato ou Zãu zãu patu ("pied d'éléphant" en Saramaca).

Description Palicourea alba est une herbe rampante, s'enracinant aux noeuds, villeuse.

Les feuilles mesurent , avec des pétioles longs de . Les stipules sont persistantes, unies autour de la tige ou parfois sub-interpétiolaires, avec une gaine longue de , 2 lobes par côté, étroitement triangulaires, longs de .

Les inflorescences sont terminales ou parfois pseudoaxillaires, capitées ou subcapitées, avec des pédoncules longs de , un capitule de de diamètre, et des bractées longues de . Les fleurs sont sessiles, avec le limbe du calice long de , profondément lobé. La corolle de couleur crème, comporte un tube long de , et des lobes d'environ de long.

Le fruit ellipsoïde, bleu, mesure . Il comporte 2 pyrènes ventralement avec une crête longitudinale basse, dorsalement lisse.

En 1953, Lemée en propose la description suivante de Palicourea alba :

Répartition Palicourea alba est présent de la Colombie au Brésil, en passant par le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, l'Équateur et le Pérou.

Écologie Palicourea alba est une petite herbe rampante mimétique dont les feuilles brun violet (en raison de la présence d'anthocyanes) ont une couleur très proche de celle de la litière en décomposition, qui pousse dans le sous-bois des forêts ripicoles, forêts de plaine et de montagne, à d'altitude.

Usages En Guyane, les Créoles et les Saramaka le considèrent comme un alexitère majeur pour les personnes travaillant en forêt : les feuilles sont mises en cataplasme sur les morsures de serpents venimeux (ex : Bothrops atrox, Lachesis muta). Les Wayãpi en font un bain fébrifuge.

Palicourea alba est considéré comme une plante magique en Winti au Suriname : elle est censée avoir la propriété de rendre les personnes ou les objets invisibles, ce qui explique sa popularité auprès des trafiquants de cocaïne et explique son prix très élevé sur le marché, et qui fait qu'elle est considérée comme vulnérable à une sur-collecte dans son milieu naturel.

Protologue vignette|gauche|Coffea alba (= Palicourea alba) par Aublet (1775) Fig. 3 : Tapogomea purpurea - On a repréſenté une tige de grandeur naturelle. - 1. Calice & Corolle. - Fig. 4 : Tapogomea alba - 2. Oſſelets. En 1775, le botaniste Aublet a premièrement décrit Palicourea alba sous le nom de Tapogomea alba et en a proposé le protologue suivant :

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Liens externes

Catégorie:Rubiaceae Catégorie:Espèce de Dicotylédones (nom scientifique) Catégorie:Plante décrite par Aublet