Les Deux duos pour sopranos, , sont un ensemble de deux mélodies pour deux voix et piano de Gabriel Fauré : Puisqu'ici bas toute âme (opus 10 ), sur un poème de Victor Hugo, et Tarentelle (opus 10 ), sur un poème de Marc Monnier. Les deux œuvres ont été composées en 1873 et publiées en 1879 par Choudens. Elles sont dédiées aux sœurs Claudie et Marianne Viardot, filles de Pauline Viardot.

Les deux mélodies sont créées lors du concert de la Société nationale de musique, le à Paris, salon neuf (Pleyel), avec les deux dédicataires aux voix.

Puisqu'ici-bas toute âme… vignette|Page de titre de la partition (première édition, Choudens, 1879).

Paroles

Les paroles sont de Victor Hugo et furent écrites le . Fauré n'utilisa pas la totalité du texte dans les paroles chantées, mais coupa la quatrième et l'avant-dernière strophes dans la composition.

Le poème est, en soit, une opinion philosophique de Victor Hugo : « il n’y a rien de beau sans amour ».

Composition La musique est retravaillée à partir d’une composition, jamais publiée, de la première période musicale de Fauré. Cependant, dans le cadre où elle a été retravaillée dix ans plus tard, l’œuvre finale ne peut pas être considérée comme une œuvre de jeunesse de Fauré : ce dernier était bien plus expérimenté. On remarque ainsi que la réécriture a transformé l’œuvre en un duo alors que la première composition était un solo.

Dédicace de l’œuvre vignette|190x190px|Photographie de Pauline Viardot, entre 1860 et 1890. Il dédia cette œuvre à Claudie et Marianne Viardot, sœurs cantatrices. Elles sont issues d’une famille de musiciens : leur mère est la compositrice et cantatrice Pauline Viardot et leur tante est la cantatrice Maria Malibran, toutes deux filles du baryton-ténor et compositeur Manuel Garcia.

Fauré accéda au salon mondain de Pauline Viardot, où des personnalités comme George Sand, Louis Blanc et Gustave Flaubert se réunissaient, grâce à son ami Camille Saint-Saëns : il pouvait ainsi y faire entendre ses compositions.

Fauré était alors fiancé à Marianne Viardot et cette musique est considéré par certains comme une galanterie qu’il lui adresse.

En cela, il aurait suivi ce qu’avait fait Victor Hugo lui-même, en adressant ce poème à sa maîtresse : Juliette Drouet.

Tarentelle vignette|Page de titre de la partition (première édition, Choudens, 1879).

Imitation de la tarentelle Une tarentelle est une danse traditionnelle italienne. Fauré chercha ici à imiter le rythme et l'esprit de danse de la tarentelle en donnant à sa musique un caractère joyeux et allègre.

Mode de la tarentelle L'œuvre de Gabriel Fauré s'inscrit dans une mode de son époque pour les tarentelles. Celle de Liszt, celle de Debussy, et celle de Borris, extraite du ballet-pantomime L'Étoile de Messine le prouvent. vignette|Final de la tarentelle, dans L'Étoile de Messine de Borris, à l'Opéra en 1861. Texte Les paroles sont de Marc Monnier, écrivain suisse et sont extraites de son recueil de poème intitulé Poésies dans lequel le texte de Tarentelle est sous-titré « Chanson de Lauzières ». Fauré utilise le texte suivant :

Références

Liens externes

Catégorie:Mélodie de Gabriel Fauré Catégorie:Œuvre musicale composée en 1873