La prison centrale de Saturraran est une ancienne prison pour femmes de l'Espagne franquiste (1938-1944), située sur la plage de Saturraran de Mutriku, en Guipuscoa, au Pays basque.
Entre et y ont été emprisonnées, dont certaines avec leurs enfants.
Histoire À la fin du , la plage de Saturraran devient une zone d'hôtels de luxe. En 1921, plusieurs édifices sont cédés au diocèse de Vitoria, qui les convertit en séminaire et centre balnéaire estival.
Pendant la guerre d'Espagne, l'armée de la République prend les lieux.
L'établissement est transformé en caserne par les requetés navarrais au printemps 1937. Devant l'afflux de femmes prisonnières à la déroute de l'Armée populaire de la République dans les Asturies et la perte du Front du nord par les Républicains à l'automne 1937, les nationalistes décident d'y créer le une prison pour incarcérer les prisonnières politiques républicaines dans des conditions inhumaines, certaines femmes étant enceintes à leur arrestation. Elle devient la plus grande prison pour femmes du nord de l'Espagne. 156 femmes et 38 enfants (filles et garçons) y meurent.
Utilisée sous la dictature après l'arrivée au pouvoir de Franco en 1939, la prison est démolie en 1944.
Personnalités illustres emprisonnées vignette|Mémorial d'hommage aux prisonnières.|gauche|200x200px
vignette|135x135px|Ángeles Flórez Peón (1918-2024).Dolores Valdés Fernandez (1882-1967), militante des droits des femmes; Urania Mella (1900-1945), femme politique; Josefa García Segret (1900-1986), institutrice; María Bruguera Pérez (1913-1992), militante féministe libertaire; Argentina Rubiera (1914-2007), femme politique; Isabel Martínez Blaya (1914- 1989), femme politique; Nieves Torres (1918-2013), la quatorzième Rose du groupe des fusillées du groupe de résistantes des Treize Roses; Ángeles Flórez Peón (1918-2024), infirmière, soldate de la guerre d'Espagne; Rosario Sánchez Mora (1919-2008), dite La Dynamiteuse, soldate de la guerre d'Espagne.
Mémoire historique L'écrivaine Tomasa Cuevas a recueilli durant son travail de recherche les témoignages de plusieurs détenues, dont Rosario Sánchez Mora, Urania Mella, Josefa García Segret et Ángeles Flórez Peón. En 2011, le destin tragique de ces femmes et de leurs enfants est reconnu officiellement par le Parlement basque.
Références
Voir aussi Articles connexes Plage de Saturraran Prison pour femmes de Durango Prison pour femmes d'Amorebieta Prison pour femmes Chalet Orue Mutriku Condition des femmes en Espagne
Bibliographie
Nicolas Nutten, " L'évangile des ombres", thriller paru en 2025 (Harper Collins) fait référence à cette prison dans ce roman noir. Liens externes
Saturraran Catégorie:Répression durant le franquisme Catégorie:Mémoire historique dans la communauté autonome du Pays basque Catégorie:Guerre d'Espagne Catégorie:Seconde République (Espagne) Catégorie:Mémoire collective Catégorie:Mémorial de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Femme dans la guerre d'Espagne Catégorie:Lieu de mémoire de l'Espagne Catégorie:Mémoire historique de la guerre d'Espagne et de la dictature franquiste Catégorie:Mémorial aux victimes du franquisme Catégorie:Massacre ou atrocité de la guerre d'Espagne Catégorie:Ancienne prison pour femmes en Espagne Catégorie:Histoire des femmes en Espagne Catégorie:Histoire des Basques