La Conférence de haut niveau sur la paix en Ukraine (en allemand : ; en italien : ; en anglais : ) est une conférence internationale destinée à définir les modalités selon lesquelles la guerre russo-ukrainienne pourrait prendre fin. Elle se déroule au Bürgenstock Resort en Suisse, un complexe hôtelier qui a déjà accueilli plusieurs sommets internationaux, les et .. Ouverte par la présidente suisse Viola Amherd, la conférence fait suite à une série de quatre réunions internationales préparatoires.
vignette|Portrait officiel dans le Canton de Nidwald.
Contexte
Proposition ukrainienne en dix points En , le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé un plan de paix en dix points, sur les questions de sécurité nucléaire ; la sécurité alimentaire pour les pays asiatiques et africains ; l'infrastructure énergétique de l'Ukraine ; la libération des prisonniers et le retour des enfants ukrainiens déportés en Russie ; la restauration de la frontière russo-ukrainienne de 1991 ; le retrait des forces russes d'Ukraine ; les poursuites pour crimes de guerre lors de l'invasion russe de l'Ukraine ; la gestion des dommages écologiques provoqués par les combats ; les garanties contre une future agression russe ; une conférence de paix et un traité international. En , Zelensky a appelé les États du G7 à soutenir ce plan.
Conférences préliminaires Quatre conférences internationales visant à la résolution pacifique de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont précédé la conférence suisse de ..
Le , la première réunion s'est tenue à Copenhague, avec des représentants de l'Ukraine, des États du G7, de l'Union européenne (UE), de l'Inde, de l'Afrique du Sud, du Brésil et de la Turquie, dans le but de mobiliser un vaste soutien international en faveur d'un processus de paix, sur la base de la proposition ukrainienne en dix points. Un responsable de la Commission européenne a déclaré qu'un consensus émergeait lors de la réunion sur le futur processus de paix qui devrait être fondé sur les principes d'intégrité territoriale et de souveraineté de la Charte des Nations unies..
La deuxième réunion s'est tenue les 5 et à Djeddah, avec des représentants d'une quarantaine de pays, dont la Chine, l'Inde, les États membres de l'UE, le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, le Mexique, la Zambie, l'Égypte et les États-Unis. Des accords ont été conclus pour créer des groupes de travail sur les thèmes de la proposition de paix ukrainienne en dix points et un groupe d'ambassadeurs. L'objectif d'organiser une réunion des chefs d'État a été « jugé plausible » pour plus tard en 2023.. Selon le Kyiv Post, le plan ukrainien en dix points est « largement » soutenu lors de la réunion.
La troisième réunion a été organisée les 28 et à Malte entre les conseillers à la sécurité nationale de soixante-cinq États d'Europe, d'Amérique du Sud, du monde arabe, d'Afrique et d'Asie..
La quatrième réunion s'est tenue à la mi- à Davos avant le Forum économique mondial, avec la participation de représentants de et organisations internationales, dont dix-huit d'Asie, sans la Chine, et douze d'Afrique. Le coprésident de la réunion, le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, a déclaré que la réunion avait , que ni l'Ukraine ni la Russie n'avaient accepté de concessions territoriales et qu'une réunion de haut niveau n'avait pas été programmée.. Le , à l'issue de la réunion, la présidente suisse Viola Amherd a déclaré que la Suisse envisageait d'organiser une ..
Phase exploratoire et préparatifs Après des entretiens avec Zelensky en , les responsables suisses ont entamé une phase exploratoire de discussions avec des représentants de l'Union européenne, de la Chine, de l'Inde, de l'Afrique du Sud, du Brésil, de l'Éthiopie et de l'Arabie saoudite en vue d'une éventuelle conférence de paix de haut niveau qui « s'appuie » sur la série des quatre conférences préliminaires.
Le , le Conseil fédéral suisse a déclaré que la conférence se tiendrait au Bürgenstock Resort en . Les dates possibles suggérées pour la conférence étaient les 16 et . Les représentants suisses cherchaient à convaincre de nombreux États de participer, Cassis se rendant dans ce but en Chine et en Inde.
Gabriel Lüchinger du Département fédéral des affaires étrangères et Ignazio Cassis étaient responsables des groupes préparant la conférence.
Une réunion entre responsables de la sécurité et de l'administration du G7 et des pays du Sud, sans représentation russe, devait se tenir au Qatar les 27 et en préparation du sommet de juin..
Avant le sommet de juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré fin que les autorités russes avaient pour perturber le sommet, notamment des plans visant à décourager les États de participer..
vignette|gauche|Rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani le .
Objectifs La conférence vise à mener un débat de haut niveau sur une dans le contexte du droit international et de la Charte des Nations unies, et à élaborer des plans pour parvenir à la paix.
Selon le journal , le programme de la conférence comporte des échanges sur la proposition de paix ukrainienne en dix points.
Le Département fédéral suisse des affaires étrangères définit ainsi les objectifs du sommet :
.
Participants Les pays participants en vert (vert clair pour les simples observateurs) et la Russie en rouge.|vignette Mise au point de la participation Au , la participation russe n'était pas claire, tandis que la Chine .
Au , des représentants de et organisations internationales avaient été invités à la conférence.. La participation éventuelle de la Chine a été considérée comme une question clé. Un porte-parole du Département fédéral suisse des affaires étrangères a déclaré qu' était important...
Au , la participation confirmée comprenait celle de chefs d’État et de gouvernement ou d’autres représentants d’Europe (Allemagne, Belgique., Danemark, Espagne, Finlande, France., Géorgie., Italie., Lettonie, Liechtenstein, Pays-Bas, Pologne), d'Afrique (Cap-Vert, Malawi), d'Amérique du Nord (Canada.), d'Amérique du Sud (Argentine) et d'Asie (Inde., Japon.), ainsi que les dirigeants du Conseil de l'Europe, du Conseil européen et de la Commission européenne.. Au , cinquante États avaient confirmé leur participation..
Liste définitive des participants Le , le Département fédéral suisse des affaires étrangères publie la liste des participants ci-dessous.
États Les États simplement observateurs sont marqués d'un astérisque. chef de délégation chef d'État, vice-chef d'État ou chef de gouvernement niveau ministériel envoyé États signataires de la déclaration finale (nc : non concerné) Afrique du Sud Sydney Mufamadi ouinon Albanie oui (président) oui Allemagne Olaf Scholz oui (chancelier) oui Andorre oui (premier ministre) oui Arabie saoudite Fayçal ben Farhan Al Saoud oui non Argentine oui (président) oui Arménie oui non Australie oui oui Autriche oui (chancelier) oui Bahreïn oui non Belgique oui (premier ministre) oui Bénin oui oui Bosnie-Herzégovine oui (président du Collège présidentiel) oui Brésil * oui nc Bulgarie oui (premier ministre intérimaire) oui Canada oui (premier ministre) oui Cap-Vert oui (premier ministre) oui Chili oui (président) oui Chypre oui (président) oui Colombie oui (président) non Comores oui oui Corée du Sud Kisun Bang oui oui Costa Rica oui (vice-président) oui Côte d'Ivoire oui (président) oui Croatie oui (premier ministre) oui Danemark oui (première ministre) oui République dominicaine oui (président) oui Émirats arabes unis oui non Équateur oui (président) oui Espagne oui (président du Gouvernement) oui Estonie oui (première ministre) oui États-Unis d'Amérique Kamala Harris oui (vice-présidente) oui Fidji oui (président) oui Finlande oui (président) oui France oui (président) oui Gambie oui oui Géorgie oui (présidente) oui Ghana oui (président) oui Grèce oui (premier ministre) oui Guatemala oui (président) oui Hongrie oui oui Inde oui non Indonésie oui non Irak oui non Irlande oui (premier ministre) oui Islande oui (premier ministre) oui Italie oui (présidente du Conseil) oui Japon oui (premier ministre) oui Jordanie oui non Kenyaoui (président) oui Kosovooui (présidente) oui Lettonieoui (président) oui Liberia oui oui Libyeoui (président du Conseil présidentiel) non Liechtensteinoui (premier ministre) oui Lituanieoui (président) oui Luxembourgoui (premier ministre) oui Macédoine du Nord oui (présidente) oui Malteoui (présidente) oui Mexiqueoui non Moldavieoui (première ministre) oui Monacooui oui Monténégrooui (président) oui Norvègeoui (premier ministre) oui Nouvelle-Zélandeoui oui Palaosoui (président) oui Pays-Basoui (premier ministre) oui Pérououi oui Philippinesoui oui Pologneoui (président) oui Portugaloui (président) oui Qatar oui (premier ministre) oui Roumanie oui oui Royaume-Uni oui (premier ministre) oui Rwandaoui non Saint-Marinoui oui Saint-Siège * oui nc Sao Tomé-et-Principeoui oui Serbieoui oui Singapour oui oui Slovaquieoui oui Slovénieoui (présidente) oui Somalieoui (président) oui Surinameoui oui Suèdeoui (premier ministre) oui Suisseoui (présidente de la Confédération) oui Tchéquie oui (président) oui Thaïlandeoui non Timor orientaloui (premier ministre) oui Turquieoui oui Ukraineoui (président) oui Uruguay oui oui
La liste comprend cinquante-sept chefs d'État, vice-chefs d'État ou chefs de gouvernement, trente ministres et cinq « envoyés », représentant .
La Russie et la Chine ne sont pas représentées.
Plusieurs organisations internationales sont également présentes :
Organisations Les organisations simplement observatrices sont marquées d'un astérisque. chef de délégation fonction Organisations signataires de la déclaration finale Commission européenne Ursula von der Leyen Présidenteoui Conseil de l'Europe Marija Pejčinović Burić Secrétaire généraleoui Conseil européen Charles Michel Présidentoui Organisation des États américains Luis Almagro Secrétaire général Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe Ian Borg Président Parlement européen Roberta Metsola Présidenteoui Patriarcat œcuménique de Constantinople * Patriarche de Constantinople Organisation des Nations unies * Rosemary DiCarlo Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix
Déclaration conclusive vignette|Communiqué conjoint sur le cadre pour la paix dans trois domaines (sécurité alimentaire, nucléaire et humanitaire):
Au terme du sommet, la plupart des participants publient le un communiqué commun, dont la liste des signataires figure dans le tableau des participants (cf supra)Déclaration finale : .
Dans ce communiqué, les signataires déclarent que [...] .
Les signataires déclarent partager .
Réactions La Russie réagit dès le ; le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, déclare que et que https://www.tdg.ch/burgenstock-moscou-reagit-au-sommet-pour-la-paix-en-suisse-152852860207.
Le , le ministère des affaires étrangères turc demande des explications à la Suisse quant à la participation du Patriarche Bartholomée Ier de Constantinople à ce sommethttps://orthodoxtimes.com/turkish-foreign-ministry-reacts-to-ecumenical-patriarchs-participation-in-ukraine-summit-in-switzerland/, considérant que son statut ne lui permet pas de participer à ce genre d'évènementhttps://trtafrika.com/turkey/turkiye-denies-meeting-of-foreign-minister-and-greek-orthodox-patriarch-18175146.
Notes et références
Liens externes
Paix en Ukraine Catégorie:2024 en Suisse Catégorie:Juin 2024 Catégorie:Processus de paix de la guerre russo-ukrainienne