L'oratoire Notre-Dame-de-la-Délivrance ou Notre-Dame-de-Paris, aussi dit de la Petite-Bonne-Vierge ou de la Petite-Bonne-Dame et parfois désigné comme chapelle, est une niche catholique située dans la forêt de Fontainebleau, en France.
Situation géographique Le monument est situé sur la route des Ligueurs, près du carrefour de Paris où sept autres routes forestières se croisent avec la route départementale 607, au centre-nord-ouest de la forêt de Fontainebleau et du territoire communal de Fontainebleau. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Histoire D'après le sylvain Charles Colinet, la fondation de l'oratoire aurait été motivée par une histoire similaire à celle du cavalier d'Auberon, qui, renversé sur son cheval dans la descente de la croix d'Augas, survit à son accident grâce à un « miracle », auquel la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours rend hommage. Mentionné pour la première fois dans l'ouvrage d'Antoine-Laurent Castellan sur Fontainebleau publié en 1840, le petit monument devient à la fin du siècle croissante. La niche est alors régulièrement entretenue par qui remplacent les couronnes détériorées. Colinet témoigne ainsi : . Contrairement à ce qu'affirme Colinet cependant, la niche subit des vandalismes, ce qui pourrait expliquer qu'elle ait été puis comme l'indiquent les écriteaux qui lui ont été joints, suggérant une origine plus ancienne. D'après un « vieux de la ville », c'est vers 1852 ou 1853 que le dénommé Dubot (un cordonnier tenant un magasin de chaussures dans la rue Grande, à droite de l'hôtel de ville) aurait accompli un vœu en remplaçant, par ses soins et à ses frais, la niche vandalisée lors de la révolution de 1848.
En , la niche est trouvée gisante avec quelques couronnes, une chute attribuée à des vandales. Le de la même année, jour de l'Ascension, l'épouse de Charles Colinet qui continue l'œuvre des sylvains, replace le petit monument sur l'arbre, également par ses soins et à ses frais ; elle y insère l'inscription des deux prédécents replacements suivis par le sien.
Par ailleurs, dans la première moitié du , des cicérones (guides touristiques) parisiens pour Anglais inventent la légende fantaisiste suivante :
D'autres excusionnistes (pour certains des agences Thomas Cook) pour les Anglais, passant en autocar à la fin des années 1920, mentionnent un et, d'après L'Abeille de Fontainebleau, .
L'oratoire est brisé lors d'une tempête de neige, le . Début automne, la Société des amis de la forêt de Fontainebleau étudie un projet permettant de le , prévoyant une inauguration dans les derniers jours d'octobre. La cérémonie d'inauguration de la niche replacée a ainsi lieu le , à aux côtés d'une assistance nombreuse. Le monument renferme ainsi l'ancienne statuette et la nouvelle de remplacement offerte par la Société, avec l'abri peint à ses couleurs . Plusieurs discours sont prononcés avec des prières et la cérémonie est conclue avec le chant d'un cantique à la Vierge ; cet événement-« pèlerinage » marque par ailleurs la reprise des activités des Amis de la forêt de Fontainebleau durant l'Occupation.
Structure Accroché en hauteur à un hêtre, le monument consiste en un qui abrite une petite statue de la Vierge Marie. Elle a, par le passé, été accompagnée de deux écriteaux cloutés à l'arbre : et . En 1912, Adolphe Retté note que ; en 1919, on y note des cierges en bois à côté et de multiples couronnes.
Références
Bibliographie
Annexes
Articles connexes Cimetière de Fontainebleau Montjoie (pierre)
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