LAspirant Herber est l’un des sept contre-torpilleurs de construits pour la marine française dans la première décennie du . C'est le second bâtiment à porter le nom de l'aspirant Eugene Marie Herber mort durant le siège des légations occidentales de Pékin le .

Conception La classe Spahi était moitié plus grande que la pour correspondre à l’augmentation de la taille des destroyers étrangersSmigielski, p. 202. LAspirant Herber avait une longueur entre perpendiculaires de 64 mètres, une largeur de 6,6 mètresCouhat, p. 95 et un tirant d'eau de 2,3 mètres. Les navires avaient un déplacement de 530 à 550 tonnes à pleine charge. Leur équipage comptait 77 à 79 officiers et hommes du rang.

LAspirant Heber était propulsé par deux moteurs à vapeur à triple expansion, chacun entraînant un arbre d'hélice à l’aide de la vapeur fournie par quatre chaudières Guyot. Les moteurs ont été conçus pour produire 7500 chevaux (5600 kW) qui devaient donner à la classe Spahi une vitesse de 28 nœuds (52 km/h). Au cours de ses essais en mer, lAspirant Herber a atteint une vitesse de 28,25 nœuds (52,32 km/h). Les navires transportaient suffisamment de charbon pour une autonomie de 1000 à 1200 milles marins (1900 à 2200 km) à une vitesse de croisière de 10 nœuds (19 km/h)Couhat, pp. 95-96.

L’armement principal des navires de la classe Spahi consistait en six canons de 65 millimètres modèle 1902 en affûts simples, un à l’avant et un à l’arrière des superstructures, les autres étaient répartis au milieu du navire. Ils étaient également équipés de trois tubes lance-torpilles de 450 millimètres. L’un d’eux était dans un affût fixe à l’avant et les deux autres étaient sur des affûts rotatifs simples au milieu du navire.

Carrière LAspirant Herber a été construit par l’Arsenal de Rochefort et a été lancé le . Il a été achevé en Couhat, p. 96. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en , lAspirant Herber est affecté à la escadrille de torpilleurs de la navale.

Au cours des phases préliminaires de la bataille d'Antivari le , les , et flottilles de contre-torpilleurs sont chargées d’escorter le gros de la navale tandis que les , et flottilles escortent les croiseurs cuirassés de la escadre légère et deux croiseurs britanniques. Après avoir réuni les deux groupes et repéré le croiseur protégé austro-hongrois et le destroyer , les contre-torpilleurs français ne jouèrent aucun rôle dans le naufrage du croiseur, bien que la ait été envoyée à la poursuite infructueuse du Ulan. Après avoir brisé le blocus austro-hongrois d’Antivari (connu sous le nom de Bar), le vice-amiral Augustin Boué de Lapeyrère, commandant de la navale, décida de transporter des troupes et des fournitures jusqu’au port, escorté par la légère et les et de destroyers pendant que le reste de la navale bombardait le la base navale austro-hongroise de Cattaro, au Monténégro. Quatre jours plus tard, la flotte assure l’évacuation de Danilo, prince héritier du Monténégro, vers l’île grecque de Corfou. La flottille escorte plusieurs petits convois chargés de fournitures et d’équipements jusqu’à Antivari, à partir d’octobre et jusqu’à la fin de l’année, toujours couverts par les plus grands navires de l’armée navale dans des tentatives futiles d’attirer la flotte austro-hongroise dans la bataille. L’armée navale attaqua Lissa et l’île de Lastovo le , le contre-torpilleur Lansquenet entrant dans le port de Vis et extorquant une rançon aux habitants de la ville, afin que les Français ne bombardent pas la ville. En partant, les Français bombardent à nouveau le phareFreivogel, pp. 98-100, 117-121 ; Prévoteaux, I, pp. 27, 55-56, 59-62.

Le torpillage du cuirassé français Jean Bart le provoque un changement de tactique française, car les cuirassés sont trop importants pour risquer de les exposer à une attaque sous-marine. Désormais, seuls les contre-torpilleurs escorteraient les transports, couverts par des croiseurs à une distance de 20 à 50 milles (32 à 80 km) des transports. Le premier convoi de 1915 à destination d’Antivari arriva le et d’autres furent effectués jusqu’au dernier les 20 et . Après que l’Italie ait signé le pacte de Londres et déclaré la guerre à l’Empire austro-hongrois le , lAspirant Herber était toujours affecté à la flottille lorsque cette unité a été transférée à la de torpilleurs et de sous-marins de la basée à Brindisi, en ItaliePrévoteaux, I, p. 113 ; Roberts, p. 389.

Il était l’un des cinq contre-torpilleurs qui escortèrent en le cuirassé pré-dreadnought Charlemagne depuis Bizerte, en Tunisie française, jusqu’à ToulonJordan & Caresse 2017, p. 279.

Notes et références

Bibliographie . . . . . . .

Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Contre-torpilleur de la Marine française Catégorie:Destroyer de la Première Guerre mondiale Catégorie:Navire construit à Rochefort (Charente-Maritime) Catégorie:Bateau lancé en 1912