Endothenia gentianaeana est une espèce d'Insectes lépidoptères (papillons) de la famille des Tortricidae.
Description Son envergure est de 15 à . Les adultes prennent leur envol en juin et juillet en Europe de l’Ouest.
Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Endothenia gentianaeana (Hübner, 1796-1799). L'espèce a été initialement classée dans le genre Tortrix sous le protonyme Tortrix gentianaeana Hübner, 1796-1799.
Endothenia gentianaeana a pour synonymes : Olethreutes gentiana Hübner, 1810 Apotomis gentianana Hübner, 1825 Endothenia adelana (Rebel, 1892) Endothenia desertana (Staudinger, 1880) Endothenia eremodora (Meyrick, 1932) Endothenia gentiana (Hübner, 1809) Endothenia gentianana Hübner, 1825 Endothenia oxybiana (Millière, 1874) Endothenia sellana (Frölich, 1828) Eucosma eremodora Meyrick, 1932 Grapholitha desertana Staudinger, 1880 Olethreutes gentiana (Hübner, 1810) Penthina gentianana (Hübner, 1825) Penthina oblongana subsp. adelana Rebel, 1892 Penthina oblongana var. adelana Rebel, 1892 Penthina sellana subsp. oxybiana Milliere, 1874 Penthina sellana var. oxybiana Millière, 1874 Penthina sellana (Frölich, 1828) Tortrix gentianaeana Hübner, 1796-1799 Tortrix sellana Frölich, 1828
Bioécologie Prédation
La larve se nourrit du cœur de la fleur de Dipsacus fullonum (un cardère). Elle est susceptible d’être confondue avec Endothenia marginana : le caractère décisif permettant de les distinguer est l’absence de peigne anal chez gentianaeana, présent chez marginana« Endothenia gentianaeana (Hübner [1799)] », consulté le 4 juin 2024..
Répartition et habitat
On la trouve dans la plus grande partie de l’Europe, jusqu’à la Corée et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Amérique du Nord et à Hawaï.
Elle est présente dans toute la France depuis le PaléolithiqueMNHN & OFB, « Endothenia gentianaeana (Hübner, 1799) », Inventaire national du patrimoine naturel, consulté le 3 juin 2024..
Utilisation
François-Joseph Cazin signale que la consommation de ce ver peut calmer les douleurs dentairesFrançois-Joseph Cazin, « Traité pratique et raisonné de l’emploi des plantes médicinales indigènes », Paris : Asselin, 1868 (3 édition), 276..
Cette espèce a été proposée comme agent de lutte biologique par des chercheurs slovaques en 2003-2004, les cardères pouvant avoir un aspect invasif hors de leur biotope, comme au Midwest. Le fait qu’elle soit inféodée au cardère limite les risques liés à l’introduction d’une nouvelle espèce qui pourrait s’attaquer à des plantes non-visées. En élevant cette chenille dans leurs recherches, ils ont pu la retrouver sur presque 100% des cardères du champ expérimental. Malgré ces résultats, l’USDA n’a pas approuvé l’introduction de cette chenille par une décision de , et il ne semble pas que cette admission soit à nouveau soumise à examen.
Liens externes
Images Fauna Europaea
Notes et références
Catégorie:Espèce d'insectes (nom scientifique) Catégorie:Zoothérapie Catégorie:Médecine traditionnelle Catégorie:Analgésique Catégorie:Insecte décrit en 1796 Catégorie:Taxon décrit par Jacob Hübner