Le Branlebas est un torpilleur de construit pour la marine française et mis en service en 1938. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été saisi par le Royaume-Uni en et fait naufrage en décembre de la même année.

Conception Le Branlebas était un torpilleur léger dit de "600 tonnes" , d’une longueur de 80,7 m, une largeur de 7,96 m et un tirant d'eau de 3,07m. Son déplacement était de 610 tonnes, et 708 tonnes en pleine charge. Sa propulsion reposait sur 2 chaudières Indret au fioul, 2 turbines à vapeur à engrenages Rateau-Bretagne, et 2 arbres d'hélice terminés par une hélice tripale. Sa puissance de 22000 chevaux lui donnait une vitesse maximale de 34,5 nœuds. Il emportait 90 à 170 tonnes de mazout lui donnant un rayon d'action de 1800 nautiques à 18 nœuds, ou 1500 nautiques à 20 nœuds, ou 700 nautiques à 34,5 nœuds. Son artillerie se composait de 2 canons de 100 mm modèle 1930 en 2 tourelles simples, une sur la plage avant, la seconde sur le roof arrière chacune approvisionnée à 150 coups, 2 canons antiaériens de 37 mm, 4 mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm/76 modèle 1929 antiaériennes (2 x 2 canons jumelés), 2 tubes lance-torpilles de 550 mm en un affût double, un grenadeur de sillage avec 10 grenades et une torpille remorquée Ginocchio. débarquée en 1939. Son équipage était de 92 hommes : 5 officiers, 15 officiers mariniers, 85 quartiers-maîtres et matelots.....

Carrière Le Branlebas est construit au Havre par les Chantiers et Ateliers Augustin Normand.. Mis sur cale le , il est lancé le , armé pour essais le , et reçoit son armement définitif le . Mis en service le , il est affecté à la 11e division de torpilleurs (DT) de Cherbourg.. Il effectue un carénage dont il sort le . Durant la campagne de Pologne en 1939, les torpilleurs légers dont il fait partie effectuent dans la Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque, ainsi que de nombreux exercices d'entraînement en Manche et en Mer du Nord. Durant la campagne de France en 1940, il mène plusieurs combats contre les Allemands, notamment leur aviation. Il participe à l’évacuation du camp retranché de Dunkerque (opération Dynamo). Lors de celle-ci, il recueille le une centaine de naufragés du torpilleur Bourrasque, qui est coulé au large d'Ostende (Belgique) après avoir quitté Dunkerque.. Le Branlebas est le dernier navire français à quitter Dunkerque, le , à la fin de l’évacuation. Il rallie le Cherbourg, d’où il continue ses patrouilles. Cherbourg étant sur le point de tomber aux mains des Allemands, la 11e DT se réfugie en Grande-Bretagne, dans la rade de Spithead, où le Branlebas arrive le . L'armistice entre en vigueur le . Le , lors de l'opération Catapult, le Branlebas est à quai dans l'arsenal de Portsmouth où il est saisi par les Britanniques. Il est réarmé par la Royal Navy, avec un équipage mixte franco-anglais. Jusqu’en , il effectue des missions d'escorte de cargos.

Le Branlebas coule le au cours d'une tempête dans la Manche, au large du Cap Lizard, à 25 nautiques au sud sud-ouest d'Eddystone. Il se casse en deux et coule immédiatement avec son commandant, Hugh Charles James McRea et presque tout son équipage. Seuls trois survivants seront recueillis, quatre jours plus tard. Le point faible de ces petits torpilleurs très rapides était leur faible largeur, combinée au décrochement du pont au-dessus des chaudières (qui étaient assez hautes) qui fragilisait la poutre navire au niveau de l'arrière de la teugue. Ce défaut était connu des Français, qui en tenaient compte, mais pas des Britanniques. On soupçonne cette faiblesse structurelle d'être à l'origine de la perte du Branlebas. Son épave repose à 69 mètres maximum de profondeur.

Notes et références

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