Edmundo González Urrutia, né le , est un homme politique, diplomate et analyste politique vénézuélien, membre de l'opposition à Nicolás Maduro. Il est ambassadeur du Venezuela en Algérie puis en Argentine quand Hugo Chávez est président. Il siège au comité de rédaction d'. Écarté de ses responsabilités, il rejoint l'opposition au chavisme.

En 2024, alors qu'il est président de la Table de l'unité démocratique, il est candidat pour l'élection présidentielle contre Nicolás Maduro, au nom de l'alliance politique Plateforme unitaire. Edmundo González Urrutia et l'opposition au pouvoir chaviste revendiquent la victoire alors que le Conseil national électoral valide la victoire du président sortant. Le , la justice vénézuélienne émet un mandat d’arrêt contre Edmundo González Urrutia. Il quitte le Venezuela le pour se réfugier en Espagne. Il est reconnu par l'opposition et plusieurs pays comme le président légitime du Venezuela.

Biographie Edmundo González Urrutia est né à La Victoria où il suit ses études. Puis, il est diplômé de l’université centrale du Venezuela en relations internationales.

Carrière diplomatique

Il occupe le poste de vice-ministre des Affaires étrangères dans le deuxième gouvernement de Rafael Caldera. .

Il est ambassadeur en Algérie au début des , puis en Argentine entre 1998 et 2002. . En 1999, alors qu'Hugo Chávez, de la révolution bolivarienne, est président, Edmundo González Urrutia est ambassadeur en Argentine, il sollicite le président argentin Carlos Menem afin que le Vénézuela puisse intégrer la zone de libre-échange du Marché commun du Sud, le Mercosur. . Puis, il est , il rejoint l'opposition à Hugo Chávez tout en restant discret et sans jamais se présenter à des élections.

Carrière politique Lors de la préparation de l'élection présidentielle vénézuélienne de 2024, la candidate Maria Corina Machado, vainqueur des primaires de la Plateforme unitaire, est condamnée, par le pouvoir en place, à un an d’inéligibilité, ce qui l’empêche de se présenter à l'élection présidentielle. Elle est remplacée par Edmundo González Urrutia dont l'inscription est validée par les autorités vénézuelliennes... María Corina Machado lui apporte son soutien. .

Selon un sondage de l’institut Datincorp, réalisé en , Edmundo González Urrutia obtient 50 % des intentions de vote, contre 18 % pour l'actuel président Nicolás Maduro. . À l'issue du vote, le pouvoir en place annonce la réélection de Nicolás Maduro avec 51,20 % des voix (5.150.092 voix sur 10.058.773) contre 44,20 % (4.445.978 voix sur 10.058.773) pour Edmundo González Urrutia. Ce résultat est reconnu par la Russie et la Chine et des pays alliés du pouvoir comme Cuba, le Nicaragua, le Honduras et la Bolivie. Par contre, l'opposition annonce une fraude électorale et réfute les résultats officiels. Neuf pays d’Amérique latine demandent un . . Edmundo González Urrutia déclare : . Alors que des manifestations contre le pouvoir chaviste font plusieurs morts, González Urrutia et María Corina Machado n'appellent pas à manifester, mais demandent plutôt aux gens d'être présents dans les centres de vote jusqu'à ce que les enregistrements des votes soient publiés.. Cependant, le Conseil national électoral (CNE) valide le la victoire de Nicolás Maduro avec 52 % des voix, mais sans publier le décompte exact des voix et les procès-verbaux des bureaux de vote. Le se justifie de cette non publication en expliquant être victime d’une attaque informatique..

L'opposition affirme avoir remporté la présidentielle du avec 67 % des voix en publiant comme preuve les procès-verbaux des bureaux de vote (réfutés par Maduro) obtenus grâce à ses scrutateurs. Edmundo González Urrutia et María Corina Machado appellent l’armée, pilier du pouvoir, à se ranger « du côté du peuple ». Une enquête criminelle est alors engagée le contre eux, en particulier pour . .

Edmundo González Urrutia vit, depuis le début , dans la clandestinité pour se protéger. . Il refuse de répondre à la convocation de la Chambre électorale du Tribunal suprême de justice (TSJ), un organe contrôlé par le pouvoir à qui Maduro a confié un audit en réponse aux plaintes de l'opposition pour fraude et à la demande de présentation des enregistrements physiques des votes. L’opposition soutient que le est incompétent pour résoudre les différends électoraux. . González Urrutia déclare : . .

Alors que les manifestations font selon des ONG de défense des droits de l’homme avec arrêtées selon Nicolás Maduro, Edmundo González Urrutia demande au pouvoir chaviste, dans une vidéo publiée le , la fin des violences et la libération des personnes arrêtées. Le , la justice vénézuélienne émet un mandat d’arrêt envers Edmundo González Urrutia après que ce dernier a refusé de répondre à trois convocations de la justice qui voulait l’interroger sur le site Internet de l’opposition qui le désigne comme vainqueur de la présidentielle. . Selon le parquet vénézuélien, il s'agit d'un ...

Après s'être réfugiés à l'ambassade d'Espagne, Edmundo González et son épouse Mercedes quittent le Venezuela le pour l’Espagne, qui leur accorde l’asile. Le régime vénézuélien leur a délivré des sauf-conduits « dans l’intérêt de la paix »..

Le , une coalition d’eurodéputés de droite et d'extrême droite adopte (, ) une résolution reconnaissant Edmundo González Urrutia, en tant que du Venezuela..

En 2024, avec María Corina Machado, il reçoit le prix Sakharov..

Il annonce le vouloir revenir au pays pour prendre ses fonctions le .. Le , le gouvernement vénézuélien offre une récompense de pour son arrestation..

Après l'enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis le , María Corina Machado appelle Edmundo González Urrutia à assumer la présidence de la République. Il se déclare prêt le faire. Le président français, Emmanuel Macron, lui apporte son soutien.

Vie privée Mercedes López se marie à Edmundo González Urrutia à l'âge de , après de vie commune, alors qu'il est troisième secrétaire de l'ambassade du Venezuela en Belgique. Ensemble, ils ont et . .

Références

Liens externes

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