Guy de Chieusses de Combaud Roquebrune ( à Paris- ) est un résistant, officier français, chef d'entreprise, mort au combat.

Biographie Guillaume (dit Guy) Louis Antoine de Chieusses de Combaud Roquebrune, fils de Jean de Chieusses de Combaud Roquebrune et de Marie Thénard, est né le à Paris.

Il épouse le à Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) Ghislaine de Menthon (1904-1993), d'où six enfants, dont l'acteur de cinéma Jean Sorel.

Il prépare Saint-Cyr, mais un grave accident l’empêche de s'y présenter. Il achète alors la l'imprimerie FERRAN à Marseille, alors en difficulté, qu'il remonte grâce entre autres à l'appui du baron Louis Thénard, son oncle, directeur du journal Le Bien public à Dijon.

Il participe à la guerre comme brigadier, est démobilisé, entre en Résistance dès 1940 et imprime la nuit dans son imprimerie les journaux clandestins, notamment Liberté journal qu'il fonde avec son beau-frère, François de Menthon, Combat, ainsi que des tracts. Il impressionne ceux qui le rencontrent : "homme superbe (...) d'une belle distinction, assez grand, aux traits acérés et aux yeux d'un bleus intense. Il était très sympathique, ouvert et chaleureux". Pour ceux qui l'on croisé au combat, « il avait les qualités et l'allant d'un véritable chef. » Pour d'autres, il constitue, « la meilleure réplique, la meilleure représentation, au , de ce que pouvait être un chevalier chrétien au , avec toutes ses qualités et bien peu de défaut. Il était unanimement aimé de tous ceux avec qui il était en contact, aussi bien de ses soldats que de ses ouvriers, aussi bien de ses parents que de ses amis et relations. »

Après son arrestation par les Allemands, il est emprisonné au fort Saint-Nicolas (Marseille) d'où il est libéré après quelques jours. Il rejoint l’Espagne, où il est emprisonné au camp de Miranda où il fait la grève de la faim, puis de Jaraba en compagnie du général Gabriel Cochet ; mis en liberté surveillée, il s'évade, caché dans la coffre de l'attaché militaire anglais qui le conduit jusqu'à Gibraltar.

Le , il rejoint l’Angleterre.

À Londres, en tant qu’officier de réserve, il entre à l’état-major des Forces françaises libres, puis, demande à suivre l’entraînement des parachutistes où il est nommé lieutenant.

Il fait la connaissance de Churchill, et acquiert une « grande influence sur les milieux de Londres. »

thumb|alt=Deux hommes dans une Jeep armée d’une mitrailleuse, l’arrière du véhicule est chargé à bloc de matériel|Une Jeep du SAS armée d’une mitrailleuse Vickers K. II conçoit la mission « Newton » consistant à être parachuté en France, s’infiltrer à travers les lignes allemandes pour renforcer les maquis.

Avec le grade de lieutenant, il prend le commandement d’un escadron du 3e SAS équipé de 19 jeeps, chacune armée de 4 mitrailleuses, composé de 6 officiers et . Il débarque le près de Courseulles-sur-Mer en Normandie.

Après avoir progressé avec une colonne américaine, il sépare son escadron en deux : 11 jeeps vers la région nantaise et la Vienne et 8 jeeps sous son commandement vers la Saône. Il progresse de nuit par petites routes, traversant la Loire à gué, passe dans les régions d’Orléans et de Montargis. Au sud d’Auxerre. Il sépare encore son détachement en deux, 4 jeeps à travers le Morvan et les 4 autres avec lui.

Le , regroupant les deux derniers groupes avec 8 jeeps il atteint son but : La Vineuse, au nord-ouest de Cluny, siège du PC de la Résistance en Saône-et-Loire. Après avoir reçu ses ordres de son chef de corps SAS, le commandant Pierre Chateau-Jobert dit « Conan », il installe le son PC à Tallant.

Il effectue des coups de mains et des accrochages contre les forces allemandes en repli, à Saint-Ambreuil, Dracy-le-Fort, Charrecey. Le son détachement participe à une importante embuscade entre Senozan et Saint-Jean-le-Priche.

Le , il participe à la bataille de Sennecey-le-Grand où le groupe inflige de lourdes pertes aux allemands (plus de trois cents morts et de nombreux véhicules détruits). Il est tué avec 9 de ses hommes. Selon le témoignage de résistants, il avait reçu plusieurs balles et lui comme ses hommes « avaient tous une balle dans la nuque ».

Il est enterré à la chapelle de La Ferté, puis au cimetière de Talmay, à côté du château de Talmay en Côte-d'Or.

Décorations et hommages

(pour une citation à l'ordre de l'armée) (décret du )

Il est cité à l’ordre de l’Armée aérienne et nommé capitaine des FFL à titre posthume. Il reçoit à titre posthume la croix de chevalier de la Légion d’honneur, la croix de guerre avec palme et la médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 24/04/1946 publié au JO le 17/05/1946).

Une stèle à sa mémoire a été dressée à l’endroit de sa mort. À Marseille une rue porte son nom. vignette|Rue Guy-de-Combaud Roquebrune vignette|Plaque commémorative Guy de Combaud Roquebrune à Marseille (7)

Ouvrages

Testament spirituels à mes ouvriers, in-16, 32 p, imp. Jobard, Dijon, 1945 Notes écrite d'Angleterre de 1943 à 1944 à l'intention de sa femme Ghislaine de Menthon Imprimerie SEMCO, Dijon, 1981.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie André Montaron, Le maquis de Corlay, Contribution à l'histoire de la Résistance en Saône-et-Loire, suivie de témoignages inédits sur Büchenwald, Dachau, Montluc, FenniXX, 2003, Louis-Henri Nouveau, Des capitaines par milliers : Retour à Gibraltar des aviateurs alliés abattus en 1941-42-43, Calman-Lévy, 1958, rééd. FeeniXX, Mireille Nathan-Murat, Roger Nathan-Murat, Lily Nathan-Murat, Poursuivi par la chance, de Marseille à Buchenwald : mémoires partagées 1906/1996 : dialogue avec Roger & Lily Nathan-Murat, L'Harmattan, 1996,

Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

Mémorial des parachutistes SAS et SAS; Fondation de la France Libre Musée de la Résistance en ligne Maison de la Résistance et de la Libération du Chalonnais

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