Ourida Meddad, née le à Alger et morte le à Alger, est une indépendantiste algérienne.

Biographie

Fille unique., Ourida Medad est née le à Alger.. Sa famille, pauvre, émigre depuis Tigounatine. en Kabylie, vers la casbah d'Alger. Elle suit des études primaires en 1947, qu'elle arrête du fait du poids des traditions, avant de suivre les cours de l'association islamique Essabah, puis étudie dans centre professionnel pour apprendre la couture..

En 1956, trois indépendantistes se rendent à son domicile à Bab Jdid pour l'enrôler au sein du Front de libération nationale (FLN). Malgré l'opposition de son père, elle accepte leur demande et prend le nom de guerre de Maryam. Elle devient agent de liaison dans la Zone autonome d'Alger, chargé de transporter messages et lettres, elle est arrêtée à l'été 1957 par l'armée française. Détenue dans une école de la Casbah située rue Sarouy, nue et attachée sur une chaise, elle est torturée au chalumeau jusqu'à tard dans la nuit par les parachutistes du général Massu.

Épuisée, et confrontée à l'absence d'empathie de ses tortionnaires qui lui ordonnent de se déshabiller de nouveau, Ourida Meddad meurt défenestrée du premier étage et meurt le .

Les causes de son décès font débat. Alors que certaines sources affirment qu'elle aurait été jetée par les soldats, les autres prisonniers affirment l'avoir vue se jeter pour abréger ses souffrances. Ses geôliers auraient déclaré en l'injuriant Chawki Amari, .. Yacef Saâdi déclare à son sujet qu'elle , mais . Pour la journaliste française Florence Beaugé, son geste est , qu'il s'agisse d'un suicide plutôt que d'un meurtre n'a aucune importance vu que qu'elle a enduré.

Sa famille, qui se rend à la morgue pour reconnaître son corps, y découvre des traces de brûlures sur sa poitrine, aux pieds et aux mollets. Elle est inhumée au cimetière El Kettar.

Ses parents meurent de chagrin, d'abord sa mère six mois plus tard, suivie de son père, quelques années plus tard. Une de ses cousines prénomme sa fille en son honneurMa soeur Ourida la défenestrée de l'école Sarrouy, interview de Florence Beaugé, El Watan.

Hommages L'école Sarrouy d'Alger où la jeune fille a été torturée a été renommée école Ourida Meddad. Son nom est également donné à un boulevard de la casbah d'Alger et à un lycée d'El Harrach.

Le , le président de la République Liamine Zéroual lui décerne la médaille de l'Ordre du Mérite national à titre posthume.

Mustapha Boutadjine a peint son portrait en 2011.

Décorations 50x50px Athir de l'ordre du Mérite national d'Algérie.

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Notes et références

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