La raffinerie de Bordeaux est située sur la commune d'Ambès dans le département de la Gironde sur la rive droite de la Garonne, à du Bec d'Ambès, en amont du confluent avec la Dordogne. Le conseil d'administration d'Esso Standard Société anonyme française, décide de sa construction au printemps . Elle entre en service en Esso Standard, Société anonyme française, Rapport annuel 1956, p. 10, col. 1 ; Rapport annuel 1959, p. 12, col. 1..
Caractéristiques à la mise en service La raffinerie est édifiée sur un terrain de , étendu en longueur sur la rive droite de la Garonne, assez marécageux, qu'il a fallu surélever et étayer. Au plus fort des travaux le chantier compte jusqu'à . Elle dispose d'un appontement privé et d'une rampe de chargement ferroviaire.
Elle est alimentée à 90% en pétrole brut, à faible teneur en soufre, provenant des puits découverts et exploités par Esso-REP à Parentis-en-Born grâce à un pipeline de , prolongé de vers les Docks des pétroles d'Ambès afin d'alimenter la raffinerie Elf d'Ambès ..
Les bacs de pétrole d'une capacité de permettent de traiter de brut par an, capacité qui pourra être accrue par de nouveaux équipements dont la construction est possible du fait d'importantes réserves foncières.L'unité de première distillation comporte deux étages de traitement, l'un à pression atmosphérique, l'autre sous-vide.
L'effectif, réduit pour une raffinerie de cette capacité, est limité à , dont 36 ingénieurs, grâce à une automatisation très poussée.
Mise en service le , elle est inaugurée officiellement le par Jacques Chaban-Delmas, président de l'Assemblée nationale, maire de Bordeaux, en présence de Jean-Marcel Jeanneney, ministre de l'Industrie et du commerce, Pierre Guillaumat, ministre de la Défense, ancien président d'Elf-Erap et de très nombreuses personnalités nationales et régionales. Un exemple pour la sécurité
En la raffinerie de Bordeaux établit le record de sans accident. plus tard, pour maintenir la vigilance et les efforts de tous, J.-M. Ricard, directeur de l'usine, décide de célébrer le cap symbolique du million d'heures sans accident enregistré le . Cet événement est célébré le par Henri Lamaison, PDG d'Esso, qui remet à l'usine une plaque commémorative et à chaque collaborateur une médaille commémorative montée en porte-clé. Il encourage le personnel à « battre sa propre performance de 1973 pour que la raffinerie de Bordeaux soit un exemple pour la société et pour toute la profession » .. Cet objectif est atteint deux ans plus tard, lorsqu'est franchi le nouveau palier des (5 ans) sans accident. Cette performance est saluée par le président Lamaison lorsqu'il revient à Bordeaux le pour faire ses adieux aux collaborateurs de la raffinerie.. Cessation d'activité Malgré la mise en service d'une unité de désulfuration de gazole en pour traiter des bruts soufrés en complément des bruts pauvres en soufre du bassin aquitain, la raffinerie de Bordeaux ne peut suffisamment diversifier ses process pour faire face au ralentissement de la demande nationale de produits pétroliers et à la perte de contrats de production en sous-traitance pour une compagnie étrangère. Sous-exploitée en et au début de , elle est arrêtée fin juin.
L'annonce de la fermeture de la raffinerie Esso à Ambès et de ses conséquences sociales amènent le député Pierre Garmendia, élu socialiste de la quatrième circonscription de la Gironde, à interpeller le ministre de l'Industrie, Louis Mexandeau, le , en séance publique à l'Assemblée nationale. Le ministre répond que la France est confrontée à une surcapacité de distillation et à une baisse des consommations. Il confirme qu'une concertation est engagée sur le plan social entre la direction d'Esso et les organisations syndicales et que son ministère veillera à ce que l'autorisation de fermeture ne soit accordée que lorsque les préalables seront satisfaits« Assemblée Nationale, Compte-rendu de la 1ère séance du 17 juin 1983 », Journal officiel de la République française, Débats parlementaires, , p. 2692 (Consulter en ligne sur le site de l’Assemblée Nationale)..
La société présente ainsi sa décision : « L'évolution de la demande depuis 1979 nous a conduit à l'arrêt des opérations à la raffinerie de Bordeaux à partir du mois de , tandis que la raffinerie de Fos n'a fonctionné qu'une partie de l'année »Esso S.A.F.,Rapport annuel 1983, p. 8.. La raffinerie est définitivement fermée en , une partie de ses installations étant désormais utilisées comme dépôt de pétroleEsso S.A.F.,Rapport annuel 1984, p. 6..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Raffinage du pétrole Liste de raffineries de pétrole Liste des raffineries françaises Raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon Raffinerie de Fos
Liens externes
.
Bordeaux Catégorie:ExxonMobil Catégorie:Infrastructure énergétique mise en service en 1959