est une espèce d'insectes coléoptères de la famille des Carabidae.

Répartition Cette espèce se rencontre en Asie M. Häckel et J. Farkač, « A checklist of the subfamily Anthiinae Bonelli, 1813 of the World (Coleoptera: Carabidae) ». Studies and Reports, Taxonomical Series, 2013, , , (lire en ligne). Elle est notamment présente en Afghanistan, au Bangladesh, en Inde, en Iran, au Kazakhstan, au Népal, au Pakistan, au Sri Lanka, au Turkménistan et en Ouzbékistan.

Description Les Anthia sont de très gros insectes R. Jeannel, « Les caractères larvaires des Anthia Weber [Col. Carabidae] », Bulletin de la Société entomologique de France, 1936, , , (lire en ligne) J.R. Mawdsley, T.L. Erwin, H. Sithole, J.L. Mawdsley et A.S. Mawdsley, « The genus Anthia Weber in the Republic of South Africa, Identification, distribution, biogeography, and behavior (Coleoptera, Carabidae) », ZooKeys, 2011, , . et Anthia sexguttata présente un corps massif d'une longueur de , le mâle étant très légèrement plus petit que la femelle I. Khatri, N. Baloch, M. A. Rustamani, W. A. Panhwar, R. Sultana et G. M. Lakho, « Ground beetle fauna (Carabidae) of Merkan division, Balochistan », Pakistan Entomologist, 2016, , , .

Le corps est noir avec des soies et une pubescence jaunes ou blanches formant six taches blanches relativement grandes sur le dos (quatre sur les élytres et deux sur le thorax) A. Husain et W. Hasan, « New Record of Six-spot Ground Beetle Anthia (Anthia) sexguttata sexguttata (Fabricius, 1775) (Coleoptera : Carabidae) from Jehanabad, Bihar (India), with its Systematic Account, Distribution and Beneficial Role », Biological Forum - An International Journal, 2023, , , (lire en ligne)..

vignette|gauche|Anthia sexguttata.

La tête est grande et noire avec un clypéus carré complet. Les maxillae sont cornées, allongées, arquées et pointues. Les antennes sont noires. Les yeux sont testacés J. C. Fabricius, Systema Entomologiae Insectorum, 1775, 67 Carabus, 6 guttatus [p. 236]. (lire en ligne)..

La morphologie de la capsule céphalique et des pièces buccales se caractérise par une tige épicrânienne absente et un bras épicrânien situé dans une invagination (une structure composée représentant la suture épistomale et l'ensemble du frons) qui forme les limites antérieures et postérieure du vertex et du clypéus respectivement.

Le vertex est étendu et un clypofrons est formé. Les antennes sont kataceratées. L'occiput et les sutures occipitales sont bien développés. L'extrémité céphalique du postclypeus est repliée, portant le préclypeus sur la face antérieure. Le clypealis est attaché à la fois au pré- et au post-clypéus. L'épipharynx repose dans une dépression membraneuse renforcée par une crête semi-circulaire. Le nombre d'incisives et de molaires dans les deux mandibules est identique mais la disposition est différente. Une scrofule est présente sur la face dorsale de chaque mandibule. Le maxillaire est sans dististipes. Les pièces buccales prognathes comprennent de grands maxillaires, les mandibules et le labium formant un organe de saisie efficace. L'hypopharynx est peu développé et adhère à la paroi postérieure du labium. Le tentorium est petit et non chitineux P. N. Mathur et N. Khattar, « Morphology of the head capsule and mouth parts of Anthia sexguttata Ho. (Coleoptera, Adephaga, Carabidae, Harpalinae, Anthiini) », Proceedings of the Indian Academy of Sciences, Section B, Biological Sciences, 1959, , ..

Le pronotum est large vers la tête et resserré à la base.

Le prothorax est cordiforme en forme de cœur, nettement élargi latéralement avec de grandes collerettes latérales.

Le thorax est cordé, noir et rétréci vers l'arrière avec une grosse pointe poilue grise des deux côtés. Les élytres sont grands, ovales ou sub-arrondis, connés, lisses et noirs avec deux points gris.

Les pattes sont noires.

vignette|droite|Larve d’Anthia sexguttata. Outre le fait que le mâle est très légèrement plus petit que la femelle, les mandibules sont allongées chez le mâle et plus courtes chez la femelle. La base du pronotum présente deux extensions aplaties chez le mâle mais est tumescent sans extensions chez la femelle.

La larve présente une forme aplatie avec une grande capsule céphalique et des mandibules proéminentes J. C. M.Gardner, « The larva of Anthia sexguttata (Fab.) (Coleoptera :Carabidae) », Proceedings of the Royal Entomological Society of London, série B, 1939, , , ..

Éthologie Les taches blanches d’Anthia sexguttata pourraient être des marques d'aposématisme C.E. Housecroft, « Nature’s Chemical Weapons: Beetle Defenses », Chimia, 2019, , ..

Les coléoptères du genre Anthia sont armés de puissantes défenses chimiques et sont capables de pulvériser des sécrétions acides, issues de glandes pygidiales P. D. Scott et H. R. Hepburn, « Pygidial defensive secretions of some carabid beetles », Insect Biochemistry, 1975, , , ., très concentrées sur une distance d'un mètre ou plus, souvent dirigées vers la tête et les yeux de l'agresseur C. H. Scholtz et E. Holm, Insects of southern Africa, Butterworth-Heinemann Ltd, 1985, 502 pages..

Alimentation Les Anthia sont des prédateurs d'autres insectes C.H. Scholtz, R.J. Basson et M.A. Bologna, « The phoretic association between Cyaneolytta Péringuey (Coleoptera: Meloidae) triungulins and Anthia Weber (Coleoptera: Carabidae) in southern Africa », African Entomology, 2018, , , . comme la plupart des carabes et Anthia sexguttata peut par exemple se nourrir de lépidoptères R. M. Misra, « Note on Anthia sexguttata Fabricius (Carabidae: Coleoptera) a New Predator of Pyrausta machaeralis Walker and Hyblaea puera Cramer », The Indian Forester, 1975, , . ou de sauterelles mais également d'escargots.

Comme elle se nourrit des larves d’Eutectona machaeralis et d’Hyblaeapuera, des ravageurs du teck, Anthia sexguttata peut aider à contrôler leur population dans une certaine mesure. Elle s'attaque également à la chenille de Spilosoma obliqua C. R. Satpathi, « Preys of the carabid beetle Anthia sexguttata and tiger beetle, Cicindela sp. », Insect Environment, 2000, , , . qui est polyphage et se nourrit de diverses plantes, y compris de céréales, de plantes à fibres (comme le jute, ramie, roselle et le chanvre), du mûrier, d'oléagineux, de légumineuses et du curcuma G.Sivakumar, M. Kannan, V. R. Babu, M. Mohan, S. Kumari, R. Rangeshwaran, T. Venkatesan et C. R. Ballal, « Characterization and field evaluation of tetrahedral and triangular nucleopolyhedrovirus of Spilosoma obliqua (SpobNPV) strain NBAIR1 against jute hairy caterpillar », Egyptian Journal of Biological Pest Control, 2020, , , (lire en ligne)..

Anthia sexguttata est également un prédateur important des coléoptères ravageurs des cultures de canne à sucre J. Srikanth, S. Easwaramoorthy et S. K. Jalali, « A 100 years of biological control of sugarcane pests in India: review and perspective », CABI Reviews, 2016, ..

Phorésie Des cas de phorésie peuvent être rencontrés avec le transport de larves de Cyaneolytta coerulea (Pfaff, 1824) par des spécimens d’Anthia sexguttata A. Di Giulio, H.-P. Aberlenc, A. Vigna Taglianti et M. A. Bologna, « Definition and description of larval types of Cyaneolytta (Coleoptera Meloidae) and new records of their phoretic association with Carabidae (Coleoptera) », Tropical Zoology, 2003, , (lire en ligne)..

Parasites Anthia sexguttata peut être parasitée par l'ectoparasite Regenpolipus madrasensis R. W. Husband et K. Ramaraju, « A new species of Regenpolipus (Acari: Podapolipidae) from Anthia sexguttata (Coleoptera: Carabidae) from Southern India and a pictorial key to genera of world podapolipidae from carabidae », International Journal of Acarology, 2006, , , . H. Hajiqanbar et M. Khoshnevis, « New records of the genus and species Regenpolipus madrasensis (Acari: Heterostigmata: Podapolipidae), the ectoparasite of carabid beetles from Iran », Journal of Entomological Society of Iran, 2011, , , (lire en ligne)..

Habitat L'espèce est présente dans les parties les plus sèches de l'Asie du Sud B. Naidu et D. Kumar, « A pilot survey on diversity and ecology of beetles across a habitat gradient from urban to agricultural ecosystem in Vadodara district (Gujarat), India: a comparative account », Journal of Applied Entomologist, 2023, , , (lire en ligne).. Elle se rencontre dans une variété d'habitats, y compris les forêts naturelles et les broussailles sèches dans les plaines et les collines. L'espèce a été trouvée dans une variété d'habitats modifiés par l'homme comme les champs agricoles et les parcs urbains.

Systématique Cette espèce a été décrite en 1775 par le naturaliste danois Johan Christian Fabricius sous le protonyme Carabus sexguttatus

C'est l'espèce type du genre Anthia Weber, 1801 désignée par Pierre-André Latreille en 1810.

Anthia sexguttata a pour synonymes : Anthia elliptica (Motschulsky, 1864) Anthia indica Chaudoir, 1861 Carabus sexguttatus Fabricius, 1775 Pachymorpha elliptica Motschulsky, 1864 Pachymorpha sexguttata (Fabricius, 1775)

Publication originale J. C. Fabricius, Systema Entomologiae Insectorum. 67 Carabus, 6 guttatus (lire en ligne).

Liste de sous-espèces Certains auteurs distinguent des sous-espèces. Anthia sexguttata sexguttata (Fabricius, 1775) Anthia sexguttata mannerheimi Chaudoir, 1842 - [Iran, Kazakstan, Turkménistan, Ouzbékistan, Pakistan] Z.Ahmed, H. A. Lalika, I. Khatri et E. Kirschenhofer, « Contribution to the Knowledge of Ground Beetles (Coleoptera: Carabidae) from Pakistan », IgMin Research, 2024, , , (lire en ligne). Anthia sexguttata afghana Anichtchenko, 2009 - [Afganistan, Pakistan]

Notes et références

Liens externes

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