Omayra Naisseline est une figure politique française et leader indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, née le à Nouméa. Membre du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès et militante du parti Libération kanak socialiste (LKS) - Dynamique autochtone, elle est connue pour son engagement en faveur du nationalisme kanak.

Biographie Omayra Naisseline a grandi entre les tribus de ses deux parents, La Conception au Mont-Dore dans la banlieue nouméenne du côté maternel (issu de la famille Pidjot) et Luengöni à Lifou dans les Îles Loyauté du côté paternel (de la famille Forrest). Liée à trois familles impliquées depuis plusieurs générations dans la mouvance indépendantiste kanak, elle est ainsi l'arrière-petite-fille de l'ancien député et président fondateur de l'Union calédonienne Rock Pidjot, la cousine issue de germain de l'ancien président du Congrès, du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et lui-aussi de l'UC Roch Wamytan et la sœur du membre UC du gouvernement néo-calédonien Mickaël Forrest. Elle a rapidement gravi les échelons de la politique locale au sein du mouvement Libération kanak socialiste (LKS) - Dynamique autochtone fondé par son beau-père, Nidoïsh Naisseline. Elle est titulaire d'un Brevet de technicien supérieur - Tourisme et d'un Master en Management et Gestion des organisations à l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) à Cergy en France métropolitaine, elle travaille en agence puis comme technicienne au service du développement économique de la Province des îles Loyauté à Maré avant son entrée dans les institutions.

Carrière politique Congrès de la Nouvelle-Calédonie Omayra Naisseline a été élue conseillère provinciale des Îles Loyauté et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie à la tête de la liste Dynamique autochtone dans les Îles pour la première fois lors des élections provinciales du . Elle devient alors la de l'Assemblée loyaltienne, aux côtés du président UC Jacques Lalié, jusqu'au remplacement de ce dernier par Mathias Waneux suite à une condamnation judiciaire le . Au Congrès, elle rejoint le groupe UC-FLNKS et Nationalistes et prend la présidence de la commission des Infrastructures publiques, de l'Aménagement du Territoire, du Développement durable, de l'Énergie, des Transports et de la Communication. Elle est particulièrement active dans les discussions concernant la situation institutionnelle de la province des Îles et le retrait du CBD (Cannabidiol).

Elle est de nouveau la tête de liste de la Dynamique autochtone, qui prend alors le nom de , dans les îles Loyauté aux élections provinciales du . Elle fait face à son frère, Mickaël Forrest, qui dirige alors la liste de la majorité sortante UC-FLNKS. Elle crée alors la surprise en étant devancée de peu par ce dernier, avec soit des suffrages exprimés pour 6 élus sur 14, et 4 sièges de plus que son score en 2019 et seulement 91 votes et 0,76 points de moins que son frère qui gagne autant de conseillers provinciaux qu'elle. Le , lors de la séance d'installation de la nouvelle assemblée provinciale, elle est candidate à la présidence de l'assemblée provinciale mais est battue par Mickaël Forrest par 6 voix contre 8 (son frère ayant obtenu le soutien des 2 conseillers du Palika). Elle est en revanche élue à l'unanimité le même jour, étant la seule candidate, .

Agence rurale de la Nouvelle-Calédonie Omayra Naisseline a été élue le présidente de l'Agence rurale de la Nouvelle-Calédonie, succédant à Lionnel Brinon. L'agence vise à améliorer les conditions de vie dans les zones rurales et à promouvoir des pratiques agricoles durables.

Élections législatives de 2024 En 2024, Omayra Naisseline a été candidate aux élections législatives dans la première circonscription de Nouvelle-Calédonie. Elle a été largement soutenue par les électeurs des îles, obtenant des résultats importants et montrant l'unité des indépendantistes avant le second tour. Elle obtient toutefois des résultats plus faibles à Nouméa, majoritairement non-indépendantiste, et est finalement battue au second tour par le candidat de la coalition Les Loyalistes et membre de la majorité parlementaire sortante, Nicolas Metzdorf.

Controverses

Mémorandum de coopération avec l'Azerbaïdjan En , Omayra Naisseline a fait face à une controverse après avoir signé un mémorandum de coopération entre le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et l'Assemblée nationale d'Azerbaïdjan. Cet acte a suscité des critiques de la part de plusieurs élus, qui ont considéré cette initiative comme une faute politique et morale en raison du caractère autoritaire du régime de Bakou et des accusations d'ingérences de ce pays dans plusieurs troubles sociaux touchant les pays européens, accentuant encore davantage les tensions diplomatiques entre la France et l'Azerbaïdjan. Roch Wamytan, alors président du Congrès, déclare l'avoir habilitée à le faire .

Le , les non-indépendantistes décident de faire front commun pour bloquer Roch Wamytan et portent la candidature de Veylma Falaeo à la présidence du Congrès au second tour du renouvellement du bureau de l'institution. Le , après un recours du haut-commissaire contre le document, la nouvelle présidente qualifie le mémorandum "nul et non avenu", déclarant lors d'une conférence de presse le même jour qu'Omayra Naisseline n'était pas habilitée à signer le document : "Aucun élu, ni moi-même, ni même l'administration, n'avons eu copie de ce mémorandum. Pour ces raisons, le mémorandum est juridiquement non existant." "En tant que présidente et au nom du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, je déclare, et je confirme, que ce mémorandum est nul, non avenu, de nul effet, puisqu'il est sans existence.

Liens politiques avec Christian Tein et la CCAT Omayra Naisseline entretient des liens politiques avec Christian Tein, le leader de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), soupçonné d'avoir joué un rôle dans le déclenchement et l'organisation des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie.

Voir aussi Politique en Nouvelle-Calédonie FLNKS Élections législatives de 2024 en Nouvelle-Calédonie

Notes et références

Catégorie:Naissance à Nouméa Catégorie:Naissance en mars 1986 Catégorie:Conseiller provincial des îles Loyauté Catégorie:Membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie Catégorie:Candidat aux élections législatives françaises de 2024 Catégorie:Signataire de l'accord de Bougival