Les horloges publiques de Fontainebleau sont un ensemble d'instruments installés dans différents lieux de la ville de Fontainebleau, en France, fournissant l'heure aux habitants et aux visiteurs.

Histoire Le , tel que l'annonce le maire Alfred Meunier, les différences entre les différentes horloges () sont effacées en prenant pour référentiel imposé le cadran extérieur du bâtiment voyage de la gare ferroviaire. À la fin du (avant 1899 au moins), c'est le commandant du génie Chéri qui, faisant sa promenade quotidienne à cheval, prend « l'heure-mère » à la gare et vérifie l'exactitude des cadrans bellifontains. La tendance en cette fin de siècle est de placer les horloges de la ville d'environ cinq minutes en avance.

La rédaction de l'hebdomadaire local L'Abeille de Fontainebleau signale pourtant en un retard, et un décalage de deux minutes entre la gare et l'hôtel de ville, ainsi que l'absence de concordance donnant par conséquent une heure sonnée respectivement par le château, l'hôtel de ville, puis l'église à une ou deux minutes d'intervalle. Début , les variations importantes entre ces trois horloges principales sont mentionnées dans la presse, potentiellement imputables aux travaux qui ont lieu sur les clochers du palais et de l'église ; la rédaction de L'Abeille constate de nouveau une tendance au retard des horloges du château, de l'hôtel de ville et de l'église, par rapport à l'heure extérieure de la gare. En de nouveau, elle signale un décalage davantage marqué entre , à tel point qu'il n'aurait été alors .

vignette|Publicité pour la boutique d'horlogerie de N. Pétry parue dans L'Abeille de Fontainebleau du . Lors du changement du méridien de référence (de celui de Paris à celui de Greenwich) en 1911, l'heure légale est retardée de , un changement qui doit intervenir dans la nuit du au . Si le règlage des horloges a pu être satisfait dans les grandes villes à minuit, Fontainebleau doit se résoudre à faire intervenir les horlogers dans la journée du pour éviter comme l'explique L'Abeille de Fontainebleau.

Lors de la séance extraordinaire du , le conseil municipal décide de confier l'entretien et le remontage des horloges publiques à l'horloger Pétry (15 rue des Sablons), moyennant par an. Dix ans plus tard, le , le conseil municipal vote pour l'entretien des horloges électriques de la ville.

Liste des horloges

Horloges actuelles IllustrationSupportCoordonnéesRemarques150pxHôtel de villeEn 1907, sonne l'heure et la demie et son cadran est éclairé intérieurement. Lors de sa séance du , le conseil municipal vote une somme de pour l'électrification des horloges de l'hôtel de ville conjointement à l'installation d'une horloge sur la place de l'Étape.150pxTour de l'horloge du châteauSous le règne de François , un clocher à horloge est installé à la chapelle de la Trinité. La tour est surélevée sous Louis XIII avec installation d'une horloge à trois cadrans, œuvre de Jean Legaigneur, maître horloger à Paris. Le clocher et les cloches sont victimes de l'incendie du pavillon des Armes en 1702. C'est en 1812 qu'est installée l'horloge actuelle, œuvre de Jean-Joseph Lepaute, comme le prouve l'inscription . En 1907, avec celle du quartier Henri-IV, sonne l'heure, le quart et la demie.150pxÉglise Saint-LouisEn 1907, sonne l'heure et le quart.150pxBâtiment de la MissionL'hebdomadaire local L'Abeille de Fontainebleau, jugeant l'horloge dans son numéro du , demande à en repeindre le cadran. C'est ainsi que le cadran et le mouvement sont rénovés, le premier étant déposé dans la semaine du . En 1907, ne sonne plus.150pxHôtel de l'Aigle Noir150pxBâtiment F du lycée François-Une première horloge, déjà puisque provenant de l'ancien collège, est installée en 1883. Pour assurer son service, le conseil municipal vote, dans sa séance du , une somme de pour . Dans les années 1910, son fonctionnement commence à être altéré jusqu'à son arrêt allant jusqu'à la perte des aiguilles du cadran. Le principal du collège Carnot, Charles Boinet, adresse ainsi au maire Lapeyre une demande pour sa réparation, voire le remplacement de cette horloge qui sert également aux habitants du quartier. La demande est renvoyée à la commission des Bâtiments par le conseil municipal, dans sa séance du . Le remplacement est estimé dans une fourchette de à , tandis que pour les réparations nécessaires à par devis, la commission optant pour cette dernière solution, ce que le conseil approuve le . En 1907, sonne l'heure et la demie.Hôpital de FontainebleauEn 1907, sonne l'heure et les quarts en double.150pxClinique Saint-JosephEn 1907, sonne l'heure et la demie.150pxÉcole Sainte-MarieEn 1907, sonne l'heure et la demie.École Saint-Merry150pxBâtiment de l'Horloge du quartier BoufflersEn 1907, sonne l'heure et la demie.150pxQuartier LariboisièreEn 1907, sonne l'heure et la demie.

Horloges disparues IllustrationSupportCoordonnéesRemarques150pxPortail Henri-IV du châteauEn 1907, sonne l'heure et la demie. Elle est temporairement à l'arrêt le .150pxQuartier ChatauxEn 1907, son cadran est éclairé intérieurement.Quartier des HéronnièresPlacée sur la façade côté forêt. En 1907, sonne l'heure et le quart.150pxHôtel de Moret et d'ArmagnacEn 1907, son cadran est éclairé extérieurement.150pxHôtel du Cadran-Bleu (actuellement hôtel Napoléon)150pxPortail au 164 rue Grande (ancien hôtel de Duras)Avant 1907, sonne l'heure, les quarts en double et l'avant-quart (donc pour le midi avec un coup pour l'avant-quart, huit pour les quatre quarts en double et douze pour le midi).

Lors de sa séance du , le conseil municipal vote une somme de . Lors de la séance du , à la suite de la proposition du dénommé Papillon, la commission spéciale chargée du fonctionnement de cette horloge fait rapport au conseil municipal d'un besoin de protection de celle-ci à travers la construction d'une chambre hermétique en briques pour , d'une lanterne et réflecteurs pour et d'une remise en état pour : le conseil vote la première et la troisième proposition, renvoyant la question de l'éclairage à l'administration. Lors de la séance du , Le prix d'une telle installation s'élève à , et l'horloger de la ville, Bénard, s'engage à l'entretenir pour une indemnité de : le conseil adopte cette proposition. La somme précédemment votée ne correspondant qu'à l'appareil automatique destiné au contrôle du robinet de la lanterne, pour cette dernière et les réflecteurs, la somme de est toujours requise, ce qui est renvoyé à aux commissions des Bâtiments et du Gaz, le . Finalement, après réunion de la commission Gaz et Eaux du , ses membres rejettent cette dépense supplémentaire, et recommandent plutôt l'installation d'une horloge sur le candélabre du refuge de la place de l'Étape voisine, le conseil municipal adoptant les conclusion du rapport le .150pxImmeuble au 10 rue de FranceSur la boutique d'horlogerie de Nollin.150pxImmeuble au 99 rue Grande (place de l'Étape)Sur la boutique d'horlogerie de Bénard. En 1907, sonne l'heure et la demie et répète l'heure.150pxImmeuble au 13 rue de la ParoisseSur la boutique d'horlogerie de Raynaud-Sauvé. Placée au-dessus de la porte du magasin en 1906, l'horloge électrique et son fonctionnement sont décrits par Raynaud-Sauvé dans deux journaux locaux où il souhaite .Maison DeloyEn 1907, son cadran est éclairé intérieurement.Usine d'électricitéEn 1907, son cadran est éclairé extérieurement.150pxArrêt du tramway à la place de l'ÉtapeL'installation d'une horloge sur la place de l'Étape est décidée à la séance du du conseil municipal : une somme de est votée à cet effet conjointement à l'électrification des horloges de l'hôtel de ville.

Propositions non abouties

Halle du marché

vignette|La halle métallique du marché vue depuis la rue Grande, vers 1911.

La halle du marché est élevée en 1881. L'année suivante, lors de la séance du du conseil municipal, Ronsin et Sauvé demandent l'installation d'un fil électrique allant de l'horloge de l'église au clocher de la halle de marché où un cadran serait installé.

Place de l'Étape Lors de sa séance du , le conseil municipal renvoie à la commission des Travaux publics une proposition de Satin, ayant pour objet de faire établir une horloge sur le candélabre dont l'installation est prévue sur au milieu du refuge de la place de l'Étape-aux-Vins. Cette horloge, voulue pneumatique et lumineuse, ne semble pas avoir retenu l'attention des responsables municipaux puisqu'aucun dispositif sur ce terre-plein ne voit le jour avant l'installation d'un candélabre en 1884. Alors qu'il est question de l'éclairage de l'horloge de l'école des Garçons (rue Grande), à côté, la commission des Eaux et du Gaz rejette finalement, le , les propositions de dépense en ce sens et propose à ce moment l'installation d'une horloge sur le candélabre du refuge de la place de l'Étape : le conseil municipal adoptant les conclusions du rapport, renvoie cette nouvelle question à la commission de la Voirie.

Hôtel des Postes

Références

Bibliographie

Annexes

Articles connexes Histoire de la mesure du temps Tour de l'Horloge du palais de la Cité Horloge monumentale

Liens externes

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