Le Mameluck est l’un des douze torpilleurs de construits pour la Marine nationale française à la fin des années 1930. Le navire a été achevé au milieu de l’année 1940, pendant la bataille de France, et sa première mission a été d’aider à escorter un cuirassé incomplet vers le Maroc français, quelques jours seulement avant que les Français ne signent un armistice avec les Allemands en juin. Il a ensuite, en novembre, il a escorté vers Toulon le cuirassé Provence, endommagés par les Britanniques en juillet lors de l'attaque de Mers el-Kébir, en Algérie. Le Mameluk retourne au Maroc au début de 1941 pour des missions d’escorte de convois, puis il est revient en France à la fin de 1941.

Lorsque les Alliés débarquent en Afrique du Nord, le , les Allemands occupent la zone libre contrôlée par le régime de Vichy le . Le , pour ne pas tomber aux mains des Allemands, la flotte française se saborde dans le port de Toulon. Le Mameluk a été l’un des navires sabordés pour empêcher leur capture. La Regia Marina (Marine royale italienne) qui après avoir relevé l'épave a tenté sans succès de le réparer en 1943. Le navire a été renfloué en 1947 et démoli par la suite.

Conception La classe Hardi a été conçue pour escorter les cuirassés rapides de la et pour contrer les grands destroyers des classes Navigatori italienne et Fubuki japonaiseJordan & Moulin, pp. 180-181. Les navires avaient une longueur de 117,2 mètres, une largeur de 11,1 mètresRoberts, p. 270 et un tirant d'eau de 3,8 mètres. Les navires avaient un déplacement de 1800 tonnes en charge standard et 2577 tonnes à pleine charge. Ils étaient propulsés par deux turbines à vapeur à engrenages, chacune entraînant un arbre d'hélice, utilisant la vapeur fournie par quatre chaudières à circulation forcée Sural-Penhöet. Les turbines ont été conçues pour produire 58000 chevaux (42659 kW), correspondant à une vitesse maximale de 37 nœuds (69 km/h). Les navires transportaient 470 tonnes de mazout, ce qui leur donnait une autonomie de 3100 milles marins (5700 km) à 10 nœuds (19 km/h). L’équipage était composé de 10 officiers et de 177 hommes du rangJordan & Moulin, pp. 181-186, 190.

L’armement principal des navires de la classe Hardi consistait en six canons de 130 mm modèle 1932 dans trois tourelles jumelées, une à l’avant et les deux autres (dont une surélevée) à l’arrière des superstructures. Leur armement antiaérien se composait d’un affût double pour les canons de 37 mm modèle 1925 sur la superstructure arrière et de deux mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm modèle 1929 antiaériennes sur le toit des treuils d’obus pour la tourelle avant de 130 mm. Les navires transportaient un affût triple et deux affûts doubles de tubes lance-torpilles de 550 millimètres, tous au-dessus de la ligne de flottaison. L’affût arrière pouvait tirer des deux côtés, mais les affûts avant étaient positionnés un sur chaque bord. Une paire de rampes de lancement de grenades anti-sous-marines a été construite à l’arrière. Elle abritait une douzaine de grenades anti-sous-marines de 200 kilogrammesJordan & Moulin, pp. 186-190.

Modifications En , le Mameluk a reçu une paire d’affûts simples pour les mitrailleuses AA Browning de 13,2 millimètres sur le pont arrière. Plus tard cette année-là ou au début de 1942, les Browning ont été repositionnées sur des plates-formes sur les côtés de la tourelle surélevée à l’arrière, les deux mitrailleuses Hotchkiss ont été transférées sur le pont arrière et une paire d’affûts simples pour les canons AA Hotchkiss de 25 mm a été installée à l’ancien emplacement des mitrailleuses Hotchkiss devant la passerelleJordan & Moulin, pp. 192-195.

Carrière Commandé le , le Mameluk a été mis en chantier le par les Ateliers et chantiers de la Loire sur leur chantier naval de Nantes. Il a été lancé le et est entré en service le . Deux jours plus tard, le navire, avec ses sister-ships Hardi et Épée, aida à escorter le cuirassé incomplet Jean Bart de Saint-Nazaire à Casablanca, au Maroc français, où ils arrivèrent trois jours plus tard. Les mois suivants, cinq des navires de la classe Hardi ont reçu l’ordre de se rendre à Oran pour escorter le cuirassé Provence. Le Mameluk y arriva le . Repartis ce jour-là, ils arrivèrent à Toulon trois jours plus tard. Après cela, le Mameluk fut placé en réserveJordan & Moulin, pp. 182, 231, 236 ; Rohwer, p. 29.

Le , le navire a été transféré au Maroc pour des escortes de convois. Il est retourné à Toulon le . Le , la 10e DT (division de torpilleurs), composée du Mameluk, de lÉpée (rebaptisé L'Adroit) et du Hardi, est affectée aux Forces de haute mer. Lorsque les Allemands tentèrent de capturer les navires français à Toulon le , le Mameluk fut sabordé par son équipage. Les Italiens ont tenté de le sauver, mais le navire a été endommagé par une bombe lors du raid aérien allié du . Coulé le par le 47th Bomb Wing., il a finalement été renfloué en 1947 et mis au rebutJordan & Moulin, pp. 237, 240, 248 ; Whitley, p. 52.

Notes et références

Bibliographie . . . . .

Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Torpilleur de la Marine française Catégorie:Bateau de la Marine française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Navire construit à Nantes Catégorie:Bateau lancé en 1939 Catégorie:Navire coulé en 1942 Catégorie:Navire démoli en 1947