La famille Le Moniès de Sagazan est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française, originaire de Gascogne. Sa filiation est suivie depuis le .
On distingue parmi ses membres de nombreux officiers dont le général Henry Louis Le Moniès de Sagazan (1903-1994) et plus récemment ; Olivier de Sagazan (1959), artiste peintre, sculpteur et performeur ; Lorraine de Sagazan (1986), autrice et metteuse en scène ; Leïla de Sagazan (1992), danseuse et chorégraphe ; ou encore Zaho de Sagazan (1999), autrice-compositrice-interprète.
Historique
Origines Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1939) indique que cette famille est originaire de Gascogne et de Bretagne et qu'elle avait anciennement pour patronyme Le Monniès. Henry de Woelmont précise qu'elle portait des qualifications nobiliaires au XVIIIe siècle.
Dans la Revue Historique de l'Ouest, l'historien Gaston de Carné-Carnavalet (1856-1900) écrit quant à lui qu'elle est issue du diocèse de Lombez, en Gascogne. Il précise qu'elle compte plusieurs personnages tels que François Moniès, sieur de Sagazan (1725-1786), officier au régiment de Guyenne-Infanterie, blessé aux sièges de Fribourg, de Rocourt et de Rosbach, chevalier de Saint-Louis, puis capitaine commandant La Lieutenante-colonelle, établi en Bretagne en 1773.
À ce titre, dans son ouvrage d'histoire locale La Chapelle-Saint-Laurent, entre Gâtine et Bocage, Maurice Poignat indique que les Sagazan sont une « vieille famille bretonne ».
Depuis le XXe siècle Lors de l'affaire des fiches, en 1904, tandis que la gauche cherche à accuser le corps des officiers, le commandant Le Moniès de Sagazan est référencé « Réactionnaire, clérical ». En réponse, ce dernier fait placarder à la bibliothèque des officiers de son régiment, le 79e d'infanterie, une note dans laquelle il se dit prêt « à rompre toute relation avec les officiers franc-maçons ».
Au cours de la Première Guerre mondiale, le lieutenant René Le Moniès de Sagazan (1885-1914) est tué sur le front belge à Virton. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
Plus récemment, cette famille a donné de nombreux militaires dont un général de brigade, des scientifiques et des artistes.
Liens de filiation entre les personnalités Les sources de référence Base Roglo et la lecture des actes d'état civil, permettent d'établir les liens de filiation suivants entre les personnalités de la famille :
Portraits
Héraldique Armes : De gueules à trois bandes d'or, au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Alliances Les principales alliances de la famille Le Moniès de Sagazan sont : de Capèle (1750), du Guiny (1773), de Kerguézec de Kericuff (1798), de Belloüan, de La Noüe (1838), de Dieuleveult (1862), de La Saudrais (1880), de Lorgeril (1874), Porquet de la Féronnière (1885), Muret de Pagnac (1895), de Vieillechèze de La Mardière, Le Gouvello de La Porte, de Léobardy, de Mauduit (1920), de Charette de La Contrie (1935), Hervé du Penhoat (1943), Roullet de La Bouillerie (1949), Lefebvre d'Argencé (1959), Hersart de La Villemarqué (1961), du Plessis d'Argentré (1974), Fanneau de La Horie (1975), Jarnoüen de Villartay (1976), Le Rouge de Rusunan, de Perier (1982), de La Cropte de Chantérac (1986), de Boullenois de Senuc, de Laparre de Saint-Sernin, Ducellier.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t.V (sept volumes), Société du Grand armorial de France, 1934-1952. Gaston Louis Michel Marie de Carné-Carnavalet, Revue Historique de l'Ouest, t.XI, Vannes, Imprimerie Lafolye, 1895. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t.III, Rennes, J. Plihon et L. Herve, 1890. Henri Frotier de La Messelière, Au cœur de Penthièvre : Lamballe, Jugon, Moncontour, Turnegoët, Saint-Brieuc, Les Presses Bretonnes, 1951.
Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française Armorial des familles de France Armorial des familles de Gascogne et Guyenne Armorial des armes à enquerre (familles)
Liens externes
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