La Bayonnaise est un torpilleur construit pour la marine française entre 1935 et 1937. Il sert en 1943 dans la Regia Marina italienne sous le nom de FR 44 puis dans la Kriegsmarine sous le nom de TA 13.

Conception La Bayonnaise est un petit torpilleur, d’une longueur de 80,7 m, une largeur de 7,96 m et un tirant d'eau de 3,07 m.. Son déplacement est de 610 tonnes à charge normale et 708 tonnes à pleine charge. Sa propulsion repose sur 2 chaudières Indret au fioul, 2 turbines à vapeur à engrenage Rateau-Bretagne, et 2 arbres d'hélice terminés par une hélice tripale. Sa puissance de lui donne une vitesse maximale de 34,5 noeuds. Il emporte jusqu’à 170 tonnes de combustible, lui donnant une distance franchissable de 1000 nautiques à 20 nœuds. Son armement se compose de 2 canons de 100 mm/45 en 2 tourelles simples, approvisionnés à 150 coups, 4 mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm modèle 1929 antiaériennes (2 x 2 canons jumelés), 2 tubes lance-torpilles de 550 mm en un affût double, un grenadeur de sillage avec grenades anti-sous-marines et une torpille remorquée Ginocchio anti-sous-marine (débarquée au début de la guerre. Son équipage est de 105 hommes.

Carrière La Bayonnaise est construite par les Chantiers maritimes du Sud-Ouest à Bordeaux. Sa quille est posée le . Elle est lancée le et mise en service le ....

En , La Bayonnaise est affectée à la 13e division de torpilleurs (13e DT) à Lorient.. Ses missions sont l'escorte des convois côtiers. Elle transporte de Toulon à Ajaccio 2 milliards de francs en billets de banque, qui rejoignent la Syrie et le Liban à bord de lEmile Bertin sur lequel les billets sont transbordés. La Bayonnaise est affectée au Maroc de à . Elle effectue des escortes entre Casablanca et Gibraltar. Le torpilleur est à Oran au . Le , il est de retour à Toulon. Le , La Bayonnaise remet à flot le paquebot Gouverneur Général Tirman qui s’est échoué à Peníscola en Espagne.

Le torpilleur se saborde sur la grande jetée à Toulon le avec une grande partie de la flotte française pour éviter sa capture par les Allemands. Récupéré et renfloué par les Italiens le , il est réparé et rebaptisé par eux FR 44. Le , après l’armistice de Cassibile, il est capturé par les Allemands et rebaptisé TA 13. Désarmé, il sert de brise-lames. Après le débarquement de Provence, il est sabordé une deuxième fois par les Allemands dans la baie de la Seyne, près de Toulon, le . Il est démoli en 1949 par la société Le Cozannet de Toulon.

Commandants capitaine de corvette Meyer : jusqu’au capitaine de corvette Vaillant : du au capitaine de corvette Pierre Bonny : du au . capitaine de corvette Barrelon : au

Notes et références

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