Le Commissariat général aux questions juives (CGQJ) est un organisme administratif français, créé en sous le régime de Vichy, chargé de préparer et d'appliquer à l'encontre des Juifs de France la politique antisémite introduite par les lois sur le statut des Juifs, pendant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Il est dirigé par Xavier Vallat puis, à partir de , au moment de la mise en place de la déportation en France occupée, par Louis Darquier de Pellepoix. Il est dissous en à la Libération.

Direction

: Xavier VallatArrêté du portant nomination du commissaire général aux questions juives, JOEF, , , . : Louis Darquier de PellepoixDécret du portant nomination du commissaire général aux questions juives, JOEF, , , . : Charles du Paty de ClamDécret du portant nomination du commissaire général aux questions juives, JOEF, , , .

Historique Le CGQJ est créé par la loi du Loi du créant un commissariat général aux questions juives, JOEF, , , .. Par décret du Décret du organisant les services du commissariat général aux questions juives, JOEF, , , ., il intègre le Service de contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). Il est chargé de préparer et proposer au chef de l'État, Philippe Pétain, toutes les mesures législatives concernant les Juifs, de fixer les dates de liquidation des biens juifs, de désigner les administrateurs séquestres et de contrôler leur activité. Le commissariat est aussi chargé du traitement des Roms, eux aussi ciblés par la politique raciale des Allemands, formant une population d'environ avant leur déportation (Porajmos)..

Installé à l'hôtel Algeria à Vichy, le CGQJ a une antenne dans le bâtiment de la banque Léopold Louis-Dreyfus, 1 place des Petits-Pères dans le de Paris. Il est représenté dans onze préfectures de la zone nord et dans sept de la zone sud.

Il comprend principalement deux services : la Direction de l'aryanisation économique (DAE) et la Police aux questions juives (PQJ), devenue en la Section d'enquête et de contrôle (SEC). Il compte jusqu'à ..

La DAE, qui a plus d'importance que tous les autres services du Commissariat, est chargée de l'exécution des mesures économiques prises contre les Juifs et englobe le Service du contrôle des administrateurs provisoires (SCAP). Forte de huit cents employés, elle procède à la vente ou la liquidation des entreprises juives.

La PQJ, dont le rôle est la recherche des infractions au statut des Juifs, effectue en outre fréquemment des arrestations.

Le CGQJ est officiellement fermé fin , ses biens sont mis sous séquestre et le séquestre confié au ministère des Finances..

Branche algérienne : Service algérien des Questions juives Durant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été commandant en chef de l'armée française, puis ministre de la Défense dans le régime de Vichy de Philippe Pétain, Maxime Weygand a été nommé Délégué général en Afrique française du Nord.

À ce poste, il a mis en œuvre de manière particulièrement dure et zélée les politiques antisémites du régime de Vichy, les lois raciales décidées par le gouvernement de Vichy, notamment celles qui excluent les Juifs de la fonction publique, de presque toutes les activités privées et de l'université, et qui placent leurs biens sous séquestre. Ainsi, il supervise la création d'un « Service algérien des Questions juives » en août 1941, l'équivalent du Commissariat général aux questions juives de Vichy. Ces mesures ont été prises de sa propre initiative et n'ont pas été imposées par les forces d'occupation allemandes.

Mais il va plus loin que le régime de Vichy, en excluant, sans aucune loi, les enfants juifs des écoles et lycées, avec l'appui du recteur Georges Hardy. Il instaure en effet, par une simple note de service no 343QJ du un numerus clausus scolaire excluant la quasi-totalité des enfants juifs des établissements publics d'enseignement, y compris des écoles primaires, « par analogie avec la législation de l’Enseignement supérieur », alors que des mesures semblables n'avaient pas été prises en métropole .

Il a été ultérieurement démis de ses fonctions en à la demande d'Adolf Hitler pour son opposition à une collaboration plus poussée avec l'Allemagne sur d'autres sujets, mais son antisémitisme personnel et son rôle actif dans l'application des lois anti-juives sont des faits historiques établis.

Références

Dans le Journal officiel de l'État français (JOEF) sur Gallica :

Bibliographie , , , 392, , , 382 et , , 344 . . . . . . ; . . . . . . . . . .

Voir aussi Articles connexes Antisémitisme Lois sur le statut des Juifs du régime de Vichy Chronologie de la collaboration du régime de Vichy dans le génocide des Juifs Pierre Gérard Jacques de Bernonville

Liens externes

Catégorie:Antisémitisme en France Catégorie:Histoire des Juifs sous le régime de Vichy Catégorie:Collaboration en France pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Administration française historique Catégorie:Shoah en France Catégorie:Organisme fondé en 1941 Catégorie:Organisme disparu en 1944