Jan Waterschoot, né le à Anvers et mort le à Berchem, est un illustrateur et auteur de bande dessinée belge néerlandophone. Il a aussi utilisé les pseudonymes Jan Wauters et Jif.
Jan Waterschoot était un illustrateur réaliste flamand. Son style graphique s'inspire des illustrateurs français d'avant la Première Guerre mondiale. Connu pour ses illustrations dans de nombreux magazines confessionnels, en activité pendant un plus d'un demi-siècle.
Biographie Jan Waterschoot naît le à Anvers....
Début de carrière Pendant la Première Guerre mondiale, il collabore avec le peintre Joe English et réalise des cartes postales illustrées publiées en soutien au Secrétariat des lycéens catholiques flamands (SKVH)..
Après la guerre, le vétéran tente sa chance à Paris pendant plusieurs années, mais revient et commence à travailler pour les Éditions Averbode (Goede Pers/Altiora), la branche éditoriale de l'abbaye d'Averbode. Waterschoot travaille en étroite collaboration avec Jos De Swerts et illustre, entre autres, , qui a son pendant en français Presto Films.
Il fait ses débuts dans la bande dessinée avec , une bande dessinée encore du type spinalien, qui paraît le . dans et dans Petits Belges en 1937. Suivi par (1937), (1938), , (1938), (1938) et , des histoires parues à la fin des années 1930. Il réalise encore une biographie de Jean-Baptiste de la Salle, alternant les thèmes historico-religieux avec des histoires humoristiques.
Selon l'essayiste et spécialiste du Danny De Laet qui écrit dans son ouvrage Au-delà du septième art - histoire de la bande dessinée belge :
Johnny l'orphelin Puis, en 1938, il démarre avec Johnny l'orphelin.. sur texte de Roger Guisolles dans Petits Belges, série qui sera reprise en néerlandais () respectivement dans les , en 1939, puis dans en 1940. L'histoire se développe d'abord dans les monts Alleghanis où l'orphelin Johnny est en prise avec le bandit Terck afin d'assurer le salut d'un fils de riches dénommé William. Le récit fait paraître une suspension du temps en un siècle soucieux d'échapper à toute regrettable évolution. Cette bande couronne la nouvelle mentalité de la maison d'édition et fait à plusieurs reprises la couverture en 1941.. Johnny continuera jusqu'en 1942 mais les restrictions de papier d'abord, l'interdiction de paraître ensuite, élimineront /Petits Belges du marché. En 1947, Renaat Demoen lui succède au moins jusqu'en 1961. Il en fera un grand succès populaire sous le titre général de Johnny et Annie. Après-guerre Après la guerre, l'œuvre de Waterschoot continue d'être publiée en français dans le magazine Feu Sacré , où il réalise entre autres Un Drame chez les Indiens dès le .. Il revient à la bande dessinée flamande lorsqu'il entame une collaboration avec (KZV) en 1948. Il y crée entre autres [« Le Petit Brigand »], sous le pseudonyme de Jif, sur de Flandre et . Dans les années 1950, il est présent dans Tam-Tam avec [« La Grande Robe noir »] sur un texte de J. van Overstraeten, sur le missionnaire Pierre-Jean De Smet. Pour les éditions anversoises L. Opdebeek, il dessine dans la collection « » [« Chefs-d’œuvre en images »]. Dans cette collection, il réalise 1953 à 1956 des adaptations en bande dessinée de [« Jean sans Peur »], [« Les Voyages de Gulliver »], , Les Trois Mousquetaires, [« La Case de l'Oncle Tom »] et [« Robinson Crusoé »].
Waterschoot réalise diverses bandes dessinées religieuses pour ( (renommé plus tard ), telles que (1953) sur le templier Willem van Saeftinghe édité en album aux en 1957.. Il enchaîne l'année suivante avec [« Pie XII, apôtre de la paix »] (1958). Il réalise également et dans le magazine. Dans , Waterschoot illustre des biographies en bandes dessinées, entre autres, de [« Quentin Metsys, forgeron d'Anvers »] (1962-63, sous le pseudonyme de Jan Wouters) et de [« Pierre Paul Rubens, Prince des peintres flamands »]. Outre les bandes dessinées, Waterschoot a également réalisé de nombreux travaux d'illustration, par exemple avec le livre pour enfants de Flora Engels (c.a. 1935), qui mettait en vedette une souris portant le nom de à la consonnance rappelant une autre souris...
Aux éditions Durandal Dès 1938, il entame une collaboration avec les éditions bruxelloises Durandal, les parisiennes Éditions Lethielleux et le romancier catholique Édouard Ned, fondateur de la collection « Roitelet » en 1932, suivie par la collection « Durandal » en 1936, toutes eux à destination de la jeunesse. Waterschoot réalise dans cette première collection, les illustrations de couvertures les et intitulés respectivement Grison, histoire d'un chien (1938) et Six ou sept ? (1948), écrits par Joseph Ozier. Il contribue de la sorte à la collection « Durandal » avec les , , , et : La Légende merveilleuse de Godefroid de Bouillon, La Chanson de Roland, Le Diable du Yorkshire (1943), Mademoiselle (1943) et Bois en Ardenne (1943), ce dernier étant écrit par l'écrivain Henri Davignon. Il signe ces ouvrages qui connaissent de multiples rééditions du simple J. Waterschoot.
Replacement dans Ohee Il bénéficie parmi les premiers comme d'autres auteurs flamands tels Berck, Buth, Clément, Jef Nys ou Karel Verschuere d'un support supplémentaire avec la création le d' sous la houlette du rédacteur en chef J. Van Ingelgom, publication qui reprend la formule de Samedi-Jeunesse, c'est-à-dire une histoire complète dans chaque numéro et un rédactionnel fort réduit pour boucher les trous. Ce sera d'ailleurs le cas avec .
Il meurt le , à l'âge de .
Œuvres
Illustrations
. . .
Publications en revue Un drame chez les Indiens du à ? dans Feu Sacré, .
Notes et références
Annexes Bibliographie Livres
. .
Liens externes
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