Manuel Benítez Pérez dit « El Cordobés » (« le cordouan »), né le à Palma del Río (Espagne, province de Cordoue) est un matador espagnol parmi les plus célèbres du .
Un autre El Cordobés (Manuel Díaz González) affirme être le fils naturel de Manuel Benítez Pérez qui le reconnait en après un déni de plus de 50 ans..
Présentation vignette|gauche|El Cordobés en 1968 aux Arènes du Soleil d'Or. thumb|left|upright|El Cordobés (à gauche) en 1980 le jour de l'alternative de Richard Milian dont il est le témoin thumb|upright|Statue de « El Cordobés », Calife de la tauromachie. C'est un des espontáneos les plus célèbres. Le , il saute en piste, fait quelques passes et se fait rapidement rattraper par la police. Cet exploit reste dans les mémoires, bien que la véritable carrière du maestro n'ait commencé qu'en 1963 à Cordoue.
Manuel Benítez, d’origine modeste, fils d’un ouvrier républicain mort en prison à la suite de la Guerre d’Espagne, est sans doute l’un des grands mythes des années 1960. Dans un guide à l’usage de ses lecteurs voyageant en Europe, le magazine américain Life donnait le conseil suivant à propos de la corrida : « Si sur l’affiche est écrit El Cordobés, ne la ratez surtout pas ; dans le cas contraire, ne perdez pas votre temps à ce spectacle sans intérêt ».
Son style hétérodoxe et spectaculaire soulevait l’enthousiasme sur le gradins. Il déclara un jour : « Je ne torée pas, je fais des trucs avec le taureau ». Parmi les « trucs », un jour à Jaén, il monta à cheval sur le dos du taureau. Parfois, il « boxait » le taureau. « Truc » le plus fréquent : « El salto de la rana » (« le saut de la grenouille »). Il se mettait à genoux devant le taureau, lui présentant sa muleta par un côté, puis il sautait en l’air, se retournait pendant son saut, et présentait alors la muleta de l’autre côté. Ce style lui attirait les foudres des aficionados plus soucieux de classicisme. L’un d’eux lui cria un jour en cours de faena, faisant allusion au titre d’un film qu’il avait tourné peu avant, Aprendiendo a morir,
Il est premier de l’escalafón en 1965, 1967, 1970 et 1971, année où il se retire du toreo. Il redescend dans l’arène en 1979, jusqu’en septembre 1981. Lors de sa dernière corrida à Albacete, le dernier toro dédié à El Cordobes tue un spectateur sauté en piste. Il reparaît pour deux corridas en 2000 et se retire définitivement.
En 2002, le Conseil municipal de Cordoue l’a proclamé « Cinquième Calife de Cordoue ». Il vient rejoindre ainsi d’autres matadors cordouans célèbres : Rafael Molina « Lagartijo », Rafael Guerra « Guerrita », Rafael González « Machaquito » et Manuel Rodríguez « Manolete ».
En 2014, il reçoit la médaille d'or du mérite des beaux-arts, décernée par le ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports..
Sa vie a été racontée par Dominique Lapierre et Larry Collins dans leur ouvrage … Ou tu porteras mon deuil. En 1963, il entame une tournée qui sera suivie par les reporters de l'émission française Les Coulisses de l'exploit. En 1966, la chanteuse Dalida consacrera un hymne à sa gloire, composé par Gérard Bourgeois et Jean-Max Rivière et intitulé Manuel Benitez El Cordobès.
Les arènes de Palavas-les-Flots (Hérault) portent son nom.
Il est cité en 2017 dans l'affaire des Paradise Papers (évasion fiscale).
Il a fait la une du « Life » et du « Journal de Tintin ». Son histoire a inspiré un manga au Japon et un album Panini. Carrière Débuts en novillada sans picadors : à Talavera de la Reina (Espagne, province de Tolède). Débuts en novillada avec picadors : à Palma del Río, face à des taureaux de Juan Pedro Domecq. Il coupe quatre oreilles et une queue. Alternative : à Cordoue le . Parrain, Antonio Bienvenida. Premier de l’escalafón en 1965, 1967, 1970 et 1971.
Bibliographie El Cordobés (avec 77 photographies de Lucien Clergue), Éditions de la Jeune Parque, 1965
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste de matadors El Cordobés (Manuel Díaz González) Arènes de Palavas-les-Flots, appelées en son hommage « arènes El Cordobés »
Liens externes
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