Les controverses liées aux Jeux olympiques d'été de 2024 ont soulevé de nombreuses questions, tels que des questions de sécurité, de respect des Droits de l'Homme et la participation de pays impliqués dans des guerres et n'ayant pas respecté la trêve olympique.

Participation de pays Participation de la délégation israélienne Le , le Comité olympique palestinien annonce avoir demandé au Comité international olympique d'exclure la délégation israélienne des Jeux olympiques de Paris 2024 pour avoir violé la trêve olympique. Stéphane Séjourné, le ministre français des Affaires étrangères déclare à ce propos : . En réponse, son homologue israélien, Israël Katz, remercie l'engagement du ministre ainsi que les garanties concernant la sécurité des athlètes israéliens en soulignant : .. Le , le Président Emmanuel Macron réitère ce soutien lors d'une interview télévisée en déclarant que les athlètes israéliens sont les bienvenus aux JO..

En coordination avec les forces de sécurité françaises, l’État hébreu a mis en place un dispositif sécuritaire exceptionnel pour les 88 sportifs du fait que les événements internationaux représentent une cible privilégiée pour les menaces et les attaques de divers groupes terroristes, en raison de l’impact médiatique qu’ils peuvent avoir. Le Conseil national de sécurité israélien (NSC) encourage les Israéliens présents aux Jeux olympiques à télécharger l’application Home Front Command. tandis que le Shin Bet recommande aux athlètes israéliens de quitter le Village olympique dans les quarante-huit heures après la fin de la compétition. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, affirme que l’ensemble des délégations israéliennes seront ..

Participation des athlètes d'Ukraine, de Russie et de Biélorussie Après l'Invasion de l'Ukraine par la Russie le , le Comité international olympique décide de ne plus organiser d'événement sportif en Russie ou en Biélorussie et qu'aucun symbole national de ces pays ne soit utilisé. Rapidement, les fédérations sportives internationales font de même et excluent ces deux pays de leurs compétitions...

Le , le Comité international paralympique vote en faveur de l'exclusion des comités paralympiques russe et biélorusse des Jeux paralympiques d'été de 2024..

vignette|L'escrimeuse ukrainienne Olha Kharlan.

Toutefois, en , le CIO amorce un revirement et annonce son intention d'accepter des athlètes russes et biélorusses en tant qu'athlètes neutres.. En réaction, plusieurs gouvernements européens menacent de boycotter les jeux, notamment le Danemark., la Pologne et les pays baltes.. En , le président ukrainien Volodymyr Zelensky rappelle le refus de son pays de concourir en cas de présence de la Russie et de la Biélorussie. Il demande à la France d'exclure les athlètes russes et biélorusses, ce même sous bannière neutre, des jeux olympiques et paralympiques de 2024, mais ce choix relève de la seule compétence du CIO.. Le ministre des sports ukrainien, Vadym Gutzeit affirme que son pays pourrait boycotter les Jeux si le CIO ne prenait pas des mesures allant dans cette direction..

Le , deux rapporteuses spéciales indépendantes des Nations unies publient un rapport allant dans le sens d'un soutien à la réadmission d'athlètes russes et biélorusses., en félicitant cette prise de position respectant les valeurs de la charte olympique tout en demandant à l'instance olympique mondiale de garantir la non-discrimination de tout athlète en fonction de sa nationalité. Les États-Unis saluent la volonté de réintégrer les athlètes russes et biélorusses.. En , le CIO réaffirme dans une déclaration son souhait d'inclure les athlètes russes et biélorusses sous bannière neutre, tant qu'ils ne soutenaient pas activement la guerreLe CIO réaffirme sa volonté de réintégrer les athlètes russes et biélorusses, mais ne dit rien sur Paris 2024. ; le CIO confirme également la liberté des fédérations internationales de prendre position sur la réintégrations des athlètes dans leurs compétitions internationales. Elle confirme toutefois l'exclusion des équipes ainsi que l'organisation de manifestation sportive internationale sur les territoires de Russie et Biélorussie..

Le , la Fédération internationale d'escrime, dirigée pendant quatorze ans par l’oligarque russe Alicher Ousmanov avant d'en confier l’intérim au Grec Emmanuel Katsiadakis en 2022 et au sein de laquelle l'influence russe reste forte, décide de réintégrer les athlètes et officiels russes et biélorusses pour le début de la qualification pour les Jeux de 2024.. Les Jeux européens de 2023 devant se dérouler fin juin en l'absence de délégations russes et biélorusses, la FIE leur retire en l'aspect qualificatif pour les épreuves individuelles. et organise début juin ses propres championnats d'Europe en Bulgarie..

Le , l'Ukraine autorise les athlètes à participer aux compétitions internationales, notamment les épreuves qualificatives aux JOP, y compris en cas de présence d'athlètes russes ou biélorusses, pour peu que ceux-ci concourent sous bannière neutre.... Le lendemain matin aux championnats du monde d’escrime à Milan, la sabreuse ukrainienne Olha Kharlan est disqualifiée après sa victoire au premier tour pour ne pas avoir serré la main de son adversaire russe Anna Smirnova. Devant l'indignation suscitée par cette exclusion, le CIO et son président, l'ex-escrimeur Thomas Bach, interviennent en offrant à la sabreuse ukrainienne l'assurance d'être qualifiée pour les Jeux olympiques de Paris si elle n'y parvenait pas par les voies normales du classement mondial ou des tournois de qualification olympique.. La FIE a, par la suite, apporté une modification temporaire à son règlement technique en supprimant la mention de la poignée de main obligatoire..

Le président du CIO, Thomas Bach, favorable à la présence des athlètes russes., indique en juillet qu'aucune décision ne serait prise à l'occasion de la prochaine session de l'instance programmée à Bombay à la mi-octobreLa question de la présence des Russes aux JO de Paris 2024 ne sera pas tranchée en octobre.. Dans un entretien accordé au quotidien L'Équipe le , le président Emmanuel Macron juge qu'..

Le , le Comité international olympique annonce par un communiqué autoriser les athlètes russes et biélorusses à participer sous bannière neutre et sous certaines conditions (seuls seront concernés les sportifs qui ont pu franchir l'obstacle des qualifications, ne soutiennent pas activement la guerre en Ukraine, et ne sont sous contrat ni avec l'armée ni avec des agences de sécurité nationales). La Russie réagit par la voix de son ministre des Sports Oleg Matytsine qui dénonce une annonce et qui va .. Après avoir envisagé le boycott des Jeux olympiques., le président du Comité olympique russe, Stanislav Pozdniakov, indique que chaque sportif russe sera libre de choisir s’il souhaite y participer sous bannière neutre ou ne pas y participer..

Participation de la délégation syrienne La participation d'une délégation syrienne est critiquée par des organisations civiles syriennes, notamment en raison de la venue d'Omar Aroub, accusé d'avoir dirigé des crimes de guerre à l'encontre d'étudiants syriens.., et de l'utilisation de l'événement comme outil de propagande pour le régime. Deux des six membre de la délégation sont également le sujet de polémiques, Arme Hamcho, placé sous sanctions internationales, pour avoir profité de l'occasion de Jeux Olympiques précédents pour déclarer son soutien au régime et à sa répression, et Man Asaad pour avoir dédié sa victoire à Bachar el-Assad et à l'armée syrienne, responsables de crimes de guerre..

Participation de la délégation iranienne Des voixDes personnalités demandent au CIO d'exclure l'Iran des Jeux Olympiques se sont élevées pour demander l’interdiction de l'Iran aux Jeux olympiques en raison d'allégations de violations des droits de l'homme à la suite des exécutions du lutteur iranien Navid Afkari et du champion national de karaté Mohammad Mehdi Karami, à la répression des manifestants et des athlètes lors des manifestations liées à la mort de Mahsa Amini

La sénatrice américaine Marsha Blackburn a demandé en au président du CIO, Thomas Bach, de bannir l'Iran des Jeux de ParisGOP senator calls for US retaliatory strikes on Iran . Le CIO a exprimé de graves inquiétudes quant à la situation des athlètes iraniens et a exhorté le Comité olympique iranien à prendre les mesures appropriées auprès des plus hautes autorités pour protéger les athlètes et les membres de la communauté olympique d’un point de vue humanitaireLa commission exécutive du CIO est informée des activités des CNO et approuve trois changements de nationalité en vue de Paris 2024. Le CIO avait déclaré qu'il se réservait le droit de prendre toute mesure appropriée concernant la participation du CNO iranien et des athlètes aux Jeux olympiques d’été de 2024.

L'Iran a envoyé à Paris 41 athlètes dans 14 sports. Parmi la délégation, la taekwondoïste Nahid Kiani est médaillée d'argent de l'épreuve féminine des moins de 57 kg et partage le podium avec sa compatriote Kimia Alizadeh, ancienne championne olympique iranienne et médaillé de bronze mais pour la Bulgarie car elle avait fui son pays en dénonçant avec fracas le régime des mollahs en 2020Kimia Alizadeh, seule championne olympique iranienne de Taekwondo, a fui son pays. Après avoir pris un selfie ensemble, les deux athlètes, accompagnées de la médaillée d’or et l’autre médaillée de bronze, se sont étreintes mais la scène a été toutefois censurée par la télévision de l'État islamique en IranLa télévision iranienne censure l’image de deux athlètes s’enlaçant.

Controverses relatives aux Droits de l'Homme Conditions de travail En 2023, un reportage de France 24 révèle que certains sous-traitants de Solideo emploient des travailleurs sans-papiers.. Selon un syndicaliste, plusieurs sous-traitants seraient des sociétés turques qui se placeraient en liquidation en cas de problème. L'inspection du travail a créé une unité spécialisée qui a contrôlé près d'un site par jour ces deux dernières années sans pouvoir mettre fin au phénomène. L'unité ne comprend que sept inspecteurs du travail pour plusieurs dizaines de sites et des milliers d’ouvriers, ce qui rend difficile son travail..

En , Franceinfo annonce le procès aux prud'hommes que font plusieurs travailleurs contre une dizaine d'entreprises du BTP.. Ces personnes expliquent avoir travaillé , et avoir subi du chantage lié à leur condition de sans-papiers. Les entreprises concernées sont Eiffage, GCC, Spie Batignolles et Vinci, les principaux maitres d'ouvrage des chantiers des Jeux olympiques, ainsi que huit sous-traitants..

Gestion interne et controverses financières

Le Parquet national financier mène en 2023 deux enquêtes autour de marchés passés pour l'organisation des Jeux olympiques, notamment par rapport au COJOP, à la Solideo et à Keneo, un cabinet de conseil.

Ces enquêtes, commencées en 2017 pour l'une et en 2022 pour l'autre, visent à déterminer s'il y a eu détournement de fonds publics, favoritisme, recel de favoritisme et prise illégale d'intérêts. Il s'agit de la troisième enquête sur des sujets de détournement de fonds pendant l'organisation de Jeux olympiques d'été.. Elles donnent lieu à des perquisitions en , à plusieurs endroits dont le siège du COJOP et celui de la Solideo.. En parallèle de ces enquêtes, l'Agence française anticorruption publie en 2021 deux rapports indiquant des .

En , le procureur de la République financier, Jean-François Bohnert, déclare sur RTL que les enquêtes ouvertes n'ont pas révélé « de faits gravissimes de corruption ou de trafic d'influence, à ce stade » et que les investigations menées « très en amont » devraient permettre d'assurer « un déroulement serein » de la compétition..