Vincent Flibustier est un influenceur, conférencier et formateur belge né en . Il est le créateur du site satirique Nordpresse.

Biographie Vincent Flibustier., de son vrai nom Vincent Herregat, est né à Dinant en Belgique en . Ancien chroniqueur radio de la RTBF dans l’émission humoristique C’est presque sérieux, il est renvoyé de la station à cause d’une blague jugée de mauvais goût sur la communauté juive.

Débuts avec Nordpresse Vincent Flibustier crée Nordpresse.. lors d'un après avoir lu un article de Sudpresse et .. Le but initial était selon lui de et précise .. Le site parodique évolue alors peu à peu vers un concept plutôt porté sur la critique des médias en général et un esprit éducatif..

Vincent Flibustier fait du cloaking en reprenant des noms de domaine ressemblant à des médias français comme FranceInfoTele.com ou LeCanardEnchaine.net afin de crédibiliser ses articles... En , il affirme regretter cette forme d'action..

En , dans le quotidien belge La Libre, un éditorialiste estime quant à lui que Vincent Flibustier crée des et recherche .. L'aspect parodique. du site est souvent remis en question..

Éducation aux médias et à l'esprit critique

Démarche pédagogique En , Vincent Flibustier devient conférencier autodidacte en éducation aux médias et à l'information (EMI) et propose depuis des formations destinées aux élèves et aux enseignants dans le cadre de conférences sur ..... Son objectif est de sensibiliser le public à l'importance de l'esprit critique et de promouvoir la vérification des informations..

Il base son approche pédagogique sur la théorie de l'inoculation., en expliquant que son objectif est d'interpeller principalement les individus en position d'hésitation sur certaines thématiques. Il cherche ainsi à leur faire prendre conscience des mécanismes d'influence et des dynamiques des différents courants d'opinion.. En , lors d'une émission dArrêt sur images portant sur la rentabilité des infox, la journaliste et éducatrice aux médias Aude Favre estime que la théorie de l'inoculation de Vincent Flibustier, qui a pour but de diffuser un maximum de fausses informations dans le but de pousser les internautes à développer leur esprit critique, ne fonctionne pas. C’est cette démarche qui le pousse à créer des applications comme les casserolades, CHATCGT ou des canulars qui font croire que Vincent Flibustier est à l’origine d’une panne mondiale de Crowdstrike en ..

Avis divergents, réserves et oppositions des administrations belge et française En Belgique, Vincent Flibustier fait l'objet d'une circulaire informative signée par le secrétaire général de la Fédération Wallonie-Bruxelles. qui rappelle ses condamnations face au groupe SudPresse et précise aux enseignants et chefs d'établissement qu'ils peuvent se tourner vers d'autres intervenants.

En France, l'Éducation nationale indique que Vincent Flibustier est au motif que, selon lui, Vincent Flibustier et a tenu au sujet de l'antisémitisme.

Un groupe de journalistes de L'Avenir, invité à une de ses conférences, précise que Vincent Flibustier sait aborder les questions essentielles de la désinformation et les différents types d'infox face aux adolescents en permettant notamment de détecter la désinformation et plus particulièrement ainsi que afin de récolter des revenus publicitaires.. Ils lui reprochent néanmoins un ton pouvant être léger ainsi qu'un manque de nuance.

Vincent Flibustier est exclu d’une école privée française dans laquelle il devait intervenir suite au port d'un bermuda et d'une jupe. Il fut une première fois renvoyé de cet établissement après le port d'un bermuda, puis exclu le lendemain après avoir porté une jupe au sein de l'établissement.

En 2019, Vincent Flibustier affirme dans une conférence en ligne portant sur les infox que les organismes de fact-checking cherchent à être , en ne diffusant que rarement des liens qui renvoient vers d'autres médias. Selon lui, le but serait de garder les lecteurs sur leur site afin . Cette information est contredite par les journalistes de la rubrique Checknews, qui déclarent que Libération propose pour sa part plusieurs liens vers des médias concurrents dans ses articles.. La même année, accuse Vincent Flibustier de s'être lors d'une conférence de formation aux infox.

Critiques

Propagation d'idées d'extrême droite, complotistes et antisémites Libération et Arrêt sur images remarquent que Vincent Flibustier n'hésite pas à partager ses canulars sur les pages Facebook de militants d'extrême droite afin qu'ils soient plus largement diffusés. Plusieurs journalistes, tels qu'Isabelle Kersimon, lui reprochent alors de diffuser des idées d'extrême droite sous couvert d'humour noir. En réponse à ces accusations, ce dernier se défend de cette proximité politique en rappelant avoir eu plusieurs procédures judiciaires contre le Front national ou des . Il précise par ailleurs que ses canulars ont surtout un objectif pédagogique estimant qu'.. Interrogé dans l'émission Complément d'enquête concernant le fait que ses articles sont parfois relayés par la , Vincent Flibustier assume tout en avouant néanmoins qu'il joue parfois un jeu dangereux.. Les deux journalistes qui l'ont interviewé précisent cependant qu'il ne croit pas aux infox qu'il diffuse, que Vincent Flibustier cherche juste un moyen d'obtenir sa en profitant du business de la désinformation.

Vincent Flibustier est également accusé à plusieurs reprises de contribuer à la diffusion d'idées ou poncifs antisémites par le biais de ses publications parodiques . Ainsi, en , un article intitulé (référence aux fours crématoires des camps d'extermination nazis) crée la polémique.

L'année suivante, la Ligue belge contre l'antisémitisme émet le souhait de porter plainte contre son site à la suite d'une vidéo présentant .. En , Nordpresse publie une infox visant Bernard Henri-Lévy qui, selon Rudy Reichstadt du site , contient plusieurs poncifs antisémites ; il relève que la haine anti-juive prolifère dans les commentaires.. En , enfin, Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, signale au procureur de Paris le site campdeconcentration.com, créé en partie par Vincent Flibustier qui selon lui la Shoah. Vincent Flibustier se défend de tout antisémitisme : selon lui, ..

Harcèlement Au moment de l'affaire Benalla, le site Nordpresse se retrouve sur liste noire par Facebook, rendant le partage des publications sur site impossible.... Vincent Flibustier dénonce alors une et une de la part du sommet de l'État français.., ce que l'entreprise dément.. L'affaire relance surtout le débat sur le contenu de Nordpresse, dont les canulars sont relayés au premier degré.. Cette affaire relance une polémique entre Vincent Flibustier et le blogueur belge Marcel Sel. Cela rejaillit à son tour sur le parti Ecolo belge, Vincent Flibustier se présentant aux élections communales de la Ville de Bruxelles sur leur liste. Durant cette polémique, il reçoit le soutien du député Benoît Hellings, qui affirme que .. Le , il annonce son retrait de la liste électorale en se disant .. Vincent Flibustier s'estime lui-même harcelé. par le chroniqueur belge Marcel Sel ; il crée un site internet à son nom visant à le dénoncer, et porte plainte contre le polémiste pour harcèlement, ce que Marcel Sel qualifie de ..

Après l'annonce de la parution d'un article consacré à Nordpresse, le site Arrêt sur images (ASI) affirme avoir reçu de nombreux messages de journalistes et d'intervenants de l'éducation aux médias qui demandant à garder l'anonymat . Ils affirment en privé être Le journal reconnait qu'il existe une entre Vincent Flibustier et ses détracteurs, évoquant les réseaux sociaux où et sont hostiles à ses interventions d'éducation aux médias dans les écoles.

En , Vincent Flibustier parodie dans une vidéo les méthodes de la complosphère autour de et vise particulièrement les propos complotistes de la chroniqueuse Myriam Palomba qu'elle tenait dans l'émission TPMP. Il l'accuse alors à son tour pour , en annonçant qu'elle même et Cyril Hanouna seraient à la tête d'un immense réseau de trafic de cette substance. Celle-ci accuse alors le créateur de Nordpresse de diffamation et de harcèlement après avoir lancé un hashtag qui devient alors un défouloir pour les internautes.. La méthode est félicitée par certains internautes qui reconnaissent avoir . Elle fait cependant aussi l'objet de critiques, émanant d'acteurs luttant contre la désinformation, qui regrettent l'utilisation des mêmes méthodes que les complotistes.

Affaires judiciaires

Condamnations

Condamnation pour outrage envers un journaliste Le , Sudpresse publie une cartographie des musulmans de Belgique en s'appuyant sur une étude contestée de l'UCLouvain.. En réaction à cela, Nordpresse publie pendant quelques heures un article nommé en l'illustrant par la photo du journaliste, épinglée sur la région namuroise accompagnée d'un excrément. Sudpresse décide en conséquence de porter plainte pour divulgation d'informations personnelles et réclame de dommages et intérêts pour son journaliste, ce que conteste Nordpresse, qui estime que ces informations étaient publiques et présentes sur les comptes des réseaux sociaux du journaliste....

Afin de payer les frais de justice qu'il estime être d'une dizaine de milliers d'euros, Vincent Flibustier lance une campagne de dons qui permet de récolter .. Le , le tribunal de première instance de Bruxelles déclare la plainte de Sudpresse comme irrecevable et estime que son article et ses illustrations . Le groupe obtient néanmoins le retrait de l'article de Nordpresse.

Le , la cour d'appel de Bruxelles contredit ce premier jugement et condamne Vincent Flibustier pour outrage à titre personnel à de dommages et intérêts ainsi qu'à au titre des frais de justice. La cour souligne alors que le blogueur laissés en commentaires mais qu'il savait qu'en axant les attaques sur le journaliste de Sudpresse et en diffusant son portrait, il exposait ce dernier à la vindicte populaire...

Condamnation pour injure publique Après un signalement de concernant Nordpresse à Sciences Po Lyon, Vincent Flibustier publie une insulte sur Facebook à l'encontre du dirigeant du site internet, Rudy Reichstadt. En , Vincent Flibustier est déclaré coupable des faits d'injure publique envers Rudy Reichstadt par le tribunal correctionnel de Paris..

Condamnation pour dénigrement et pratiques commerciales malhonnêtes Le , Vincent Flibustier fait à nouveau face à Sudpresse, qui engage une action en cessation contre le journal satirique, à la suite de nombreuses publications critiquant l'utilisation des faits divers par les différents journaux du groupe Sudpresse. Ces publications viennent elles-mêmes en réponse à un article titré « Laura a crié après sa maman : les détails sordides du viol collectif d'une jeune fille de à Hensies », publié par SudInfo.. Une première audience a lieu le . Le jugement en première instance est rendu le . Vincent Flibustier est relaxé mais son entreprise est condamnée..

Acquittement dans un procès pour harcèlement et infraction sur les communications privées