Victor-Henri Friedel, né le à Bischwiller et mort le à Paris , est un pédagogue et philologue français.

Biographie Origine Il est le fils de Guillaume Friedel (1828-1909), professeur de gymnastique à Paris, et de Elisabeth Sumy. Il est l'arrière petit-fils de Johann-Daniel Friedel, tanneur à Strasbourg et le petit-fils de Madeleine Friedel. Celle-ci ayant fait une mésalliance, son fils Guillaume avait reçu le nom de jeune fille de la maman publié dans Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, Tome 2, D-G, Les éditions de Paris Max Chaleil, 2020, p.668.

Etudes Il poursuit des études à Strasbourg, il étudie la philosophie à l’université de Bonn (diplômé en 1890), au Collège de France et à l'EHESS à Paris. Il est docteur ès lettres de l'Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn en 1892.

Carrière Il devient fonctionnaire dans l'Instruction publique. Il fait des cours d'allemand à l'École Alsacienne en 1894-1895, puis de philologie romane à la Sorbonne et à l'Université de Liverpool en 1895-1896. Il est archiviste (1901) puis sous-directeur au musée pédagogique. Il fait de nombreux voyages d'études en Espagne, en Autriche-Hongrie, au Royaume Uni. Entre 1900 et 1910, il participe comme organisateur ou comme conférencier à 8 expositions en France, Angleterre, Italie, Belgique et Etats-Unis.

De 1910 à 1911, il est chef de cabinet du ministre de l'Instruction publique, Maurice-Louis Faure. Pendant la guerre, il est officier interprète de réserve rattaché à l'état-major général. En 1920, il est détaché pour devenir le directeur de l'Institut d’enseignement commercial supérieur (IECS) qui venait d'être créé par la CCI de Strasbourg sous le nom de Institut alsacien de haut enseignement commercial, fonction qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1936Nath Imbert, Dictionnaire national des contemporains, 1938-1939, volume 3, p. 283Quí êtes-vous ? Annuaíre des contemporains. Notices bíographiques, G. Ruffy, 1924.

Publications Dès sa nomination au Musée pédagogique, il s'intéresse à la comparaison de la pédagogie dans différents pays européens, notamment en Prusse. Il poursuit ces enquêtes après la guerre de 1914-1918. Pendant la guerre, il publie sur la question de la culture et de l'enseignement en Alsace au sein de l'AllemagneDictionnaire de biographie française, XIV, 1979, p.1293Notíce sur les publications de M. V-H. Friedel, Impr. des Beaux-arts, 1918, 6 p..

Son ouvrage le plus connu est peut-être :, réédité en 2016 par Hachette.Ce livre a fait l'objet de recensions, en particulier au sujet du rôle important donné en Allemagne à l'éducation des femmes afin qu'elles puissent remplacer l'homme notamment en temps de guerre, et sur l'obligation de séances de gymnastique à l'école. Il aurait influencé les Compagnons de l’Université Nouvelle.

Distinctions (décret du ) en qualité d'officier interprète de réserve ; la décoration est remise à Strasbourg, devant les troupes, le par le général Gaston d'Armau de Pouydraguin, qui a rappelé que Friedel avait Base Leonore de la Légion d'honneur. Il était chevalier depuis le .

Docteur en droit honoris causa de l'Université de St Andrews (1902)

Vie privée Il épouse en 1909 Madeleine Henriette Julie Fabre. Le couple a 5 enfants. Liens

Références

Catégorie:Personnalité française du protestantisme Catégorie:Chevalier de l'ordre royal de l'Étoile polaire Catégorie:Chevalier du Mérite agricole Catégorie:Officier de la Légion d'honneur Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Commandeur de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Naissance en septembre 1867 Catégorie:Décès en avril 1947 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 79 ans