Émile Raybaud, né le à Trans dans le Var et mort le , est un cadre de la Milice et Obersturmbannführer de la Division Charlemagne.

Biographie Il étudie à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, entre 1930 et 1932. Devenu sous-lieutenant dans l'infanterie, il est assigné au bataillon de chasseurs alpins, à Antibes.

Le , il est promu capitaine. Deux mois plus tard, il se trouve dans la Somme avec sa division (la division de chasseurs), à combattre les Allemands.

Raybaud est un partisan de la Révolution nationale du maréchal Pétain.

Il s'inscrit à la Milice française. Il devient, en , le directeur adjoint de l'école des cadres de la Milice à Uriage.

Il travaille ensuite avec Jean de Vaugelas, au poste de chef d'état-major des Francs-Gardes, en février-mars 1944, pour combattre le maquis des Glières en Haute-Savoie avec les Allemands.

En , il succède à De Vaugelas, muté à Clermont-Ferrand, pour commander les forces du maintien de l'ordre en Limousin. Jean Filiol, alias Deschamps, le deuxième patron du service affecté à De Vaugelas par Joseph Darnand, ne s'entend pas avec ce nouveau chef trop indulgent. Émile Raybaud quitte le Limousin pour Clermont-Ferrand où il adoptera le surnom et l'identité de « Marcel Denis ». Henri Barrier remplacera Émile Raybaud le comme chef régional de la Milice à Limoges.

Réfugié en Allemagne, il arrive à Wildflecken à la tête de la première cohorte de miliciens, début . Fin , il est nommé commandeur du régiment de grenadiers Waffen-SS à la suite du départ d'Eugène Bridoux.

Le SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg confie à Émile Raybaud la formation et la direction du régiment de marche de la 33e division SS Charlemagne réorganisée, le .

Il est blessé le par des éclats d'obus, à hauteur des cuisses, aux deux jambes, alors qu'il étudiait la situation de ses troupes, près d'un pont sur la rivière Persante, à l'ouest de Kôrlin. Il est remplacé par Jean Bassompierre. Il est alors proposé pour le grade supérieur et décoré de la croix de fer 1 classe mais n'apprendra sa promotion qu'en 1970 de la part d'un ancien secrétaire de l'état-major de la division.

Il est rapatrié en France après la défaite de l'Allemagne, et emprisonné à Limoges. Il manque de se faire tuer par d'anciens maquisards qui avaient envahi la prison pour faire justice eux-mêmes. Amputé d'une jambe, il est condamné à mort par la cour de justice de Haute-Vienne en 1946. Gracié, il sera libéré en 1951.

Il meurt le en Provence.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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