Édouard de La Haye-Saint-Hilaire, dit Raoul, né le à Saint-Hilaire-des-Landes et mort le à Vannes, est un militaire français et un officier chouan.

Biographie Édouard de La Haye-Saint-Hilaire naît au château de la Haye-Saint-Hilaire, à Saint-Hilaire-des-Landes, entre Rennes et Fougères. Il est le frère de Louis de La Haye-Saint-Hilaire.

Au début de la Révolution française, alors qu'il s'apprêtait à entrer au régiment d'infanterie de ligne, il prend une certaine part aux activités de l'Association bretonne, menée par le marquis Armand Tuffin de La Rouërie.. Il émigre ensuite avec sa mère en Angleterre.

Il rejoint ensuite l'Armée des émigrés et participe à l'expédition de Quiberon en 1795. Il débarque avec la deuxième division, commandée par Charles de Sombreuil. L'expédition se termine par un désastre, mais Édouard de La Haye-Saint-Hilaire fait partie des rescapés qui parviennent à rallier la flotte anglaise.

Il se fait ensuite débarquer sur la côte et rejoint les chouans. Il sert brièvement sous les ordres de Louis de Sol de Grisolles et d'Aimé Picquet du Boisguy.

Fin 1799, il retourne au Morbihan et reçoit le commandement du corps des « chasseurs et grenadiers réunis », fort de hommes et constitué par l'élite des combattants des légions d'Auray et de Vannes.. Le , il prend part à la bataille du pont du Loc'h, mais ses troupes, trompées par le brouillard et l'obscurité, se dispersent en se lançant à la poursuite d'un petit détachement républicain..

Sous le Consulat, une fiche policière le décrit ainsi : .

Le , La Haye-Saint-Hilaire, à la tête d'un groupe de quatre chouans, enlève près de Vannes l'évêque concordaire Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont... Il réclame alors la libération de deux chouans nommé Pourchasse et Bertin, une rançon de francs, ainsi que la Légion d'honneur et l'anneau épiscopal de l'évêque. Le préfet Joseph-Louis-Victor Jullien accepte le marché, ce qui provoque la colère de l'Empereur Napoléon. Jullien échappe à la destitution, mais il est déssaisi de la répression qui est confiée au général Boyer. Un camp volant de hommes, formé à Pontivy, bat ensuite la campagne pendant plusieurs semaines. Violemment commotionné lors de son enlèvement, l'évêque Pancemont meurt quant à lui d'une congestion cérébrale le .

Le , les chouans La Haye-Saint-Hilaire, Pourchasse et Billy se retrouvent cernés par 28 gendarmes dans une maison à proximité de Vannes. Pourchasse est tué lors de la fusillade, tandis que La Haye-Saint-Hilaire est blessé à la jambe. Les gendarmes menacent ensuite d'incendier la masure, ce qui décide les assiégés à se rendre.

Jugés par une commission militaire, La Haye-Saint-Hilaire et Billy sont condamnés à mort et fusillés à Vannes, au Parc de la Garenne, le . En raison de sa blessure, La Haye-Saint-Hilaire est exécuté dans un fauteuil.

Notes et références

Bibliographie

.

Catégorie:Chouan Catégorie:Naissance en décembre 1775 Catégorie:Décès en octobre 1807 Catégorie:Décès à 31 ans Catégorie:Décès à Vannes Catégorie:Condamné à mort exécuté en France au XIXe siècle