Le site bassin de Gouzon est un site français du réseau Natura 2000 du département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Situation Dans le quart nord-est du département de la Creuse, le site « bassin de Gouzon » FR7401124 – Bassin de Gouzon, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .. s'étend sur , sur le territoire de la seule commune de Lussat, en limite de celles de Gouzon et de Saint-Loup.

La zone s'étage entre d'altitudeFR7401124 - Bassin de Gouzon, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le ., le long du ruisseau de l'Étang des Landes et de plusieurs de ses affluents, intégrant les trois principaux étangs, l'étang des Landes lui-même, l'étang de la Bastide et l'étang Tête de Bœuf, les zones de jonction de ces trois étangs, ainsi que toute la partie boisée du bois des Landes.

Description Le site « bassin de Gouzon » est un site naturel du réseau Natura 2000, c'est-à-dire qu'il est identifié comme site important pour la conservation d'habitats européens menacés et d'espèces animales et végétales menacées qui y sont présentes.

Il s'agit d'une zone spéciale de conservation (ZSC) validée par un arrêté du ministère de l'Écologie et du Développement durable en date du Arrêté du 13 avril 2007 portant désignation du site Natura 2000 bassin de Gouzon (zone spéciale de conservation), Légifrance, consulté le . qui a pour objectif la conservation de sites écologiques présentant soit des habitats naturels ou semi-naturels d'intérêt communautaire, de par leur rareté, ou le rôle écologique primordial qu'ils jouent (dont la liste est établie par l'annexe I de la directive habitats), soit des espèces de faune et de flore d'intérêt communautaire, là aussi pour leur rareté, leur valeur symbolique, le rôle essentiel qu'ils tiennent dans l'écosystème.

Espaces connexes Sur le même périmètre de , une autre zone Natura 2000, l'étang des Landes, concerne une zone de protection spéciale (ZPS) ; elle est protégée au titre de la directive oiseauxFR7412002 – Étang des Landes, Inventaire national du patrimoine naturel, consulté le ..

Trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de sont parties intégrantes du territoire de la zone Natura 2000 « bassin de Gouzon ». Une quatrième, le bois des Landes Olivier Nawrot (CBNMC), David Naudon (LNE) et Frédéric Noilhac (LNE), ZNIEFF 740006103 - Bois des Landes (bassin versant étang des Landes), Inventaire national du patrimoine naturel, SPN-MNHN, Paris, consulté le ., le recoupe en grande partie.

La réserve naturelle nationale de l'étang des Landes est incluse dans la ZNIEFF de « étang des Landes ».

Les quatre ZNIEFF de , de même que les deux zones Natura 2000, sont incluses dans une ZNIEFF de : le bassin versant de l'étang des Landes L. Chabrol, Espaces naturels du Limousin, Bassin versant de l'étang des Landes) - (Identifiant national 740120044), INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le ..

Habitats La zone est composée à 60 % de forêts caducifoliées, à 30 % d'eaux douces intérieures (eaux stagnantes et eaux courantes), à 8 % de prairies semi-naturelles humides et de prairies mésophiles améliorées, et à 2 % de landes, broussailles ou recrus.

Habitats inscrits à l'annexe I Parmi les différents habitats du site, plusieurs sont naturels ou semi-naturels d'intérêt communautaire, c'est-à-dire qu'il s'agit de sites remarquables qui, soit sont en danger de disparition dans leur aire de répartition naturelle, soit présentent une aire de répartition réduite du fait de leur régression ou de caractéristiques intrinsèques, soit présentent des caractéristiques remarquables. Sept sont donc inscrits à l'annexe I de la directive habitats. Par ordre de superficie décroissante, ce sont : les vieilles chênaies acidiphiles des plaines sablonneuses à Quercus robur, sur 107 hectares, soit près de 15 % de la superficie totale de la zone Natura 2000 ; les lacs eutrophes naturels avec végétation du Magnopotamion ou de l'Hydrocharition, sur 23,6 hectares ; les landes humides atlantiques septentrionales à Erica tetralix , sur 18 hectares ; les eaux oligomésotrophes calcaires avec végétation benthique à Chara spp., sur 5 hectares ; les prairies à Molinia sur sols calcaires, tourbeux ou argilo-limoneux (Molinion caeruleae), sur 3,2 hectares ; les mégaphorbiaies hygrophiles d'ourlets planitiaires et des étages montagnard à alpin, sur 1,1 hectare ; les eaux oligotrophes très peu minéralisées des plaines sablonneuses (Littorelletalia uniflorae), sur 0,4 hectare.

Faune et flore Espèces inscrites à l'annexe II Douze espèces du site sont inscrites à l'annexe II de la directive habitats : une plante phanérogame le Flûteau nageant (Luronium natans) et onze animaux dont un amphibien : le Triton crêté (Triturus cristatus), quatre insectes : le Cerf-Volant (pour le mâle) ou la Grande Biche (pour la femelle) (Lucanus cervus), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Damier de la succise (Euphydryas aurinia) et le Grand capricorne (Cerambyx cerdo), cinq mammifères : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand Murin (Myotis myotis ), la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii) et le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), ainsi qu'un poisson : la Bouvière (Rhodeus amarus).

Autres espèces importantes Quinze autres espèces ont été considérées comme importantes pour la zone, deux plantes : la Grande douve (Ranunculus lingua) et l'Utriculaire commune (Utricularia vulgaris), et treize oiseaux : le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), la Cisticole des joncs (Cisticola juncidis), le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), le Héron pourpré (Ardea purpurea), la Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides), la Locustelle tachetée (Locustella naevia), la Marouette ponctuée (Porzana porzana), le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) et la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus).

Autres espèces animales de l'autre zone Natura 2000 et des ZNIEFF de En réalité, les espèces animales présentes sur la zone sont bien plus nombreuses si l'on y ajoute celles recensées sur la zone Natura 2000 étang des Landes FR7412002 – Étang des Landes, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le . et sur les trois ZNIEFF de entièrement incluses dans la zone : l'étang de la Bastide, l'étang des Landes et l'étang Tête de Bœuf.

Parmi les espèces listées ci-dessous, le site où elles ont été recensées est indiqué sous la forme EB=étang de la Bastide, EL=étang des Landes (ZNIEFF), ET= étang Tête de Bœuf et N=étang des Landes (Natura 2000).

Ce sont donc plus de supplémentaires qui ont été identifiées dans le périmètre de la zone Natura 2000 bassin de Gouzon. On y trouve : quatre amphibiens : le Crapaud calamite (Epidalea calamita) (EB), le Crapaud commun (Bufo bufo) (EL+ET), la Grenouille rousse (Rana temporaria) (ET) et le Triton palmé (Lissotriton helveticus) (ET) ; dont : : l'Agapanthie à pilosité verdâtre (Agapanthia villosoviridescens) (EL), Aphodius fimetarius (EL), l'Apodère du noisetier (Apoderus coryli) (EL), (EL), la Cantharide commune (Cantharis fusca) (EL), Cantharis pellucida (EL), le Carabe des bois (Carabus nemoralis) (EL), la Casside verte (Cassida viridis) (EL), la Cétoine dorée (Cetonia aurata) (EL), la Cétoine grise (Oxythyrea funesta) (EL), la Chrysomèle de la menthe (Chrysolina herbacea) (EL), la Chrysomèle de la salicaire () (EL), la Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi) (EL), la Chrysomèle fastueuse (Chrysolina fastuosa) (EL), la Chrysomèle polie (Chrysolina polita) (EL), la Chrysomèle versicolore du saule (Plagiodera versicolora) (EL), la Cicindèle champêtre (Cicindela campestris) (EL), le Clairon des ruches (Trichodes alvearius) (EL), le Clyte bélier (Clytus arietis) (EL), la Coccinelle à damier (Propylea quatuordecimpunctata) (EL), la Coccinelle à dix points (Adalia decempunctata) (EL), le Crache-sang (Timarcha tenebricosa) (EL), la Criocère des céréales (Oulema melanopus) (EL), (EL), la Donacie soyeuse (Plateumaris sericea) (EL), la Galérucelle du saule marsault (Lochmaea capreae) (EL), la Galéruque de l'aulne (Agelastica alni) (EL), la Galéruque du nénuphar (Galerucella nymphaeae) (EL), le Géotrupe du fumier (Geotrupes stercorarius) (EL), le Hanneton des jardins (Phyllopertha horticola) (EL), l'Hoplie bleue (Hoplia coerulea) (EL), la Lagrie hérissée (Lagria hirta) (EL), le Lepture noir (Stenurella nigra) (EL), le Lepture à suture noire (Stenurella melanura) (EL), le Lepture tacheté (Rutpela maculata) (EL), la Malachie à deux points (Malachius bipustulatus) (EL), (EL), le Nécrophore fossoyeux Nicrophorus vespilloides (EL), l'Œdémère noble (Oedemera nobilis) (EL), le Petit vertubleu () (EL), le Petit crache-sang (Timarcha goettingensis) (EL), la Petite biche (Dorcus parallelipipedus) (EL), le Téléphore fauve (Rhagonycha fulva) (EL), le Téléphore livide (Cantharis livida) (EL), () (EL), et le Thanatophile sinueux () (EL) ; douze lépidoptères : l'Amaryllis (Pyronia tithonus) (EL), l'Argus bleu (Polyommatus icarus) (EL), la Carte géographique (Araschnia levana) (EL), le Citron (Gonepteryx rhamni) (EL), le Collier-de-corail (Aricia agestis) (EL), le Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus) (EL), le Myrtil (Maniola jurtina) (EL), le Paon-du-jour (Aglais io) (EL+EB), la Piéride du chou (Pieris brassicae) (EL), la Piéride du navet (Pieris napi) (EL), la Piéride de la rave (Pieris rapae) (EL) et le Vulcain (Vanessa atalanta) (EL) ; : l'Æschne affine (Aeshna affinis ) (EL+ET), l'Æschne bleue (Aeshna cyanea ) (EL+ET), l'Æschne isocèle (Aeshna isoceles) (ET), l'Æschne mixte (Aeshna mixta ) (EL+ET+EB), l'Æschne printanière (Brachytron pratense) (EL+ET), l'Agrion à fer de lance (Coenagrion hastulatum) (EL), l'Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes) (EL+ET), l'Agrion délicat (Ceriagrion tenellum) (EL+ET+EB), l'Agrion élégant (Ischnura elegans) (EL+ET), l'Agrion joli (Coenagrion pulchellum) (EL), l'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella) (EL+ET), l'Agrion mignon (Coenagrion scitulum) (EL), l'Agrion nain (Ischnura pumilio) (EL), l'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum) (EL+ET+EB), l'Anax empereur (Anax imperator) (EL+ET), l'Anax napolitain (Anax parthenope) (EL+ET), le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens) (EL), le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) (EL+ET), la Cordulie à deux taches (Epitheca bimaculata) (EL+ET), la Cordulie bronzée (Cordulia aenea) (EL+ET), la Cordulie métallique (Somatochlora metallica) (EL), le Crocothémis écarlate (Crocothemis erythraea) (EL+ET), le Gomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus) (EL), la Grande æschne (Aeshna grandis) (EL+ET), le Leste brun (Sympecma fusca) (EL+ET), le Leste des bois (Lestes dryas) (EL), le Leste fiancé (Lestes sponsa) (EL+ET+EB), le Leste sauvage (Lestes barbarus) (EL), le Leste verdoyant (Lestes virens) (EL+ET), le Leste vert (Chalcolestes viridis) (EL+ET), la Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata) (EL+ET), la Libellule déprimée (Libellula depressa) (EL+ET), la Naïade aux yeux rouges (Erythromma najas) (EL+ET+EB), la Naïade au corps vert (Erythromma viridulum) (EL+ET), la Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) (EL+ET), l'Orthétrum à stylets blancs (Orthetrum albistylum) (EL+ET), l'Orthétrum brun (Orthetrum brunneum) (EL), l'Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum) (EL+ET+EB), le Sympétrum à nervures rouges (Sympetrum fonscolombii) (EL), le Sympétrum commun (Sympetrum vulgatum) (EL+ET), le Sympétrum jaune d'or (Sympetrum flaveolum) (EL), le Sympétrum méridional (Sympetrum meridionale) (EL+ET), le Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum) (EL+ET+EB) et le Sympétrum strié (Sympetrum striolatum) (EL+ET) ;