Gilles Aillaud, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre, auteur et scénographe français.
Biographie Famille et jeunesse Gilles Aillaud est le fils de l'architecte Émile Aillaud. Son fils, Arthur Aillaud, est également peintreVoir sur le site de la galerie La Forest Divonne..
Peignant depuis son plus jeune âge, il réalise, durant son adolescence, une toile par jourBiographie sur fracbretagne.fr.. Il fait des études de philosophie à l’université.
Parcours artistique Aillaud expose pour la première fois en 1950 mais reste dans un isolement total pendant près de dix ans.
En 1965, il devient président du Salon de la jeune peinture.
Il réalise des œuvres collectives avec Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, telles que Une passion dans le désert, Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp.
Représentant de courants assez similaires, nouvelle figuration et figuration narrative, ses thèmes de prédilection sont la représentation d'animaux dans des parcs zoologiques et les paysages de bord de merPaysages déserts de bord de mer sur fracbretagne.fr.. Par une palette volontairement froide et un travail particulier sur la perspective et le cadrage, Aillaud maintient le spectateur à distance du sujet.
Il a aussi contribué aux affiches murales et slogans de Mai 68 et participe de la critique de la guerre du Viêt Nam en signant sa toile La Bataille du riz la même année.
En tant que décorateur de théâtre, activité exercée à partir de 1974, il collabore avec Klaus Michael Grüber à la Schaubühne de Berlin et avec Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan. Avec Eduardo Arroyo, il crée les décors des Bacchantes (mis en scène par Klaus Grüber à la Schaubühne, en 1974) et de Faust (mis en scène par Grüber à la chapelle Saint-Louis, à Paris, en 1975)Aillaud, Arroyo et le théâtre, catalogue d'exposition à la grande chapelle du Palais des Papes à Avignon, 1987, . .
Gilles Aillaud est l'auteur de deux textes dramatiques ainsi que de poèmes et d'essais théoriques sur la représentation picturale.
Citation
Peintures
Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp, 1965 – Musée national centre d'art Reina Sofía, Madrid. La Fosse, 1967 – Musée des Beaux-Arts de Rennes, Rennes. La Bataille du riz, 1968 – Collection privée. Éléphant et Clous, 1970 – Collection privée. Piscine vide, 1974 – Musée d'Art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine.
Publications Écrits Écrits 1965-1983, éditions 127-ERBA, Valence Vermeer et Spinoza, 1987, éditions Christian Bourgois, Paris Dans le bleu foncé du matin (recueil de poèmes), 1987, éditions Christian Bourgois, Paris Du pareil au même, 1995, La Dogana, Genève Le Masque de Robespierre, 1996, éditions Christian Bourgois, Paris
Livres d'artiste Éditions de l'atelier Franck Bordas 1988 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minérauxPrésentation de l'exposition de 2010 à la BnF., tome 1, 52 lithographies originales, 52 textes de Giorgio Agamben, Gilles Aillaud, Jean-Christophe Bailly, Hervé Bordas, Jean-Paul Chambas, Richard Crevier, Michel Deutsch, Jean Jourdheuil, Heiner Müller, Nicky Rieti, Jean-Louis Schefer, Yéfime, Hans Zischler… 1989 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 2, texte de Jean-Christophe Bailly 1990 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 3, 52 lithographies originales, texte d'Aristote 1996 : Tauromachie, 24 lithographies originales, textes d’Eduardo Arroyo et de Carlos Abella 1998 : Le Tout venant, collection Paquebot 2000 : L'Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, tome 4, 37 lithographies originales, texte de Jean-Christophe Bailly
Autres 1994 : Gilles Aillaud, Mise au point, , éditions Jannink, Paris
Expositions
2023-2024 : « Gilles Aillaud. Animal politique », Centre PompidouDu 4 octobre 2023 au 26 février 2024., Galerie 3 ; commissaire : Didier Ottinger.
Distinction Prix du syndicat de la critique 1990 : meilleur créateur d'élément scénique pour La Mort de Danton
Notes et références
Voir aussi Bibliographie 2001 : Gilles Aillaud, la jungle des villes, sous la direction de Didier Ottinger, textes de Cécile Debray et Martine Fresia, Actes Sud Gilles Aillaud, texte de Nicolas Pesquès, André Dimanche 2002 : Un théâtre du regard. Gilles Aillaud : le refus du pathos, Jean Jourdheuil, Christian Bourgois éditeur Du paysage de l'animal et des dires du silence, Area revue n° 2 2004 : Épiphanies de la séparation. La peinture de Gilles Aillaud, Michel Onfray, Galilée 2005 : Gilles Aillaud, texte de Jean-Christophe Bailly, André Dimanche 2010 : D'après nature. Encyclopédie de tous les animaux y compris les minéraux, textes de Jean-Christophe Bailly, Hanns Zischler et Franck Bordas, André Dimanche Gilles Aillaud. Voir sans être vu, postface de Pierre Collin et Bernard Coisy, , Buchet/Chastel
Iconographie Portrait de Gilles Aillaud par Herman Braun-Vega (1979)
Articles connexes Art contemporain Nouvelle figuration Figuration narrative
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