vignette|Le cloître du . L’Institution Sainte-Marie de Riom est un établissement privé catholique d’enseignement secondaire fondé en 1856 par les Pères maristes, comprenant un collège et un lycée. La congrégation des Pères maristes en assure la tutelle aujourd’hui encore.

Historique En 1856, la municipalité de Riom confie la gestion de l’ancien collège des Oratoriens aux Pères maristes installés depuis peu dans la ville. Le Secrétaire d'État à l'Instruction publique approuve par décret le traité signé entre les deux parties. L’établissement prend le nom d’Institution Sainte-Marie et y sont inscrits la première année.

En , les locaux de Sainte-Marie sont réquisitionnés par l’Intendance militaire pour accueillir des soldats blessés au combat lors de la guerre franco-prussienne. Les cours reprennent au printemps suivant. Un ancien élève de l’Institution, Michel de Féligonde, est tué à la bataille du Mans en . Il allait avoir .

L’expulsion des congrégations en 1880 inaugure des années difficiles pour les établissements catholiques d’enseignement. En 1886, sous la pression du ministre de l’Instruction publique, le traité qui lie l’Institution à la ville de Riom n’est pas renouvelé. Contraints de quitter leur collège, les Pères achètent un ancien couvent de Visitandines, qu’ils rafraîchissent et agrandissent, avec l’aide de l’association des Anciens Élèves. vignette|Le gymnase et la chaîne des Puys en arrière-plan La Première guerre mondiale a peu d’incidence sur le fonctionnement de l’établissement. Mais cent vingt-deux anciens élèves et neufs professeurs et anciens professeurs meurent au champ d’honneur. Scellée sous le cloître de Sainte-Marie, une plaque en lave émaillée leur rend hommage.

L’entre-deux-guerres est marqué par un accroissement des effectifs et par la construction, en 1936, d’un nouveau bâtiment, dont l’imposante façade Art déco a été restaurée en 2012. Quand la Seconde guerre mondiale éclate, les effectifs grossissent encore avec l’arrivée de familles venues dans la région pour fuir les combats. En , après réquisition, les Allemands installent un hôpital dans Sainte-Marie, qu’ils abandonnent précipitamment à la fin du mois d’août.

Dans les années 50, Sainte-Marie poursuit son développement, toujours sous l’impulsion des Pères, et les années 60 voient l’arrivée des premières jeunes filles. En 1976, pour la première fois, un laïc, M. Guy Darmet, prend la direction de l’Institution, laquelle compte aujourd’hui , collégiens et lycéens confondus, et du personnel.

Enseignement Collège Le collège compte , 5 par niveau, de la à la .

Les classes « COOP » ou coopératives constituent l’une des spécificités de l’enseignement dispensé au collège de Sainte-Marie (deux classes de , une de ). Elles encouragent les élèves à s’entraider, sous le regard du professeur.

Plusieurs matières optionnelles sont proposées, comme l'option dès la sixième, basée sur la pratique orale de l'anglais via des débats, des présentations orales, des saynètes. Une section Anglais Renforcé est également proposée dès la quatrième.

De plus, les langues anciennes, appelées Humanités, sont proposées en tant que discipline optionnelle également : le latin et le grec, respectivement à partir de la cinquième et de la quatrième.

L’Institution Sainte-Marie accueille des élèves au sein de ses classes ULIS depuis la fin des années 90.

Lycée Le lycée compte quatre classes de seconde depuis la rentrée 2024, trois classes de et trois classes de terminale.

Huit spécialités sont proposées aux élèves de première et de terminale: Histoire Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP) ; Littérature ; Langues et Cultures Étrangères, Anglais Monde Contemporain (LLCER-AMC) ; Sciences Économiques et Sociales (SES) ; Mathématiques ; Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) ; Physique-Chimie ; Humanités, Littérature et Philosophie (HLP) ; Arts Plastiques.

Les langues anciennes (latin, grec), la langue coréenne, les arts plastiques ou encore la musique sont des options disponibles dès la seconde. En terminale, viennent s'ajouter, au choix des élèves, l'option Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain (DGEMC) ; et deux options de mathématiques : Mathématiques Expertes pour les élèves ayant choisis Mathématiques en spécialité et Mathématiques Complémentaires pour les élèves n'ayant pas choisis Mathématiques en spécialité.

Sainte-Marie entretient des liens étroits avec les Archers Riomois, club de tir à l’arc où est licenciée Lisa Barbelin, médaille de bronze aux JO de Paris 2024. Trois anciens élèves de Sainte-Marie ont rejoint le Pôle France et le Pôle Espoirs de la Fédération Française de Tir à l’Arc en 2023.

En début d’année, chaque élève intègre une des six fraternités du lycée : les Anges, les Lions, les Taureaux, les Dragons, les Colombes et les Aigles. Ces fraternités viennent à se défier via plusieurs défis physiques et mentaux au cours de l'année.

Les résultats au baccalauréat 2024 sont : sur dont 55 avec mention (soit 69,6 % de mention).

Infrastructures Cloître Le cloître date de la première moitié du . Il fut bâti selon « le plan dressé par saint François de Sales lui-même pour l’aménagement des couvents de son ordre. » Gymnase Le gymnase de Sainte-Marie, à structure en bois, a été inauguré le . Il comprend un plateau d’évolution (handball, basket-ball, badminton) et une « salle-tapis » (step, lutte).

Personnalités Étienne Clémentel (1864-1936), maire de Riom et ministre de la Troisième République; Jean de Bonnefon (1866-1928), écrivain et journaliste; Raymond Tabournel (1872-1918), professeur d'histoire et directeur de l'École Sainte-Geneviève à Versailles. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale. Gilbert Sardier (1897-1976), aviateur, as de la Première Guerre mondiale; Charles Jaffeux (1902-1941), peintre et graveur; Jean-Marie Villot (1905-1979), cardinal secrétaire d'État du Saint-Siège de 1969 à 1979 ; Louis Dussour (1905-1986), peintre, fresquiste; Jean-Pierre Cuny (1930-2000), réalisateur et écrivain; Jacques Blanc (né en 1939), homme politique; François Boucheix (né en 1940), peintre surréaliste. Un musée lui est entièrement consacré à Vichy; Jean-Loup Chiflet (né en 1942), écrivain et éditeur; François-Xavier de Guibert (né en 1946), éditeur; Jacques Mailhot (né en 1949), humoriste et chansonnier; Nicolas de Tavernost (né en 1950), président du directoire de Métropole Télévision (M6) entre 2000 et 2024; Laure Boulleau (née en 1986), footballeuse et consultante TV. Autour de l’Institution Sainte-Marie Le Panache, film de la réalisatrice Jennifer Devoldère avec José Garcia, Aure Atika et Joachim Arseguel dans les rôles principaux, a été tourné en partie à Sainte-Marie, en . Le scénario est une adaptation de la pièce Dans la Peau de Cyrano de Nicolas Devort.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

1914-1918, Livre d’or de l’Institution Sainte-Marie de Riom, préf. du comte G. de Chabrol, Imprimerie typographique A. Favyé, Thiers, 1921.

Patrick Nouaille-Degorce, Matricule de la Légion des Volontaires de l’Ouest (Zouaves Pontificaux), d’après l’exemplaire dactylographié du musée de Loigny, mémoire de DEA, université de Nantes, 2000.

Liens externes

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