Frédéric de Tabor (en allemand Friderich von Tabor) est un militaire des forces armées néerlandaises, françaises puis belges né à Francfort-sur-le-Main le et décédé à Saint-Josse-ten-Noode le .
Sous le régime belge, il fut le commandant militaire de la province de Luxembourg pendant la période de l'annexion du Grand-duché de Luxembourg par la Belgique.
Biographie Originies et vie privée Fils d'Auguste von Tabor et de Marie-Louise de Claudi, Frédéric de Tabor nait dans la ville libre de Francfort-sur-le-Main, dans le Saint-Empire romain germanique. Il se marie avec Anna de Guiselti avec laquelle il n'aura pas d'enfants. Il obtient la naturalisation belge par un arrêté du .
Carrière militaire Il commence sa carrière militaire le comme cadet dans le régiment d'infanterie de la principauté de Waldeck-Pyrmont, au service des Provinces-Unies. Il participe à la guerre de la première coalition et est promu enseigne de la compagnie du bataillon le . Après les combats de Linselles lors de la bataille de Hondschoote, Frédéric de Tabor est blessé d'une balle à l'épaule droite lors de la bataille de Menin.
On le retrouve ensuite lors du siège de Landrecies puis dans la bataille de Fleurus avant de se retirer vers Breda.
Il fut promu lieutenant le , puis fut affecté au contingent de la Première République française dans le cadre du projet français d'invasion du Royaume-Uni (1803-1805). Il était alors sous les ordres général Jean-Baptiste Dumonceau.
Il est promu capitaine le , puis lieutenant-colonel le . Frédéric de Tabor est fait prisonnier de guerre le lors de la campagne d'Allemagne et rentre de captivité en 1814, ce qui lui permet de participer à la campagne de Belgique à l'état-major du maréchal Emmanuel de Grouchy.
Après la défaite lors de la bataille de Waterloo, il démissionne des armées françaises le .
Admis dans l'armée du Royaume uni des Pays-Bas comme major d'infanterie, il est affecté à la division d'infanterie. Le , il est promu lieutenant-colonel à la division d'infanterie, en garnison à Mons.
Après la Révolution belge Après la Révolution belge et le déclenchement de la guerre belgo-néerlandaise, le gouvernement provisoire de Belgique, le nomme colonel le et le charge de l'organisation du régiment d'infanterie de ligne. Alors commandant des forces belges à Anvers, il est promu général de brigade le et a plusieurs altercations avec le général David Chassé, commandant des forces armées néerlandaises toujours en garnison dans la citadelle d'Anvers.
Le , il est envoyé à Arlon et nommé commandant des forces militaires belges de la province de Luxembourg, après l'annexion du Grand-duché de Luxembourg par la Belgique. Il doit gérer plusieurs crises dues à la question du Luxembourg et à la proximité de la forteresse de Luxembourg, que la Belgique n'avait pas le droit d'administrer. Il est, entre autres, le rapporteur officiel des évènements de l'affaire de Strassen, le , lorsque le général Frédéric Dumoulin, commandant de la garnison prussienne de Luxembourg envoya une troupe de hommes à Strassen afin d'y enlever un drapeau belge, hissé en guise de protestation à la future scission du Luxembourg.
Il est admis à la retraite le et promu lieutenant général à titre honoraire le .
Distinctions Ordre de l'Union : chevalier le Ordre impérial de la Réunion : officier, le Ordre national de la Légion d'honneur : chevalier le , officier le Ordre royal de Saint-Louis : chevalier le Ordre de Léopold de Belgique : chevalier le , officier le , commandeur le .
Notes et références
Catégorie:Général belge du XXe siècle Catégorie:Militaire néerlandais des guerres napoléoniennes Catégorie:Chevalier de l'ordre de l'Union Catégorie:Chevalier de l'ordre de la Réunion Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1814 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de l'ordre de Léopold Catégorie:Naissance en décembre 1776 Catégorie:Naissance à Francfort-sur-le-Main Catégorie:Décès en mai 1851 Catégorie:Décès à Saint-Josse-ten-Noode Catégorie:Décès à 74 ans