Raymond Nyst, mieux connu sous son nom de plume Ray Nyst, ou Raymond de Sombrevalle dans sa jeunesse, ou encore Cosmos, né le à Bruxelles et mort le à Uccle, est un écrivain-journaliste, chroniqueur d'art et peintre d'histoire naturelle, belge.

Ray Nyst a entièrement consacré sa carrière aux lettres et à la vulgarisation d'histoire naturelle en particulier et des sciences en général ; il a accompli pendant nombre d'années de longs voyages d'exploration et de chasse en Amérique, Asie et Afrique.

Ray Nyst a collaboré en tant que journaliste, fondateur, directeur, chroniqueur, écrivain ou critique d'art à plusieurs journaux et à de nombreuses revues littéraires et artistiques. Il est l'auteur de nombreux articles, chroniques, critiques, reportages, nouvelles, essais, études et poèmes en prose parus dans ces journaux et revues.

Ray Nyst a écrit une dizaine d'œuvres dont quatre romans préhistoriques, ainsi que plusieurs livres pour enfants.

Il s'inscrit dans les mouvances symboliste, idéaliste, occultiste, ésotérique, théosophique, anarchiste et rosicrucienne de son époque.

Biographie Famille Raymond Nyst est né à BruxellesBruxelles, acte de naissance n° 4475 du 26 septembre 1864. Acte de naissance de Raymond André Henri Alceste Hippolyte Louis Joseph Nyst, né le 24 de ce mois, à deux heures du matin, rue du Cardinal, n° 38, fils de Henri Léopold Arthur Nyst, assureur de la Garantie, né à Louvain, et de Marguerite Marie Hypolite Demadre, née à Louvain, conjoints domiciliés même maison. Sur la déclaration du père âgé de 27 ans. En présence de Pierre Henri Joseph Nyst (aïeul) contrôleur de la garantie, âgé de 51 ans, et de Emile Hippolyte Joseph Demadre (cousin) sous-lieutenant du génie, âgé de 26 ans, domiciliés en cette ville, et ont signé ainsi que le père. le . Il est le fils d'Arthur Nyst (1837-1904), chimiste, assureur de la garantieL’assureur de la garantie est le garant technique de la conformité aux normes des pièces de monnaie émises par l’État belge à Bruxelles, particulièrement en matière de poids, de titre et de dimensions. Voir aussi . puis directeur des laboratoires de l'Hôtel des Monnaies, et de Marguerite DemadreDans les actes d’état civil, les noms étaient généralement retranscrits phonétiquement, ce qui explique qu’on rencontre souvent les graphies de Madre, De Madre, Demadre et Demadré pour le patronyme de cette famille. (1843-1903), de la famille de Madre des OursinsLe grand-père Hippolyte Henri Joseph de Madre des Oursins (1771-1846) de Marguerite Demadre, pour échapper à la terreur lors de la Révolution française, émigra à Londres sous le nom de Menage, nom sous lequel sont nés les 7 enfants de son mariage religieux contracté vers 1797. Lors de son mariage civil en 1817 à Anderlecht, il a légitimé tous ses enfants sous le nom de Madre au lieu de le faire sous le nom de Madre des Oursins. Mais des jugements du Tribunal de première instance de Bruxelles des 2 mai et 17 octobre 1903 ont ordonné, pour Albert Angel Joseph de Madre (1840-1902), un de ses petits-fils, rectification de nom en de Madre des Oursins. Les descendants d'Hippolyte Henri Joseph de Madre des Oursins ont considéré que cette reconnaissance officielle pour Albert Angel Joseph valait implicitement pour eux également et utilisèrent le patronyme complet dans des actes privés ; notamment Alceste, grand-mère paternelle de Ray Nyst, et Marguerite, mère de Ray Nyst. issue de la noblesse lilloise. Remarque : la lettre "y", dans les patronymes, est souvent prononcée [ɛi̯] et écrite indifféremment "y", "ij" ou même "ÿ" en Belgique et aux Pays-Bas.Office généalogique et héraldique de Belgique, Le Parchemin, 1985, p 130.., qui s'étaient mariés à BruxellesBruxelles, acte de mariage n° 1257 du 21 septembre 1863. Marguerite Marie Hypolite Demadre, née à Louvain le 1er octobre 1843, résidant à Bruxelles, sans profession, est la fille d'Hypolite Alexandre Demadre, résidant à Bruxelles, rentier, et de Marie Jeanne Louise Joséphine Grignon, résidant à Bruxelles. Henri Léopold Arthur Nyst, né à Louvain le 9 mai 1837, résidant à Schaerbeek, essayeur de la garantie des matières d'or et d'argent, est le fils de Henri Joseph Pierre Nyst, résidant à Schaerbeek, contrôleur en chef de la garantie, et d'Alceste Julienne Demadre, résidant à Schaerbeek. Les témoins étaient Emile Joseph Demadre, résidant à Anvers, sous-lieutenant du génie, Pierre Henri Lievens, résidant à Tirlemont, capitaine, Alfred Demadre, résidant à Bruxelles, négociant, et Auguste Bouillon, résidant à Bruxelles, inspecteur de musique. en 1863.

Son grand-père paternel, le paléontologue et conchyliologiste d'origine néerlandaise (Arnhem 1813 - Molenbeek-Saint-JeanMolenbeek-Saint-Jean, acte de décès n° 379 du 7 avril 1880 d’Henri Joseph Pierre Nyst, conservateur au musée royal d’histoire naturelle, chevalier de l’Ordre de Léopold, né à Arnhem (Hollande) le 16 mai 1813, décédé en son domicile, rue du Frontispice 9, en cette commune, hier six avril à deux heures du matin, veuf de Alceste Julienne de Madre, fils de Pierre Henri Joseph Nyst et de Pétronille Rasch, conjoints décédés, sur la déclaration faite par Arthur Léopold Henri Nyst, fonctionnaire à l’administration des monnaies, âgé de 43 ans, fils, domicilié à Bruxelles, et Emmanuel François Joseph Nyst, fonctionnaire au ministère des finances, âgé de 59 ans, frère, domicilié à Laeken. 1880), qui avait épousé à BruxellesBruxelles, acte de mariage n° 423 du 1er juin 1836. Alceste Demadré, née le 21 mai 1810 à Saint-Mary-le-Bone, Middlesex, Angleterre, résidant à Bruxelles, sans profession, est la fille de Hypolite Henri Joseph Demadré, résidant à Bruxelles, sans profession, présent et consentant au mariage, et de Jeanne Angélique Josèphe Boury. Henri Joseph Pierre Nyst, né à Arnhem, Hollande, le 16 mai 1813, résidant à Bruxelles, sous-contrôleur de la garantie, est le fils de Pierre Henri Joseph Nyst, résidant à Bruxelles, inspecteur général des essais, présent et consentant, et de Jeanne Pétronille Rasch. Les témoins étaient Pierre Henri Joseph Nyst, résidant à Bruxelles, inspecteur général, Hypolite Henri Joseph Demadré, résidant à Bruxelles, sans profession, Frederic Adolphe Demadré, résidant à Bruxelles, négociant, et Florent Adrien Mockel, résidant à Bruxelles, contrôleur de la garantie. Est annexé à cet acte de mariage un acte notarié du 11 mai 1830 attestant pour notoriété constante que le susdit Hypolite Henri Joseph est issu de la famille de Madre des Oursins mais qu’il a émigré en Angleterre avec sa famille sous le nom Menage à cause de la Révolution française : en 1836 Alceste Demadré (Paroisse Saint-Mary-le-Bone, Middlesex 1810 - Schaerbeek 1866), lui donna le goût des sciences et de l'histoire naturelle.. et ..

Son frère, Hippolyte Nyst (1873-1953), est sculpteur et médailleur.

Il est un cousin de l'artiste peintre Georges(-Marie) Baltus, avec qui il partage plusieurs activités culturelles.

Jeunesse, études, premiers articles et livres, mariage Dès son enfance, Ray Nyst se passionne pour la nature, la faune et la flore, qu'il observe et admire dans les jardins, parcs et étangs de son quartier, mais aussi d'Auderghem et de la forêt de Soignes, ainsi que dans les musées. Herbiers, collections entomologiques, construction de cages à insectes, semis de plantes exotiques font partie de ses distractions favorites et ..

Sa scolarité à l'école moyenne, puis à l'Athénée de Bruxelles, et ensuite à l'Institut Rachez, ne lui donne, dit-il, que les de l'alphabet et les . Mais cela lui ouvre les portes de la curiosité et lui fait découvrir lui-même tout ce qu'il peut.

Son bref passage à l'ULB n'est pas plus fructueux et lui confirme qu'il apprend bien plus de choses, plus intéressantes, et en moins de temps, dans les bibliothèques de la maison.

Vers 18 ans, il commence à écrire des articles pour des journaux et des revues : La Casserole., entre autres (à l'insu de son père, sous le pseudonyme de Raymond de Sombrevalle), L'Indépendance belge, et les revues françaises Le Mercure de France, La Plume et L'Ermitage et ..

Il s'intéresse aussi aux concerts, à la littérature, au théâtre et à la lecture à voix haute des classiques, ce qui lui donne l'idée de suivre quelques cours du soir de diction. Sur les conseils de son professeur Alphonse VermandeleAlphonse Vermandele (1852-1914), professeur au Conservatoire., il entre au Conservatoire royal de Bruxelles en 1884. Il y suit les cours de déclamation chez Eugène Monrose(Jean François) Eugène Barizain, dit Eugène Monrose (1817-1889), comédien français, de la famille de l'acteur Monrose. et de maintien chez son professeur de diction A. VermandeleBibliothèque du Conservatoire royal de Bruxelles : 1) Fichiers des étudiants et 2) État du personnel enseignant, 1833-1907. et ..

Au Conservatoire il rencontre Sarah Bernhardt ; lui vouant une grande admiration, il écrit un petit roman intitulé La Fanchon, qui raconte l'histoire d'un jeune peintre amoureux de la célèbre comédienne, et qui ne paraît qu'en 1890, dans la ..

C'est aussi au Conservatoire qu'il rencontre Élise Soyer, entrée en 1882, qui suit les cours de déclamation chez Jeanne Tordeus, et de maintien chez A. Vermandele. Ray Nyst et Élise Soyer quittent le Conservatoire en 1887 et se marient à Saint-GillesSaint-Gilles, acte de mariage n° 177 du 3 août 1887. Contrat de mariage passé par-devant le notaire Bauwens-Van Hooghten à Bruxelles le 25 juillet 1887. Elise Etiennette Charlotte Emilie Honorine Soyer, née à Ixelles, Brabant, le 29 janvier 1862, résidant à Saint-Gilles, sans profession, est la fille de César Soyer, résidant à Alost, colonel commandant l'école des pupilles, consentant par acte, et de Clémence Marie Louise Le Louchier, résidant à Saint-Gilles, sans profession. Raymond André Henri Alceste Hippolyte Louis Joseph Nijst, né à Bruxelles le 24 septembre 1864, y résidant, sans profession, est le fils de Henri Léopold Arthur Nyst, résidant à Bruxelles, chimiste, consentant par acte au mariage de son fils, et de Marguerite Marie Hypolite Demadre, résidant à Bruxelles, sans profession. Les témoins étaient Charles Potvin, littérateur à Bruxelles, Charles Le Louchier, rentier à Tertre, Eugène Monrose, enseignant à Bruxelles, et Albert Baltus, négociant à Schaerbeek. le de la même année. Élise Soyer (1862-1953), qui devient plus tard écrivaine et journaliste féministe., est la fille du général-major César Soyer (1833-1907) et de Clémence Le Louchier (1839-1924), tous deux originaires de Tournai.

L'année 1887 est celle de la création du journal Le Soir et Ray Nyst y collabore dès ses débuts en contribuant à la Chronique bruxelloise hebdomadaire..

L'année suivante naît sa fille Marguerite (1888-1958), qui épouse en 1907 le poète et romancier belge Franz Hellens, puis le médecin et écrivain belge Max Deauville..

Mais dès les premières années de son mariage, Ray Nyst reconnaît délaisser Élise, lui s'amusant de son côté et elle s'ennuyant chez eux. Les obligations du mariage lui pèsent, alors qu'il n'est avide que de liberté et d'indépendance. C'est ainsi qu'il écrit deux romans qui font écho au sentiment de privation de liberté et d'indépendance que représente son mariage. L'Histoire bohémienne (1889) narre, avec un anarchisme virulent opposant la liberté humaine à toute contrainte sociale, une romance difficile entre deux jeunes Bohémiens ; le père du protagoniste lui décrit le mariage comme une prison, l'éloignant de tout ce qu'il aime, les bêtes, les forêts, les récoltes, la chasse. La Création du diable. (1891), est un œuvre sataniste écrite dans un style torturé, et dont l'intrigue prend place au sein d'un monde amoral, babylonien et luxuriant, également nourri par l'horreur que lui inspire son mariage. Ray Nyst pensait au départ intituler l'œuvre Dans la lumière du tentateur, mais son éditeur Henry Kistemaeckers souhaitait un titre plus parlant, , et ..

Les salons artistiques et littéraires

La Rose+Croix, Pour l'art et Le Mouvement littéraire