La barrière Saint-Jacques, également appelée barrière d'Arcueil et barrière de la Fosse-aux-Lions, est l'une des barrières d'octroi du mur des Fermiers généraux.
Situation La barrière Saint-Jacques était installée boulevard Saint-Jacques sur la « place de la Barrière-Saint-Jacques » actuelle place Saint-Jacques au niveau de la rue du Faubourg-Saint-Jacques.
Elle était située à de la barrière de la Santé située à l'est et à de la barrière d'Enfer située à l'ouest Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, , « Paris en 1790 avec le mur des Fermiers généraux », paris-atlas-historique.fr (consulté le 17 septembre 2024).].
Origine du nom Elle est nommée ainsi en raison de sa situation à l'extrémité de la rue Saint-JacquesGuy Le Hallé, Les Fortifications de Paris..
Elle s'est aussi appelée « barrière d'Arcueil », sous la Révolution, dû au voisinage du village d'Arcueil.
Elle s'est également appelée à l'origine « barrière de la Fosse-aux-Lions », en raison de la carrière de la Fosse aux Lions, située à proximité 8 : Barrière Saint-Jacques.
Historique Désignée originairement sous la dénomination de « barrière de la Fosse-aux-Lions », cette barrière construite en 1784, consistait en un bâtiment à huit arcades et à deux frontons, dont la largeur de l'entrée était de Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Elle prend ensuite le nom de « barrière Saint-Jacques » avant de prendre durant la période révolution le nom de « barrière d'Arcueil ».
Un arrêté préfectoral en date du , ordonne que l'exécution des condamnés à mort (qui avait lieu place de Grève) aurait lieu désormais sur la place demi-circulaire ménagée en avant de cette barrière, ou il n'y avait alors presque pas de maisonsAlfred Delvau, Histoire anecdotique des barrières de Paris. 41 personnes y furent guillotinés dont En face de la guillotine (1836) : 9 janvier 1836 : Pierre François Lacenaire et Pierre Victor Avril. : Giuseppe Fieschi, Pierre Théodore Florentin Pépin et Pierre Morey. : Louis Alibaud : Pierre Poulmann La Veuve :: LES CONDAMNÉS À MORT :: Les carnets (1800-1848) : Poulmann ... ...
Dans la préface de son roman Le Dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo fait état de la guillotine de la barrière d'Arcueil.
Annexes Bibliographie Alfred Delvau, Histoire anecdotique des barrières de Paris. Jacques Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, . Guy Le Hallé, Les Fortifications de Paris. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, 2 vol., Éditions de Minuit, 1985. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Notes et références
Catégorie:Barrière d'octroi Catégorie:5e arrondissement de Paris Catégorie:Porte de ville à Paris Catégorie:Bâtiment détruit à Paris Catégorie:Rempart à Paris