Pierre-Yves Maillard, né le à Lausanne (originaire de Mossel), est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.
Il est successivement député du canton de Vaud au Conseil national (de fin à fin 2004), membre du Conseil d'État du canton de Vaud, à la tête du département de la santé et de l'action sociale (de fin 2004 à ), à nouveau conseiller national (de fin à fin ) et conseiller aux États depuis fin 2023.
Il est par ailleurs président de l'Union syndicale suisse depuis .
Biographie
Pierre-Yves Maillard naît le à Lausanne. Il est originaire de Mossel, village de la commune d'Ursy dans le canton de Fribourg.
Il devient secrétaire général de la Fédération des associations d'étudiants après des études de lettres à l'Université de Lausanne. Enseignant de français, d'histoire et de géographie dans les établissements secondaires de Préverenges et Charles-Ferdinand Ramuz à Lausanne, il assure, entre 2000 et 2004, la fonction de secrétaire régional du syndicat FTMH Vaud Fribourg. En 1994 et 1995, il est collaborateur personnel du conseiller d'État vaudois Jean-Jacques Schwaab, mais démissionne en raison du programme d'économies Orchidée II.
Il est marié et père de deux enfants.
Parcours politique Il est successivement conseiller communal de la ville de Lausanne de à et député au Grand Conseil vaudois de à . En 1997, il se présente à une élection complémentaire pour le Conseil d'État, mais est battu au second tour par la radicale Jacqueline Maurer. Il siège au Conseil national de à , où il fait partie de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) et de la Commission des finances (CdF).
Il accède au Conseil d'État vaudois le , où il prend la tête du département de la santé et de l'action sociale. Le , il devient le premier conseiller d'État socialiste de l'histoire vaudoise à être élu dès le premier tour, avec 54 % des voix. Il préside le Conseil d'État du à 2017. Il incarne avec Pascal Broulis, auquel il succède à la présidence du gouvernement, le « compromis dynamique » à la vaudoise, où la gauche s'entend avec la droite pour faire passer des projets, tels que la réforme de l'imposition des entreprises en 2016, en obtenant des compensations sociales comme une augmentation des allocations familiales et des subsides pour l'assurance-maladie. Ils sont pendant deux législatures les hommes forts du gouvernement (les « mâles alpha ») et leur tandem est surnommé par contrepèterie « Brouillard et Malice ».
Entre le et le , il est vice-président du Parti socialiste suisse.
Le , il annonce sa candidature à la succession de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, estimant avoir « les compétences et l'expérience » nécessaires« Pierre-Yves Maillard se lance dans la course au Conseil fédéral alors que Jean Studer renonce », tsrinfo.ch, 26 octobre 2011 ; le Parti socialiste vaudois valide sa candidature trois jours plus tard« Le Parti socialiste vaudois a adoubé samedi Pierre-Yves Maillard comme candidat au Conseil fédéral », tsrinfo.ch, 29 octobre 2011. Le , le Parti socialiste le choisit comme candidat officiel, sur un ticket à deux noms aux côtés du conseiller aux États fribourgeois Alain Berset, Le Temps, 26 novembre 2011. Le suivant, c'est ce dernier qui est finalement choisi par l'Assemblée fédérale, au second tour de scrutin, par 126 voix sur 245Renouvellement intégral du Conseil fédéral du 14 décembre 2011 sur le site de l'Assemblée fédérale.
Avec le Conseil d'État, il a notamment augmenté les allocations familiales (de 170 à 300 francs par mois), plafonné les primes d’assurance maladie (à 10 % du revenu net) et introduit une « rente pont » pour les chômeurs âgés..
Il est réélu au Conseil national en octobre 2019, avec le meilleur résultat de Suisse romande. Lors de cette législature, il siège au sein de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS).
Le 22 octobre 2023, il est élu au Conseil des États au premier tour. Lors de cette nouvelle législature, il siège au sein de la CSSS, de la Commission des finances (CdF) et de la Commission des institutions politiques (CIP).
Union syndicale suisse
Le , il est élu président de l'Union syndicale suisse. Il succède à Paul Rechsteiner le .
Profil politique vignette|Badge de l'initiative populaire fédérale pour une 13 rente AVS, acceptée en votation le 3 mars 2024.
Tribun charismatique et populaireRadio télévision suisse, « Pierre-Yves Maillard : les secrets d’une machine à gagner », Temps présent, émission du 26 septembre 2024., personnalité majeure du Parti socialiste vaudois (il est témoin de mariage de Géraldine Savary et Grégoire Junod), il est considéré comme l'« artisan » de son renouveau au début des années 2000. Il incarne l'aile syndicaliste du parti.
À la suite de l'acceptation de l'initiative populaire fédérale pour une 13 rente AVS (votation du 3 mars 2024) pour laquelle il menait campagne contre la volonté du gouvernement et du Parlement à majorité de droite, une page du Courrier est consacrée à « Pierre-Yves Maillard superstar ». Selon le journaliste Guillaume Chillier, il ..
La même année, il soutient en vain une initiative populaire proposant que le coût de l'assurance-maladie ne puisse dépasser 10 % du revenu disponible des ménages, rejetée le 9 juin 2024 ; puis, avec succès, le référendum contre la baisse des rentes de la prévoyance professionnelle, le . Publications . . .
Notes et références
Liens externes
Profil Smartvote 2019
Catégorie:Naissance en mars 1968 Catégorie:Naissance à Lausanne Catégorie:Étudiant en lettres de l'Université de Lausanne Catégorie:Enseignant dans un établissement secondaire en Suisse Catégorie:Personnalité du Parti socialiste suisse Catégorie:Conseiller national suisse de la 46e législature Catégorie:Conseiller national suisse de la 47e législature Catégorie:Conseiller national suisse de la 51e législature Catégorie:Conseiller aux États suisse de la 52e législature Catégorie:Conseiller d'État vaudois Catégorie:Député au Grand Conseil du canton de Vaud de la législature 1998-2002 Catégorie:Syndicaliste suisse